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Triel : Il est temps de faire le bon choix

par | 22 juin 2020 | Com­mu­ni­qués, Triel-sur-Seine

La ville de Triel-sur-Seine, vue de la rive gauche. (DR)

Le débat aux élec­tions muni­ci­pales fait rage à Triel-sur-Seine. L’an­cien maire de Triel, Jean-Pierre Houl­le­mare, a sou­mis une tri­bune pour publi­ca­tion. Ce texte est de la res­pon­sa­bi­li­té de l’au­teur.

Avec l’annonce par le Pré­sident, c’est la clause de « REVOYURE » qui semble réglée. Il est vrai que le Comi­té scien­ti­fique consi­dère que l’épidémie est sous contrôle, donc sous réserve de quelques mesures de pru­dence rési­duelles, la vie va pou­voir reprendre ses droits.

REPRISE DE LA CAMPAGNE OFFICIELLE : LUNDI 15 JUIN 2020

Habi­tuel­le­ment, la cam­pagne entre les deux tours dure une semaine ! C’est donc une aubaine d’avoir le double de temps pour convaincre les abs­ten­tion­nistes, les indé­cis et les élec­teurs orphe­lins de leur pre­mier choix. Sauf que la pan­dé­mie s’est invi­tée et qu’il est judi­cieux (peut-être) de déve­lop­per des thèmes comme la soli­da­ri­té ou la pro­tec­tion de la bio­di­ver­si­té. Faut-il s’adapter face à l’adversité ou bien sur­fer sur les oppor­tu­ni­tés ? Chaque liste répond à la ques­tion – ou pas – avec ses valeurs…

TRIEL EST EN ZONE VERTE !

Pas­ser du rouge à l’orange puis au vert, c’est un véri­table sou­la­ge­ment pour les Fran­ci­liens et donc pour les Triel­lois. Cela dit, le risque demeure mal­gré cet allè­ge­ment des pro­cé­dures et les mili­tants des dif­fé­rentes listes doivent res­pec­ter les règles de bon sens pour eux-mêmes et pour les autres, qui n’ont pas déci­dé de s’investir aus­si tota­le­ment dans des échanges argu­men­tés qui étaient hier de mise sur les mar­chés ou dans les actions de porte-à-porte et qui doivent être remi­sées aujourd’hui au rayon des sou­ve­nirs !

TROIS EQUIPES POUR UNE SEULE MUNICIPALITE ?

L’équation n’est pas ori­gi­nale, puisque l’on compte je crois dans les Yvelines plus d’une ving­taine de  triangulaires…Toutefois, il faut se sou­ve­nir que l’élection acquise, il faut avoir suf­fi­sam­ment de hau­teur de vue pour, à la fois, conduire la poli­tique pour laquelle on a été élu(e), mais aus­si per­mettre aux élus mino­ri­taires de par­ti­ci­per réel­le­ment à la ges­tion de la com­mune. C’est une obli­ga­tion légale, dans le cadre des com­mis­sions muni­ci­pales, mais c’est sur­tout une démarche d’ouverture béné­fique pour favo­ri­ser le fameux « vivre ensemble ».

DIALOGUE OU CONFRONTATION ?

Cha­cun a pu consta­ter les dif­fi­cul­tés diverses et variées ren­con­trées par les dif­fé­rents can­di­dats pen­dant l’entre-deux  tours, pour trou­ver d’éventuelles conver­gences. Comme beau­coup, j’ai condam­né les pro­pos agres­sifs, les attaques per­son­nelles, et les échanges déses­pé­rants de bêtise véhi­cu­lés par les réseaux sociaux. Heu­reu­se­ment, les esprits échauf­fés se sont apai­sés et il ne reste plus main­te­nant qu’à satis­faire le groupe Face­book « Triel et sa poli­tique », qui ne repré­sente que 320 membres, en orga­ni­sant un véri­table débat entre les trois têtes de liste de TRIEL, C’EST VOUS, de TRIEL AUTREMENT et de L’UNION POUR TRIEL, issue de fusion. Nous atten­dons la déci­sion…

CEDRIC AOUN, L’HOMME QUI TIRE SUR TOUT CE QUI BOUGE !

Nul ne peut igno­rer l’omniprésence de ce qua­dra­gé­naire qui s’est ins­crit dans le pay­sage triel­lois depuis plus de deux ans. Se sai­sis­sant de tous les sujets polé­miques, il s’est taillé une solide répu­ta­tion auprès de cer­tains conci­toyens, admi­ra­tifs de son acti­visme. Du trou dans la chaus­sée jusqu’au niveau de l’application de la loi SRU [Soli­da­ri­té Renou­vel­le­ment Urbain] avec inter­pel­la­tion de la Ministre de la Cohé­sion des Ter­ri­toires, il a essayé de peser et donc de se faire recon­naître comme un inter­lo­cu­teur valable. Appuyant par­tout où cela fait mal, il n’a pas ména­gé son temps pour relayer, dif­fu­ser, com­men­ter sur les réseaux sociaux, et non content de dis­po­ser du canal de TRIEL C’EST VOUS, de déployer sa maî­trise de la com­mu­ni­ca­tion en pha­go­cy­tant  TRIEL SOLIDARITE, créée pour l’occasion avec quelques colis­tiers et en allant même jusqu’à van­ter les mérites de l’une par l’autre entre les deux tours, au mépris de toutes les règles de déon­to­lo­gie. Inex­cu­sable pour un can­di­dat qui tenait la corde à la sor­tie du 1er tour, avec le tiers des votants…

L’UNION POUR TRIEL, UN MARIAGE CALCULE…

Arri­vés res­pec­ti­ve­ment en 3ème et en der­nière posi­tion, TRIEL A DU TALENT et REAGIR POUR TRIEL ont pré­fé­ré chan­ger de nom pour bien mar­quer leur nou­veau­té, sans doute, mais peut-être aus­si pour mas­quer une appar­te­nance lourde à assu­mer, en cette période de défiance inédite envers la majo­ri­té pré­si­den­tielle. Avec les 17 % récol­tés par Jonas MAURY et les 8% de Philippe PAILLET, cette liste rema­niée aligne 35 membres, issus pour 2/3 de TRIEL A DU TALENT et 1/3 pour REAGIR POUR TRIEL. Il n’empêche que cette liste pèse aujourd’hui 25% sur le papier et qu’elle fait donc jeu égal avec TRIEL AUTREMENT. Co-ani­mée par le ben­ja­min des can­di­dats et le doyen des élus sor­tants, c’est un atte­lage sym­pa­thique, vu de l’extérieur, mais sau­ra-t-il convaincre sur sa cré­di­bi­li­té et son pro­gramme ?

SOPHIE KERIGNARD, UNE MILITANTE DE LA CITOYENNETE

Cré­di­tée de 25,4%, la liste TRIEL AUTREMENT a déci­dé de se pré­sen­ter devant les élec­teurs pour ce second tour sans rien chan­ger à sa com­po­si­tion et en inflé­chis­sant seule­ment à la marge son pro­gramme, pour tenir compte des causes et des effets du Coro­na­vi­rus. Forte de son expé­rience asso­cia­tive dense, notam­ment avec TRIEL ENVIRONNEMENT, dont elle fut coor­di­na­trice pour toute la thé­ma­tique URBANISME, elle fut la che­ville ouvrière mais aus­si l’inspiratrice d’un dia­logue construc­tif avec les pou­voirs publics, locaux et régio­naux. Déçue par le manque d’écoute et par l’obstruction sys­té­ma­tique, elle s’attacha à l’action et par­ta­gea quelques belles réus­sites dans le cadre du Col­lec­tif CONSTRUIRE A TRIEL, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT ! (Aban­don du pro­jet sur le Parc Muni­ci­pal, Action contre le pro­jet de l’Îlot THEATRE, Action contre le Per­mis de Construire du pro­jet SOBAUX, Annu­la­tion du Per­mis de destruction/reconstruction LES TILLEULS, Action contre le PC GALLIENI…).  Déter­mi­née à chan­ger la vie dans sa ville, Sophie KERIGNARD a su entraî­ner l’adhésion de tous les membres de l’association « citoyenne » qu’elle a choi­sie, non sans avoir aupa­ra­vant obser­vé les atouts et les fai­blesses des autres équipes poten­tielles en pré­sence, qu’elles soient ouver­te­ment poli­tiques ou peu mar­quées.

VOTER ….OU LAISSER LES AUTRES DECIDER DE L’AVENIR

Elu pen­dant 24 ans et Maire Hono­raire de Triel entre 2001 et 2008, j’ai vécu toutes les situa­tions d’apprentissage de la fonc­tion jusqu’à l’exercice dif­fi­cile de la conduite des affaires d’une com­mune comme la nôtre. Héri­tière d’une image très posi­tive, faite d’’un cadre de vie pri­vi­lé­gié et d’une his­toire mar­quée de rup­tures, Triel-sur-Seine conserve beau­coup d’atouts mais affiche dans le même temps des dés­équi­libres liés à sa géo­gra­phie et à sa mixi­té sociale. Ici plus qu’ailleurs, la topo­gra­phie est contrai­gnante et les risques variés sont nom­breux : effon­dre­ments, inon­da­tions, expo­si­tion aux bruits, ins­tal­la­tions classées…La ges­tion de la ville est com­pli­quée, car mal­gré la lour­deur des impôts locaux sup­por­tés par les habi­tants, les moyens sont faibles suite à l’absence ancienne d’activités éco­no­miques. Il faut donc gérer les finances avec une grande rigueur, mobi­li­ser au maxi­mum les aides de tous bords et accueillir, sans détruire le carac­tère de notre ancien Triel-bourg, de nou­velles popu­la­tions. C’est un chal­lenge qu’il faut réus­sir en fédé­rant toutes les éner­gies et l’intelligence col­lec­tive, et c’est une urgence pour évi­ter la pau­pé­ri­sa­tion d’une par­tie de la popu­la­tion et son éloi­gne­ment pro­gres­sif de la pra­tique démo­cra­tique.

FAIRE LE BON CHOIX…

Glis­ser un bul­le­tin dans l’urne et être débar­ras­sé de cette préoccupation…Qui n’a pas déjà connu ce sen­ti­ment mélan­gé du devoir accom­pli et de la cor­vée qui nous a pri­vés d’un week-end enso­leillé ? Comme pour d’autres ren­dez-vous, cette échéance élec­to­rale est impor­tante, mais encore plus impor­tante que les autres, car indis­so­ciable de la vie quo­ti­dienne. Depuis douze ans, insi­dieu­se­ment, la qua­li­té de vie s’est dégra­dée à Triel et toutes les listes en pré­sence par­tagent le même constat. L’absence de dyna­misme s’est conju­guée avec les lour­deurs mal mai­tri­sées d’une Com­mu­nau­té Urbaine hyper­tro­phiée. Il faut donc redon­ner un élan à cette com­mune dont cha­cun, quelque part, appré­cie le charme mal­gré tous les défauts qu’il observe…Comme beau­coup d’entre vous le savent, j’ai fait mon choix depuis six mois en appor­tant mon sou­tien à Sophie KERIGNARD et à toute la belle équipe de TRIEL AUTREMENT.

Cela ne m’empêche pas d’apprécier l’engagement des autres équipes en lice dont cer­tains membres sont aus­si des amis. Mais je n’ai qu’une voix et je veux peser dans la déci­sion pour ces six pro­chaines années.

Alors, le 28 JUIN, allons toutes et tous voter !

Texte ache­vé le 14 juin 2020 

Auteur : Jean-Pierre Houl­le­mare

 

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