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Plan vélo : Pour­quoi pas une aca­dé­mie du vélo dans le nord des Yvelines ?

par | 8 juillet 2020 | Envi­ron­ne­ment

Les élus ou anciens élus devraient don­ner l’exemple afin de faire de la petite reine élec­trique un outil indis­pen­sable de la mobi­li­té. (DR)

Le Plan vélo du gou­ver­ne­ment a per­mis un coup de pro­jec­teur sur la petite reine. Cela dit, il faut aller plus loin et mettre en place des ins­ti­tu­tions pérennes pour l’an­crage de la pra­tique du vélo dans le pay­sage yve­li­nois. Pour­quoi pas une aca­dé­mie du vélo comme le pré­co­ni­sait le ministre Eli­sa­beth Borne ?

Long­temps dans l’i­ma­gi­naire col­lec­tif, le vélo était réser­vé aux spor­tifs ou aux adeptes des balades du dimanche. Quand on sait que 60 % des dépla­ce­ments en France font moins de 5 km, cette sous-uti­li­sa­tion du vélo est une absur­di­té : c’est un mode de dépla­ce­ment en soi, par­fai­te­ment éco­lo­gique, éco­no­mique et bon pour la san­té. C’est la vision que le Gou­ver­ne­ment a por­tée dès le Plan vélo de sep­tembre 2018, notam­ment en créant un fonds de 50 mil­lions d’eu­ros par an pour finan­cer des conti­nui­tés entre pistes cyclables. 
Avec le décon­fi­ne­ment, nous sommes en train de fran­chir une étape dans la culture vélo, et de rede­ve­nir La Mecque du vélo. En quelques mois, nous avons gagné plu­sieurs années de poli­tique cyclable : 1000 km de pistes cyclables tem­po­raires ont été déployés grâce aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et le coup de pouce vélo de 50 euros a ren­con­tré un suc­cès ful­gu­rant. Pour ampli­fier cette dyna­mique, le pré­cé­dent Gou­ver­ne­ment a déci­dé de tri­pler son finan­ce­ment pour per­mettre la répa­ra­tion d’un mil­lion de vélos d’i­ci la fin de l’an­née. Les Fran­çais sont en train de sor­tir mas­si­ve­ment leurs vélos de leurs caves et garages : il faut qu’ils conti­nuent de le faire.
Au-delà des ces pre­mières mesures, il est aus­si indis­pen­sable de péren­ni­ser cette poli­tique à moyen et à long termes. La pro­po­si­tion (sur­vo­lée par la presse pari­sienne) de Mme Borne per­met­trait aus­si d’an­crer la pra­tique du vélo dans nos com­munes du nord des Yvelines. Ain­si, l’A­ca­dé­mie des métiers du vélo pour­rait être un grand vec­teur de la mobi­li­té tant van­tée par des urba­nistes depuis des années. C’est pour­quoi Éli­sa­beth Borne a lan­cé une Aca­dé­mie des métiers du vélo, por­tée par la Fédé­ra­tion fran­çaise des usa­gers de la bicy­clette (FUB) et sou­te­nue, à hau­teur de 8 mil­lions d’eu­ros, via un pro­gramme de cer­ti­fi­cats d’économie d’énergie sur la période 2020 – 2022. L’objectif est de déve­lop­per des guides tech­niques, une pla­te­forme Web et des sup­ports de for­ma­tion ain­si que de for­mer des experts du vélo de tous les niveaux (méca­ni­ciens, for­ma­teurs…). 
Cette nou­velle filière per­met­tra de for­mer 250 méca­ni­ciens vélos dans les pro­chains mois, puis 500 méca­ni­ciens par an. 

Les pistes cyclables tem­po­raires consti­tuent une solu­tion simple et adap­tée pour per­mettre aux cyclistes de se dépla­cer en sécu­ri­té en créant de nou­velles voies de cir­cu­la­tion pour les vélos ou en élar­gis­sant des pistes cyclables exis­tantes. Le Gou­ver­ne­ment prend des mesures de sou­tien à la mise en place de ces pistes cyclables tem­po­raires par les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales : 
• Sou­tien tech­nique par les ser­vices de l’État : le CEREMA (Centre d’é­tudes et d’ex­per­tise sur les risques, l’en­vi­ron­ne­ment, la mobi­li­té et l’a­mé­na­ge­ment), opé­ra­teur du minis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique et soli­daire, a dif­fu­sé des fiches pra­tiques à des­ti­na­tion des ges­tion­naires de voi­rie. 
• Sou­tien finan­cier de l’État : la dota­tion de sou­tien à l’investissement local (DSIL) est mobi­li­sée par les pré­fets pour cofi­nan­cer des pistes cyclables tem­po­raires au cas par cas avec les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales qui ne dis­po­se­raient pas de res­sources suf­fi­santes. 
A par­tir d’ins­ti­tu­tions comme l’A­ca­dé­mie des métiers du vélo, on pour­rait mettre en œuvre une nou­velle offre de mobi­li­té entre les villes de la boucle de Triel : Car­rières-sous-Pois­sy, Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine, Ver­nouillet et pour­quoi ne pas inté­grer les com­munes de la rive gauche comme Médan, Villennes-sur-Seine et Orge­val ?

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