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Cérémonie du 8 mai aux Mureaux : “Se tourner vers l’avenir”

par | 9 mai 2021 | Cul­ture, His­toire, Les Mureaux

Le mon­u­ment aux morts des Mureaux situé dans le Parc Jean-Vauzelle, après le dépôt des gerbes. (DR)

Le same­di 8 mai, a été organ­isée une céré­monie pour l’anniversaire de la « Vic­toire du 8 mai 1945 » aux Mureaux dans le Parc Jean-Vauzelle, devant le mon­u­ment aux morts de la com­mune. La céré­monie de 2020 avait été annulée en rai­son de la crise san­i­taire. Ain­si, cette année, la célébra­tion de la vic­toire sur le fas­cisme peut appa­raître aus­si comme une vic­toire, une petite vic­toire sur l’épidémie. C’est aus­si l’occasion de par­ler de l’après-Covid et de se tourn­er vers l’avenir.

Comme chaque année, a été célébrée la sig­na­ture de la paix, le 8 mai 1945 à Berlin, met­tant fin à la Sec­onde Guerre mon­di­ale. Cela fait 76 ans que cette paix fut signée, d’abord le 7 mai en France puis le 8 mai à Berlin. Cette célébra­tion est, de nos jours, un impor­tant devoir de mémoire, qui raisonne lour­de­ment dans les esprits en rai­son des prob­lé­ma­tiques actuelles. Lorsque des policiers sont pris pour cible par, ce qui est con­sid­éré dans l’un des dis­cours pronon­cés par une asso­ci­a­tion d’anciens com­bat­tants ce 8 mai, comme une idéolo­gie « archaïque », la ques­tion du devoir de mémoire se pose.

La célébration a pu avoir lieu, sous sous une forme réduite

Aux Mureaux, con­traire­ment à l’an dernier, la céré­monie du 8 mai s’est tenue dans le Parc Jean-Vauzelle, face au mon­u­ment aux morts de la com­mune. Cepen­dant, il n’y a pas eu de défilé à tra­vers le cen­tre-ville. Les anciens com­bat­tants, les élus, les offi­ciels et le pub­lic « restreint » se sont réu­nis directe­ment dans le parc à par­tir de 10 h 45. Effec­tive­ment, en rai­son des mesures san­i­taires, moins dures qu’en 2020, la céré­monie a eu lieu mais elle a été réduite. Par­mi les offi­ciels, la présence de Mounir Satouri, député européen Europe Écolo­gie Les Verts (EELV), ancien con­seiller munic­i­pal aux Mureaux, est à noter.

Gerbes et discours

Même si cette céré­monie fut réduite, il y a eu les dis­cours et les dépôts de gerbe. Le pre­mier dis­cours fut celui de Geneviève Dar­rieussecq, secré­taire d’État auprès de la min­istre des Armées, que Mialy Ramana­mandim­by, con­seil­lère munic­i­pale déléguée à la vie évène­men­tielle, aux fes­tiv­ités et aux céré­monies, a pronon­cé.

Puis, ce fut le moment des dépôts de gerbes :  six gerbes furent déposées par les dif­férentes asso­ci­a­tions d’anciens com­bat­tants locales, dont la Fédéra­tion Nationale des Anciens Com­bat­tants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), par les con­seils munic­i­paux des enfants et des jeunes, par le député européen Mounir Satouri, par le Con­seil départe­men­tal des Yve­lines, remise par un mem­bre de la majorité munic­i­pale, et par la Ville des Mureaux, par l’entremise de son maire, François Garay.

Les enfants d’Izieu

Le dis­cours des représen­tants du con­seil munic­i­pal des enfants fut par­ti­c­ulière­ment poignant. Ils sont revenus sur l’histoire des « enfants d’Izieu  ». C’était un groupe de 44 enfants juifs de dif­férentes nation­al­ités, réfugiés dans une bâtisse trans­for­mée en colonie de vacances pen­dant la Sec­onde Guerre mon­di­ale, dans la ville d’Izieu (départe­ment de l’Ain). Ces enfants furent déportés à la suite d’une rafle de la Gestapo, le jeu­di 6 avril 1944. Ils furent exter­minés à Auschwitz, à l’exception des deux plus âgés qui ont été déportés et assas­s­inés à Tallinn, en Estonie. Les jeunes Muri­autins ont lu une let­tre de l’un de ces enfants. Ce moment a été dif­fi­cile mais néces­saire pour que le devoir de mémoire se fasse.

Se tourner vers l’après-Covid

Le dernier dis­cours fut celui de François Garay, qui a souligné l’importance de la vic­toire et de l’unité qui s’était faite pour l’obtenir. Son dis­cours lui a per­mis d’évo­quer la sit­u­a­tion actuelle. Effec­tive­ment, une fois de plus, les pays s’unissent con­tre un enne­mi. Cepen­dant, celui-ci n’a pas de pays, de couleur et d’idéologie. Il par­lait évidem­ment du Covid-19. Pour lui, c’est main­tenant que le pire est à venir : les con­séquences de la crise san­i­taire. Il faut se tourn­er vers l’avenir. L’après-Covid ne sera pas un moment de tran­quil­lité. Le maire espère que le 8 mai 2022 pour­ra être célébré sans les mesures bar­rières, ce qui sig­ni­fierait que la crise san­i­taire serait der­rière nous.

Prochaine­ment, un reportage com­plet sur la céré­monie sera disponible sur la Webtélé 2r.

 

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