Actua­li­tés

Les com­man­di­taires et le construc­teur de la Mai­son de fer de Pois­sy (pre­mière par­tie)

L’inauguration, le same­di 19 sep­tembre 2020, de la Mai­son de fer de Pois­sy, recons­truite dans le Parc Meis­so­nier, a mar­qué la renais­sance de cet impor­tant élé­ment du patri­moine local. Elle a été l’aboutissement d’un remar­quable pro­jet de sau­ve­tage d’un ori­gi­nal bâti­ment en ruines, construit en 1896.

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Hom­mage à Fran­çois Dupin, un huma­niste sin­cère

par | 29 sep­tembre 2020 | André­sy, Socié­té

La céré­mo­nie en hom­mage à Fran­çois Dupin a eu lieu le 25 sep­tembre au cré­ma­to­rium des Mureaux. (DR)

Une cen­taine de per­sonnes se sont réunies le 25 sep­tembre pour Fran­çois qui nous a quit­té le 18 sep­tembre. Elles se sont sou­ve­nues de sa force d’hu­ma­ni­té.

Avec ses yeux plein d’é­tin­celles, Fran­çois était tou­jours à la recherche de ton âme véri­table. Quand il l’a­vait bien déce­lée, c’é­tait véri­ta­ble­ment magique et tu avais l’im­pres­sion d’a­voir été son ami depuis tou­jours. Quand on fait le bilan de sa vie, il laisse beau­coup de bons sou­ve­nirs par­mi les siens mais aus­si chez ceux qui ont par­ta­gés ses enga­ge­ments poli­tiques, pro­fes­sion­nels et asso­cia­tifs.

D’a­bord, sa famille recom­po­sée était plus unie que jamais autour de lui. Il a réus­si à una­ni­me­ment à ins­tal­ler une ambiance d’a­mour et de com­pré­hen­sion entre les dif­fé­rents membres de la famille. A l’ins­tar des pro­pos énon­cés par son fils cadet Noë, Fran­çois était un père for­mi­dable : » Plus le temps pas­sait et plus en gran­dis­sant je voyais à quel point tu étais unique et une per­sonne for­mi­dable. J’ai appris de toi l’amour des autres, la poli­tesse, tes meilleures blagues et sur­tout ta façon de pen­ser. De rele­ver toutes ces aber­ra­tions de cette langue que j’emploi dans ce dis­cours et de voir n’importe quelle situa­tion d’un angle que peu de monde peut per­ce­voir.
C’est toute cette par­tie de toi dont je suis fier d’hériter. Grâce à toi je suis moi et je n’en aurai jamais honte. Tu m’as tou­jours encou­ra­gé à être moi dans ce monde où tout le monde veut être tout le monde. Tu me sou­te­nais dans toutes mes envies de pro­jet, dans toutes mes ambi­tions, à un point que je m’en veux que tu ne m’ai pas vu en fina­li­ser une. J’espère sin­cè­re­ment que tu me regardes. Que tu me vois arri­ver dou­ce­ment au bon­heur. »

Quant à ses proches, dont l’au­teur de ces mots, Fran­çois m’a­vait frap­pé par sa bon­té, sa dis­po­ni­bi­li­té et sa com­pé­tence lors­qu’on avait besoin de lui. Il illus­trait bien le mes­sage de Georges Bras­sens, « les copains d’a­bord ». D’ailleurs, Fran­çois était un iras­cible huma­niste qui croyait dans l’Homme mal­gré ses défauts. Son bagage intel­lec­tuel et his­to­rique me condui­sait à mener des débats inter­mi­nables sur l’é­co­no­mie, le social, et le poli­tique. La gauche existe-t-elle ? Charges ou contri­bu­tions sociales ? L’a­ve­nir de l’é­co­no­mie sociale et soli­daire ? Voi­là un cer­tain nombre de sujets amor­cés et jamais ter­mi­nés entre nous. Dans nos échanges, il était aus­si ques­tion de la lit­té­ra­ture et le jour­na­lisme. C’é­tait lui qui avait relan­cé le site du J2R en 2008 qui a enre­gis­tré envi­ron dix mille articles. Dans son hom­mage, Chris­tophe, un de ses amis, le dit aus­si bien : « il y en a de rares qui ne se contentent pas de vous aimer, mais qui vous élèvent. Dans ce sens qu’ils vous font gran­dir, vous épa­nouir, aller juste un peu plus loin que ce dont vous vous croyez capable. »

Quant à sa pro­fes­sion, Fran­çois était très méti­cu­leux dans le jour­na­lisme spé­cia­li­sé dans le sec­teur infor­ma­tique. Il fus­ti­geait l’ef­fet de mode et les gad­gets qui font vendre pour vendre… Il est deve­nu aus­si une plume res­pec­tée et regar­dée par ses pairs. Avec le déclin de l’é­di­tion sous sa forme papier, il a bifur­qué vers la créa­tion des sites Inter­net et dans le conseil en main­te­nance de sites. Son conseil était juste et très sui­vi par ses inter­lo­cu­teurs.

Fran­çois allait au-delà et fai­sait de la poli­tique au sens noble du terme. Pour lui, le com­bat des idées pas­sait par l’é­change et par l’é­coute de tous, même ses adver­saires du moment. Cela dit, il ne sa fâchait jamais avec tel ou tel. Il las­sait le temps faire son œuvre pour ensuite prendre le temps pour rependre de ses nou­velles.

Ses cama­rades étaient bien pré­sents à la céré­mo­nie du 25 sep­tembre. L’an­cien maire d’An­dré­sy, Jean-Fran­çois Thil, Marc-Noël Van­damme, Michèle Châ­teau, membres his­to­riques de la gauche andré­sienne et Eli­sa­beth Dous­set, colis­tière de la liste de gauche en 2014 . Cette der­nière était émue et l’a fait savoir : « Fran­çois tu as défen­du la jus­tesse avec cette exa­gé­ra­tion par­fois, colo­rant ton per­pé­tuel humour dans tes dif­fé­rents enga­ge­ments locaux : pour la FCPE, au billard, et en cam­pagne poli­tique… On s’st connus comme ça, les copains mili­tants d’An­dré­sy, à force de débats, de paroles et d’en­ga­ge­ments… La demi-teinte n’é­tant pas ton truc, ni la cri­tique acerbe, il fal­lait écrire à la forme posi­tive : pro­po­ser, inven­ter, par­ta­ger, construire autre­ment, humai­ne­ment. »
Enfin, Isa­belle ayant pas­sé 26 ans à ses côtés a confir­mé l’hu­ma­ni­té de Fran­çois : « il ne conce­vait l’existence que dans l’interaction avec autrui. Il n’avait pas peur d’être gen­til, pour lui ce n’était pas un gros mot. Il fai­sait pas­ser les autres avant lui, il pre­nait la défense des faibles, des exclus. » 

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