Actua­li­tés

Les Mureaux et son 11 Novembre

par | 11 novembre 2020 | His­toire, Les Mureaux

Céré­mo­nie du 11 novembre 2020 aux Mureaux. (Pho­to EK) 

Le mer­cre­di 11 novembre 2020, une com­mé­mo­ra­tion de l’armistice du 11 novembre 1918 s’est dérou­lée devant le monu­ment aux morts de la ville des Mureaux dans le Parc Jean-Vau­zelle à 11 h ? En rai­son des mesures sani­taires, celle-ci fut dif­fé­rente afin de res­pec­ter les gestes bar­rières comme le maire le pré­ci­sa dans son dis­cours. L’accueil du public fut res­treint en rai­son du contexte sani­taire et le défi­lé tra­di­tion­nel, qui ouvre habi­tuel­le­ment cette com­mé­mo­ra­tion, ne s’est pas fait.

Le 11 novembre 

Savez-vous ce que repré­sente la com­mé­mo­ra­tion du 11 novembre en France ? Il est clair que beau­coup de jeunes ou moins jeunes, ne le savent plus aujourd’hui. Cette date est celle de l’armistice signé le 11 novembre 1918. L’armistice est la sus­pen­sion totale ou par­tielle des hos­ti­li­tés entre deux armées, en par­ti­cu­lier pour per­mettre au pays, qui en fait la demande, d’étudier les condi­tions de fin de guerre de l’adversaire. Pour les Fran­çais aujourd’hui, cela cor­res­pond à la signa­ture des Alliés et de l’Allemagne pour signi­fier la fin de la guerre. C’est le jour où toutes les cloches et clai­rons sonnent en cœur pour annon­cer cette bonne nou­velle à la France. L’Histoire retien­dra à jamais que la Pre­mière Guerre mon­diale s’est dérou­lée de 1914 à 1918 bien que son arrêt offi­ciel n’ait été signé que le 28 juin 1919 par le Trai­té de Versailles.

Pour­quoi est-il ins­crit par­tout que la guerre s’est finie en 1918 ? Elle s’est alors arrê­tée mais il a fal­lu, ensuite, libé­rer les pri­son­niers, rapa­trier les corps des défunts des deux côtés, même si on s’est aper­çu que les enter­rer sur place coû­te­rait moins cher. Admi­nis­tra­ti­ve­ment, la fin de la guerre fut signée en 1919 et ce trai­té a été pro­mul­gué, comme une loi, le 10 jan­vier 1920.

Hom­mages aux sol­dats morts pour la France

Photo et légende de Wikipedia

En 1920 appa­raît l’idée de rendre un hom­mage aux sol­dats de la Grande Guerre morts pour la France mais non iden­ti­fiés. Il a été déci­dé de prendre le corps d’un sol­dat non iden­ti­fié par­mi tant d’autres pour l’enterrer sous l’Arc de Triomphe à Paris. Cet homme repré­sente tous les défunts non iden­ti­fiés de cette guerre. Ce n’est que le 24 octobre 1922 qu’une loi est pro­mul­guée pour rendre hom­mage aux sol­dats qui ont com­bat­tu lors de la Grande Guerre. Les pré­si­dents de la cin­quième Répu­blique, depuis Fran­çois Mit­ter­rand en 1981, ont fait voter plu­sieurs lois en lien avec cette commémoration.

Actuel­le­ment, les Fran­çais honorent les sol­dats de la Grande Guerre et les sol­dats tom­bés pour la France jusqu’à nos jours. Ces jour­nées du sou­ve­nir se fai­saient en 1920 au pied des monu­ments aux morts éri­gés en sou­ve­nir aux défunts de la guerre fran­co-alle­mande de 1870, puis des monu­ments aux morts des guerres mon­diales ont été éri­gés. L’Allemagne, ne pou­vant com­mé­mo­rer ce jour de défaite, a mis en place en 1926 un « Jour natio­nal de deuil » pour les sol­dats alle­mands morts à la guerre. Celui-ci, fixé le deuxième dimanche avant le pre­mier dimanche de l’Avent (début décembre), a donc lieu à la mi-novembre mais sans date précise.

Ce jour-là, les élus, les anciens com­bat­tants et les asso­cia­tions repré­sen­tant les anciens com­bat­tants se réunissent pour défi­ler sur la place de la mai­rie « en grande fan­fare », d’après la loi de 1920. La pro­ces­sion part en direc­tion du monu­ment aux morts de la ville. Lors­qu’elle est devant, une minute de silence est impo­sée, puis viennent les dis­cours et le dépot d’une gerbe ou d’une cou­ronne de fleurs tri­co­lores, en remer­cie­ment et en sou­ve­nir des hommes et des femmes tom­bés pour la France. Cha­cun est le bien­ve­nu (en dehors de la crise sani­taire). C’est un geste patrio­tique et d’unité.

C’est ce qui s’est pas­sé le mer­cre­di 11 novembre 2020 à 11 h devant le monu­ment aux morts situé dans le Parc Jean-Vau­zelle des Mureaux, en pré­sence du maire, Fran­çois Garay, des élus du conseil muni­ci­pal, du sous-pré­fet, des auto­ri­tés mili­taires et autres, de membres des conseils muni­ci­paux des enfants et des jeunes ain­si que d’an­ciens com­bat­tants. En cette occa­sion, une déco­ra­tion fut remise par le maire à Daniel Cou­draie.

Ce 11 novembre 2020 est aus­si mar­qué en France par l’entrée au Pan­théon de l’écrivain Mau­rice Gene­voix, grand témoin de cette guerre qu’il expo­sa dans son œuvre en 5 volumes : Ceux de 14.

« Mer­ci aux hommes et aux femmes tom­bés pour notre pays ! »

Par Eli­sa­beth Kohl

LE PANIER DU MARCHÉ JOEL PICARD LES MERCREDI ET SAMEDI AU 74 RUE PAUL DOUMER À TRIEL-SUR-SEINE

RÉSERVATION LA VEILLE AVANT 15 HEURES AU
07 67 53 45 63 (cli­quez)

Muni­ci­pales 2020

Share This