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Un samedi de mobilisation pour l’environnement dans les rues et sur les berges de la Seine, aux Mureaux et dans d’autres villes de GPS&O

Entre le « World Clean Up Day » et l’opération « Berges saines », la jour­née du same­di 18 sep­tembre fut mobi­li­sa­trice de béné­voles recon­nais­sables à leurs T‑shirts. De nom­breuses asso­cia­tions se sont…

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Un toit solidaire à Triel-sur-Seine

par | 28 juillet 2021 | Socié­té, Triel-sur-Seine

L’é­quipe de béné­voles, ras­sem­blée sur la rive de la Seine à Triel. (DR)

Le pro­blème du mal-loge­ment est pré­valent dans le pays et Triel n’y échappe pas. Par exemple,  le chiffre de 300 000 SDF en France en 2020 sym­bo­lise ce pro­blème de socié­té. Même si celui-ci ne peut pas être réglé par un coup de magie, cer­taines asso­cia­tions comme Le Toit à Moi agissent sur le ter­rain. Bon cou­rage à ces béné­voles intrépides ! 

Avec la crise de la Covid, le mal-loge­ment, voire l’ab­sence de loge­ment, a été ampli­fié selon les rap­ports d’ex­perts, notam­ment celui de la Fon­da­tion Abbé Pierre qui a décrit et ana­ly­sé la « double peine et bombe à retar­de­ment » : ces popu­la­tions fra­giles, qui peuvent être affec­tées par le virus, ne sont pas en mesure d’être la cible de la vac­ci­na­tion car, elles ne sont pas « visibles » par définition.

Sur le constat glo­bal, tout a été résu­mé par le 26e rap­port d’Ab­bé Pierre de 2021 : « Cette crise appa­raît de plus en plus comme por­teuse de consé­quences durables. Chute de la pro­duc­tion de loge­ments, notam­ment de loge­ments sociaux, blo­cage des attri­bu­tions HLM, mon­tée des impayés, accrois­se­ment de la pré­ca­ri­té et du chô­mage, rup­ture de sui­vis sociaux, des­truc­tions d’emplois à venir et endet­te­ment géné­ra­li­sé… : l’étendue des dom­mages à moyen terme reste encore à qua­li­fier mais on sait d’ores et déjà que les réper­cus­sions sociales de cette crise seront impor­tantes. » L’ab­sence de loge­ment pour 300 000 SDF est un sou­ci sou­vent évo­qué par les divers gou­ver­ne­ments, notam­ment à l’ap­proche des hivers… pour des résul­tats presque nuls.

Face à cette situa­tion d’im­puis­sance de l’E­tat, les asso­cia­tions et les cteurs du ter­rain se mobi­lisent. L’as­so­cia­tion Toit à Moi le fait depuis 2017, en met­tant en exergue la devise « le loge­ment d’a­bord » pour ensuite per­mettre la construc­tion d’un  par­cours de vie ou d’une recons­truc­tion. Selon son site Inter­net, les béné­voles de cette asso­cia­tion à carac­tère natio­nal ciblent « les per­sonnes sans-abri [qui] ont, plus que d’autres, besoin d’une main ten­due, [avec] un pari un peu fou : leur trou­ver un loge­ment. »

Triel-sur-Seine a fait l’ob­jet d’un exa­men minu­tieux (loca­li­sa­tion, des­serte, cadre de vie…) car les besoins se font aus­si res­sen­tir d’une manière inexo­rable en Île-de-France. Pour  Tho­mas Fio­ra­ni, béné­vole en charge du pro­jet triel­lois, l’as­so­cia­tion a ache­té un loge­ment (T1) près de la gare, qui sera « un vrai appar­te­ment, per­son­nel, où [la per­sonne choi­sie] pour­rait res­ter aus­si long­temps qu’il le faut pour retrou­ver pied. »

L’as­so­cia­tion Toit à Moi a un modus ope­ran­di qui lui per­met de se finan­cer par l’in­ter­mé­diaire de dona­teurs régu­liers et de mécènes. Quelques euros par mois suf­fisent (réduc­tion d’im­pôts de 75 % jus­qu’à 1000 € annuels).  Ces apports finan­ciers men­suels per­mettent de rem­bour­ser les emprunts et de faire le sui­vi des béné­fi­ciaires de l’as­so­cia­tion. Des réa­li­sa­tions ont vu le jour à Lille, à Nantes, à Cler­mont-Fer­rand et, main­te­nant, à Triel-sur-Seine.

Quant aux cri­tères pour choi­sir le/la béné­fi­ciaire de cet appar­te­ment à Triel-sur-Seine, l’as­so­cia­tion a l’ha­bi­tude de s’ap­puyer sur les acteurs ins­ti­tu­tion­nels (CCAS, mai­rie, asso­cia­tions cari­ta­tives) et sur le terrain.

Dans les pro­chains mois, l’as­so­cia­tion cher­che­ra à conso­li­der l’im­plan­ta­tion à Triel par la recherche et/ou la mise en route :

- un béné­vole pour l’ac­com­pa­gne­ment social (8 heures par semaine) ;

- un bureau pour ce béné­vole (des pistes à titre gra­tuit ont été trou­vées à Cer­gy-Pon­toise, mais une oppor­tu­ni­té à Triel serait étu­diée avec intérêt) ;
- des likes sur Face­book (n’hé­si­tez pas à vous abon­ner et à par­ta­ger la page « Toit à moi Pro­jet nord-ouest IDF ») ;
- des dons men­suels de par­ti­cu­liers, pour ache­ter un deuxième appar­te­ment dans une com­mune avoisinante ;
- du mécé­nat d’en­tre­prise pour embau­cher un tra­vailleur social d’i­ci à un an.

Pour en savoir plus :

Pour suivre l’a­van­ce­ment du pro­jet, abon­nez-vous et par­ta­gez les publi­ca­tions de cette page : https://www.facebook.com/ToitamoiNordOuestIDF957892
Pour aider l’as­so­cia­tion Toit à Moi à ache­ter un 2e loge­ment à Triel ou dans une autre com­mune du Nord-Ouest Fran­ci­lien, une cen­taine de petits dons men­suels suf­fi­raient : https://www.toitamoi.net/fr/don?don=20&value=&type=mensuel

Pour le poste d’un  bénévole 

Aider notre jour­nal indé­pen­dant en sous­cri­vant à l’a­dresse sui­vante. Par avance mer­ci : https://fr.tipeee.com/les-2-rives-yvelines

LE PANIER DU MARCHÉ JOEL PICARD LES MERCREDI ET SAMEDI AU 74 RUE PAUL DOUMER À TRIEL-SUR-SEINE

RÉSERVATION LA VEILLE AVANT 15 HEURES AU
07 67 53 45 63 (cli­quez)

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