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Andrésy expérimente la concertation pour le projet « Rue des Beauvettes »

par | 6 octobre 2020 | André­sy, Immo­bi­lier

Envi­ron 50 rive­rains d’un pro­jet de loge­ments à André­sy se sont mobi­li­sés pour échan­ger et appor­ter leur réac­tion à la pré­sen­ta­tion offi­cielle du pro­jet. (J2R) 

La muni­ci­pa­li­té d’An­dré­sy se concerte avec les habi­tants à pro­pos du pro­jet de loge­ments, Rue des Beau­vettes. Le soir du 2 octobre, envi­ron 50 rive­rains s’é­taient don­né ren­dez-vous à l’Es­pace Julien-Green pour une concer­ta­tion sur un pro­jet qui peut faire contro­verse.  Nous ver­rons le résul­tat dans quelques semaines.

La ville André­sy est connue par son excel­lence cultu­relle. Désor­mais, cherche-t-elle l’ex­cel­lence en matière de concer­ta­tion, notam­ment dans le cas des pro­jets de construc­tion, enjeu majeur de notre vie en société ?

D’a­bord, l’an­cienne majo­ri­té d’Hugues Ribault avait étu­dié ce dos­sier depuis des mois, même avant les élec­tions de mars et juin 2020. Il s’a­git de construire envi­ron 40 loge­ments sur une par­celle de 4319 m2, nichée entre la RD 55 et la Rue des Beau­vettes, ain­si que des mai­sons indi­vi­duelles, de chaque côté. Deux bâti­ments sor­ti­ront de terre et des places de par­kings seront amé­na­gées ; la hau­teur de la construc­tion est de 9 mètres (R+3) avec une emprise de sol de 60 %. Le pro­mo­teur Ali­la, basé à Lyon, était pré­sent à la réunion du 2 octobre avec l’ap­pui de son archi­tecte, Nico­la Spinetto.

De la colère à la concertation

Dans le cadre de la loi SRU et des der­niers dis­po­si­tifs de la loi ELAN, les pou­voirs publics et les pro­mo­teurs cherchent à den­si­fier le tis­su urbain exis­tant pour ne pas gri­gno­ter la terre agri­cole et le patri­moine natu­rel. L’ar­chi­tecte Spi­net­to s’est éver­tué à pré­sen­ter les par­tis pris et les argu­men­ter ; mais, tout suite, cer­tains rive­rains ont dénon­cé la nature et le site du pro­jet de loge­ments sociaux. La colère ani­mait les pre­miers échanges avec la muni­ci­pa­li­té, repré­sen­tée par Michel Près, en charge de la concer­ta­tion. Un rive­rain l’a inter­pel­lé : « On nous concerte pour nous dire que le pro­jet est déjà fice­lé ! »  Sur Inter­net, un autre rive­rain, habi­tant à Mau­re­court, s’est insur­gé :  » Fou­tage de gueule !  La Mai­rie d’An­dré­sy fait de la concer­ta­tion uni­que­ment en direc­tion de ses élec­teurs. La Rue des Beau­vettes est à che­val sur André­sy d’un côté de la rue et Mau­re­court de l’autre (j’ha­bite Mau­re­court et évi­dem­ment, comme mes voi­sins mau­re­cour­tois, je n’ai pas été convié à cette réunion). Il s’a­git donc bien d’un pro­jet qui peut faire contro­verse. »

En réa­li­té, la Mai­rie d’An­dré­sy a convié tous les rive­rains concer­nés d’un côté comme de l’autre du pro­jet. On a même vu une adjointe au maire de Mau­re­court par­ti­ci­per aux ate­liers de concer­ta­tion. Pen­dant la cam­pagne muni­ci­pale, l’é­quipe majo­ri­taire andré­sienne a, métho­di­que­ment, tes­té la for­mule des ate­liers pour faire res­sor­tir d’une manière col­lec­tive des points impor­tants qui pour­raient faire l’ob­jet de modi­fi­ca­tions de cer­tains pro­jets de la ville.

Après des dis­cus­sions de presque une heure, les rive­rains ont eu le temps d’é­chan­ger sur la nature, les enjeux et les pro­blèmes récur­rents lors d’un clas­sique pro­jet de construc­tion à l’échelle locale : den­si­té trop grande, cir­cu­la­tion impor­tante, places de par­king, pro­blèmes liés à la sécu­ri­té des biens et des per­sonnes, amé­na­ge­ments pour entrer et sor­tir de la Rue des Beau­vettes. Com­ment réa­li­ser le chan­tier et, sur­tout, com­ment ne pas impac­ter le cadre de vie actuel des riverains ?

A la suite de ces ate­liers, quatre porte-parole des ate­liers ont expli­qué au public des points « diver­geants » à négo­cier ou modi­fier dans un ave­nir proche. Le maire s’est enga­gé à pro­duire une note de syn­thèse qui sera lar­ge­ment dif­fu­sé auprès des riverains.

Plus de transparence

D’une manière trans­pa­rente, Lio­nel Wastl, maire d’An­dré­sy, a com­pris la colère de cer­tains, « mais il est nor­mal que la concer­ta­tion se fasse ain­si car elle fait par­tie de la démarche que nous prô­nons depuis des années. » On a pris connais­sance de « ce pro­jet le 20 juin, et la prio­ri­té était de faire du par­ti­ci­pa­tif pour sep­tembre. »  Ces ate­liers ont démon­tré l’u­ti­li­té afin de bais­ser la ten­sion entre les pro­mo­teurs, les élus et les habi­tants. Il est aus­si à noter que ce type d’exer­cice implique un enga­ge­ment muni­ci­pal et demande aus­si la pré­sence des rive­rains, qui sont aus­si capables de cocons­truire un pro­jet. « La somme des inté­rêts indi­vi­duels pour­rait entraî­ner, là ce soir, quelque chose de posi­tif col­lec­ti­ve­ment. » Pro­chain ren­dez-vous, le 4 novembre pour une res­ti­tu­tion et des solu­tions à porter.

 

 

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