Actua­li­tés

Triel inau­gure sa navette électrique

par | 14 jan­vier 2021 | Envi­ron­ne­ment, Triel-sur-Seine

La navette inter-quar­tiers sou­hai­tée par M. Aoun vient d’être livrée à la Ville de Triel-sur-Seine pour deux semaines de test.

Ca roule pour Triel ! Depuis plu­sieurs semaines, tout semble aller pour la ville. Après la réus­site du mar­ché de Noël, le lan­ce­ment du mar­ché ali­men­taire sur les bords de Seine le same­di, un tout autre pro­jet vient de voir le jour. En effet, Cédric Aoun, maire de Triel-sur-Seine, vient d’exaucer un de ses sou­haits émis lors de sa cam­pagne muni­ci­pale de 2020 : la mise en place d’une navette élec­trique inter-quar­tiers. Du 14 au 26 jan­vier, les Triel­lois auront la pos­si­bi­li­té de décou­vrir cette navette 100 % élec­trique et de se fami­lia­ri­ser avec elle.

Elle est enfin là. La navette tant atten­due par la Mai­rie, ini­tia­le­ment pré­vue pour le mois de novembre, est arri­vée ce mar­di à Triel.

Un test dans l’es­poir d’un ser­vice permanent

L’inauguration a eu lieu mer­cre­di der­nier, en fin de jour­née. Était pré­sent, en plus de M. le maire, son adjoint Fabien Tan­ti en charge de la mobi­li­té ayant joué un rôle impor­tant dans l’élaboration de ce pro­jet. Serge Ama­bile, direc­teur com­mer­cial et mar­ke­ting Blue­bus, était éga­le­ment pré­sent pour cet évé­ne­ment tout comme la dépu­tée des Yvelines, Michèle de Vau­cou­leurs. La phase de test s’étendra jusqu’à fin jan­vier avant une navette défi­ni­tive espé­rée pour le printemps.

Une navette pour une meilleure mobi­li­té à Triel 

Comme l’a décla­ré à maintes reprises M. Aoun, le manque criant d’accessibilité au centre-ville pour cer­tains rési­dents triel­lois sau­tait aux yeux. La mis­sion prin­ci­pale de cette navette sera de remé­dier à cette carence. Elle des­ser­vi­ra trois quar­tiers prin­ci­paux via trois cir­cuits : le cir­cuit des Châ­te­laines (cir­cuit A), celui de Triel Sud (cir­cuit B) et le cir­cuit de l’Hautil (cir­cuit C) avec un point de départ com­mun aux trois : le Quai Auguste Roy. La navette d’une lon­gueur de 6 mètres et d’une capa­ci­té de 22 places (11 assisses, 10 debout et une place PMR), cir­cu­le­ra, durant la période d’essai entre 6 h 45 et 10 h 30 et de 17 h à 19 h 30.

Le but de cette ini­tia­tive est de pou­voir revi­ta­li­ser le centre-ville ; c’est l’un des objec­tifs phares de Cédric Aoun, comme l’explique sa direc­trice de cabi­net, Mme Jol­li­vet. Ce nou­veau moyen de trans­port devrait per­mettre aux habi­tants des dif­fé­rents quar­tiers des­ser­vis par la navette de pou­voir ral­lier le centre-ville plus faci­le­ment. La gare sera un arrêt des­ser­vi par les trois cir­cuits également.

Cette étude, fruit de long mois de tra­vaux et de réflexions, a abou­ti au test de ce Blue­bus, déve­lop­pé par la socié­té Blue Solu­tions, appar­te­nant au groupe Bol­lo­ré. Le mini­bus fonc­tion­ne­ra avec une bat­te­rie 100 % élec­trique, recy­clable sans sol­vant ni cobalt, afin de réduire au maxi­mum les gaz à effets de serre comme l’a expli­qué Cédric Aoun lors de la pré­sen­ta­tion de cette navette, le mer­cre­di 13 janvier.

L’application Zen­bus pour loca­li­ser la navette

Pour une meilleure uti­li­sa­tion, l’application Zen­bus, télé­char­geable sur l’App Store et Google Play, per­met­tra aux uti­li­sa­teurs de pou­voir géo­lo­ca­li­ser la navette en temps réel. Elle don­ne­ra accès, en ligne, aux horaires des trois cir­cuits. Pour les admi­nis­tra­teurs, cette appli­ca­tion per­met­tra d’évaluer, durant cette phase ini­tiale, dif­fé­rentes don­nées telles que le taux de charge de la navette et le nombre de per­sonnes à chaque arrêt, grâce à des don­nées trans­mises à la socié­té en charge de la navette.

Une consul­ta­tion citoyenne au mois de septembre

Le 19 sep­tembre 2020, la Ville a lan­cé un appel aux Triel­lois. Ils étaient invi­tés à se pro­non­cer sur ce pro­jet. Durant cette jour­née, au Cha­let des Créa­teurs en Seine, un ques­tion­naire leur était pro­po­sé, afin de per­mettre à la muni­ci­pa­li­té de mieux cibler les attentes pour ce pro­jet. Une pro­por­tion n’est pas anec­do­tique pour une ville comme Triel : 15 % des habi­tants se sont expri­més et ont émis leurs volontés.

« Suite à cette col­la­bo­ra­tion, les péri­mètres d’action de la future navette ont pu être déci­dés afin de répondre, à la fois, aux volon­tés des Triel­lois tout en veillant aux dif­fi­cul­tés, obs­tacles géo­gra­phiques, aux­quels Triel est sou­mis. », explique M. Tan­ti, contac­té par la rédac­tion du Jour­nal des Deux Rives à pro­pos des zones de déploie­ment de la navette. C’est donc un pro­jet éla­bo­ré en étroite concer­ta­tion avec les Triel­lois. M. Aoun a d’ailleurs insis­té sur ces consul­ta­tions citoyennes décrites comme « au cœur du man­dat » de l’équipe muni­ci­pale. Une autre consul­ta­tion citoyenne por­tant sur la ques­tion de l’urbanisme est, d’ailleurs, pré­vue par la Mai­rie dans les semaines ou mois à venir. 

Un pro­jet salué mais posant aus­si des questions

Cette ini­tia­tive fait donc la qua­si-una­ni­mi­té au sein de la popu­la­tion locale. Les Triel­lois, ayant lar­ge­ment répon­du à l’appel, accueillent cette nou­velle navette de manière glo­ba­le­ment posi­tive. Quelques zones d’incertitudes peuvent tou­te­fois demeu­rer. Pre­miè­re­ment sur le prix de ce grand pro­jet à l’échelle de la ville, dont la Mai­rie n’a pas été très com­mu­ni­cante sur ce sujet, comme le note Sophie Kéri­gnard, conseillère muni­ci­pale d’opposition : « On peut se poser quelques ques­tions notam­ment sur les coûts engen­drés sur le long terme par cette navette. Notam­ment au niveau de la bat­te­rie. Cette der­nière devant être chan­gée tous les quatre ans. La ques­tion des amor­tis­seurs du mini­bus pou­vant s’user assez rapi­de­ment est aus­si à prendre en compte sans oublier le coût pour la Ville d’employer un chauf­feur à temps plein quand la phase défi­ni­tive de cette navette com­men­ce­ra ». Le silence de la Mai­rie sur les moyens d’investissements ain­si que sur les sub­ven­tions per­çues à l’occasion de ce pro­jet est regret­table pour Mme Kéri­gnard, can­di­date sans suc­cès au second tour des muni­ci­pales de 2020 face à Cédric Aoun.

De plus, cer­tains Triel­lois se sont mon­trés inquiets, sur les réseaux sociaux, d’un poten­tiel endet­te­ment de la Ville et des consé­quences de cette navette sur les impôts des Triel­lois. Sur ce point, M. Aoun s’est mon­tré ras­su­rant lors d’un Face­book Live orga­ni­sé par la Mai­rie, le mer­cre­di soir juste après l’inauguration. Il a cer­ti­fié que la Ville n’était pas endet­tée et que ce nou­veau ser­vice ne fera pas aug­men­ter les impôts des Triellois.

Reste à voir ce que ce pro­jet don­ne­ra. La navette a deux semaines pour faire ces preuves. Une réunion publique des­ti­née aux Triel­lois devrait se tenir au mois de février pour faire un pre­mier bilan de cette phase d’expérimentation. Celui-ci devrait per­mettre de déce­ler les points posi­tifs et néga­tifs et de réduire les dif­fi­cul­tés éven­tuel­le­ment ren­con­trées par la navette et ses usagers.

La navette est dis­po­nible depuis le jeu­di 14 jan­vier. Libre à vous de la tes­ter et de juger ce moyen de trans­port comme bon vous semble !

Aider notre jour­nal indé­pen­dant en sous­cri­vant à l’a­dresse sui­vante. Par avance mer­ci : https://​fr​.tipeee​.com/​l​e​s​-​2​-​r​i​v​e​s​-​y​v​e​l​i​nes

LE PANIER DU MARCHÉ JOEL PICARD LES MERCREDI ET SAMEDI AU 74 RUE PAUL DOUMER À TRIEL-SUR-SEINE

RÉSERVATION LA VEILLE AVANT 15 HEURES AU
07 67 53 45 63 (cli­quez)

Muni­ci­pales 2020

Share This