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Jean-Louis Bor­loo a inau­gu­ré la Mai­son du pro­jet de réno­va­tion urbaine à Chanteloup-les-Vignes

par | 5 octobre 2020 | Chanteloup-les-Vignes, Poli­tique

L’an­cien ministre d’E­tat Jean-Louis Bor­loo a invo­qué la nation pour mieux vivre ensemble. (J2R) 

L ‘ancien ministre d’E­tat Jean-Louis Bor­loo mérite cet hom­mage car il a fait le job. Nom­mer un équi­pe­ment public à son nom démontre que le « père » de la réno­va­tion urbaine a mar­qué son temps. Cepen­dant, nous sou­vien­drons-nous de lui, après le macronisme ?

Juste après une bour­rasque, le soleil est appa­ru pour briller afin d’ac­cueillir le « père » de la réno­va­tion urbaine. C’é­tait le temps de la per­fu­sion d’argent public afin de réno­ver les grands ensembles en France après qua­rante ans d’é­checs. M. Bor­loo et les siens avaient eu l’i­dée, nous dit-on à Chanteloup-les-Vignes : le pauvre maire de l’é­poque n’a­vait même pas l’argent pour ache­ter des ampoules élec­triques pour sa mairie !

Une salle réno­vée mais trop petite

Quelle tra­jec­toire ! Le 1er octobre 2020 à 17 h, toute la crème de la crème de la réno­va­tion urbaine et du béton­nage à la papa étaient pré­sente pour inau­gu­rer, en lui don­nant une nou­velle déno­mi­na­tion, le rez-de-chaus­sée d’un bâti­ment qui avait été réno­vé, grâce à la poli­tique de M. Bor­loo. En effet, d’un coup de baguette magique, le centre de docu­men­ta­tion, qui sert aus­si de salles de réunion pour les usa­gers de la ville, est deve­nu la Mai­son du pro­jet de réno­va­tion urbaine. La ville, le dépar­te­ment et la région Île-de-France ont par­ti­ci­pé au finan­ce­ment de la « Maison Bor­loo, père de la réno­va­tion urbaine. »

Après la visite d’u­sage, gui­dée par Cathe­rine Are­nou, maire et vice-pré­si­dente de la Com­mu­nau­té urbaine Grand Paris Seine et Oise, conseillère dépar­te­men­tale, les hôtes se sont réunis dans une salle trop petite pour le grand nombre de visi­teurs et d’in­vi­tés. Cha­cun ris­quait de deve­nir « un cas contact » de ce fichu virus qui nous pour­rit la vie ! Outre Jean-Louis Bor­loo, Cathe­rine Are­nou a accueilli Valé­rie Pécresse, pré­si­dente de la Région Île-de-France, Pierre Bédier, pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal des Yvelines, Raphaël Cognet, pré­sident de la Com­mu­nau­té urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), maire de Mantes-la-Jolie.

Etaient éga­le­ment pré­sents Pierre Car­do, ancien maire de Chanteloup-les-Vignes, Jean Veil, fils de Simone Veil, Mou­nir Satou­ri, dépu­té euro­péen et conseiller régio­nal EE-LV, Raphaël Sodi­ni, pré­fet délé­gué à l’é­ga­li­té des chances et plu­sieurs acteurs asso­cia­tifs locaux.

Mar­quer son temps

Cathe­rine Are­nou a manié l’é­loge jus­qu’à l’é­pui­se­ment car sa com­mune est deve­nue « plus belle en se méta­mor­pho­sant » grâce aux inves­tis­se­ments et aux finan­ce­ments venant de toutes les col­lec­ti­vi­tés locales et de l’E­tat. Pour elle, il fal­lait mar­cher avec déter­mi­na­tion pour contrer « la bureau­cra­tie » ; la réno­va­tion urbaine a été théo­ri­sée à Chanteloup, suite à la pra­tique locale. En rai­son de la volon­té poli­tique et « le grand des­sein » de Bor­loo tout a été pos­sible ! Au contraire, depuis l’ar­ri­vée du macro­nisme, « les ter­ri­toires portent une vision en lieu et place de l’E­tat ! » Qui assu­me­ra le coût ? « Comment com­battre la pau­vre­té qui s’ac­croît par la double crise éco­no­mique et sani­taire ? « , a ques­tion­né Raphaël Cognet au nom de GPS&O.

Cette inter­ro­ga­tion était per­ti­nente car le plan Bor­loo n’a pas réso­lu le pro­blème de fond. La popu­la­tion de ces quar­tiers conti­nue à pâtir, mal­gré les inves­tis­se­ments mas­sifs. C’est un puits sans fin car la ques­tion sociale ne peut pas se résoudre à coups de mil­lions d’eu­ros. Il faut inves­tir dans l’é­du­ca­tion, la for­ma­tion et, peut-être, revoir le sacro-saint dogme libé­ral de l’é­co­no­mie. Une dose de régle­men­ta­tion peut être une des réponses à cette équa­tion inso­luble pour le moment. D’ailleurs, Jean-Louis Bor­loo a une fibre sociale ; il s’est bat­tu pour créer des emplois dans sa ville de Valenciennes.

Quelle sera la suite après la macronie ?

La poli­tique de réno­va­tion est dans l’im­passe : Valé­rie Pécresse a affir­mé qu’il reste 40 mil­lions d’eu­ros non dépen­sés de côté de la région car l’E­tat n’a­vance pas ses mil­lions. Pierre Bédier, du côté du dépar­te­ment des Yvelines, a cor­ro­bo­ré : « L’ANRU c’é­tait une bonne idée qui ne marche plus parce que per­sonne ne porte cette affaire poli­ti­que­ment. » Ques­tion affaires, il a raison !

Plus poé­tique, Mme Pécresse a uti­li­sé une méta­phore : « On a secoué le coco­tier, mais les fruits ne sont pas encore tom­bés ». Pire, le pré­sident Macron n’a pas don­né suite à un deuxième plan de réno­va­tion urbaine pro­po­sé par Jean-Louis Bor­loo, expli­quant que l’é­chec était visible au quo­ti­dien dans les quar­tiers défa­vo­ri­sés. Humi­lié, M. Bor­loo est par­ti voir ailleurs mais la Répu­blique le ramène sur la scène média­tique. C’é­tait 24 heures avant la venue de M. Macron aux Mureaux pour par­ler des ban­lieues exem­plaires et de « l’is­la­misme poli­tique » !

Jean-Louis Bor­loo est allé à Chanteloup défendre son bilan car la Répu­blique avait été « sau­vée » par le lan­ce­ment, en 2003, du pre­mier plan Bor­loo. Tout avait été mobi­li­sé pour la réno­va­tion urbaine. En 2020, on est, selon lui, dans « la stu­pi­di­té poli­tique » car l’on s’at­tarde sur l’ou­til, le ther­mo­mètre. La ques­tion est de savoir si « nous tous étions prêts à faire nation ». S’il y avait en France plus de femmes et d’hommes tels que Mme Are­nou, Mme Pécresse et M. Bédier, on arri­ve­rait sans aucun pro­blème. Remar­quons, tou­te­fois, que la droite clas­sique n’est plus au pou­voir depuis 2012 ! Jean-Louis Bor­loo, sera-t-il can­di­dat en 2022 ?

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