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Hommage à François Dupin, un humaniste sincère

par | 29 sep­tem­bre 2020 | Andrésy, Société

La céré­monie en hom­mage à François Dupin a eu lieu le 25 sep­tem­bre au cré­ma­to­ri­um des Mureaux. (DR)

Une cen­taine de per­son­nes se sont réu­nies le 25 sep­tem­bre pour François qui nous a quit­té le 18 sep­tem­bre. Elles se sont sou­v­enues de sa force d’humanité.

Avec ses yeux plein d’ét­in­celles, François était tou­jours à la recherche de ton âme véri­ta­ble. Quand il l’avait bien décelée, c’é­tait véri­ta­ble­ment mag­ique et tu avais l’im­pres­sion d’avoir été son ami depuis tou­jours.  Quand on fait le bilan de sa vie, il laisse beau­coup de bons sou­venirs par­mi les siens mais aus­si chez ceux qui ont partagés ses engage­ments poli­tiques, pro­fes­sion­nels et associatifs.

D’abord, sa famille recom­posée était plus unie que jamais autour de lui. Il a réus­si à unanime­ment à installer une ambiance d’amour et de com­préhen­sion entre les dif­férents mem­bres de la famille. A l’in­star des pro­pos énon­cés par son fils cadet Noë, François était un père for­mi­da­ble : ” Plus le temps pas­sait et plus en gran­dis­sant je voy­ais à quel point tu étais unique et une per­son­ne for­mi­da­ble. J’ai appris de toi l’amour des autres, la politesse, tes meilleures blagues et surtout ta façon de penser. De relever toutes ces aber­ra­tions de cette langue  que j’emploi dans ce dis­cours et de voir n’importe quelle sit­u­a­tion d’un angle que peu de monde peut percevoir.
C’est toute cette par­tie de toi dont je suis fier d’hériter. Grâce à toi je suis moi et je n’en aurai jamais honte. Tu m’as tou­jours encour­agé à être moi dans ce monde où tout le monde veut être tout le monde. Tu me soute­nais dans toutes mes envies de pro­jet, dans toutes mes ambi­tions, à un point que je m’en veux que tu ne m’ai pas vu en finalis­er une. J’espère sincère­ment que tu me regardes. Que tu me vois arriv­er douce­ment au bonheur.”

Quant à ses proches, dont l’au­teur de ces mots, François m’avait frap­pé par sa bon­té, sa disponi­bil­ité et sa com­pé­tence lorsqu’on avait besoin de lui. Il illus­trait bien le mes­sage de Georges Brassens, “les copains d’abord”. D’ailleurs, François était un iras­ci­ble human­iste qui croy­ait dans l’Homme mal­gré ses défauts. Son bagage intel­lectuel et his­torique me con­dui­sait à men­er des débats inter­minables sur l’é­conomie, le social, et le poli­tique. La gauche existe-t-elle ? Charges ou con­tri­bu­tions sociales ? L’avenir de l’é­conomie sociale et sol­idaire ? Voilà un cer­tain nom­bre de sujets amor­cés et jamais ter­minés entre nous. Dans nos échanges, il était aus­si ques­tion de la lit­téra­ture et le jour­nal­isme. C’é­tait lui qui avait relancé le site du J2R en 2008 qui a enreg­istré  env­i­ron dix mille arti­cles.   Dans son hom­mage, Christophe, un de ses amis, le dit aus­si bien : “il y en a de rares qui ne se con­tentent pas de vous aimer, mais qui vous élèvent. Dans ce sens qu’ils vous font grandir, vous épanouir, aller juste un peu plus loin que ce dont vous vous croyez capa­ble.

Quant à sa pro­fes­sion, François était très métic­uleux dans le jour­nal­isme spé­cial­isé dans le secteur infor­ma­tique. Il fustigeait l’ef­fet de mode et les gad­gets qui font ven­dre pour ven­dre… Il est devenu aus­si une plume respec­tée et regardée par ses pairs. Avec le déclin de l’édi­tion sous sa forme papi­er, il a bifurqué vers la créa­tion des sites Inter­net et dans le con­seil en main­te­nance de sites. Son con­seil était juste et très suivi par ses interlocuteurs.

François allait au-delà et fai­sait de la poli­tique au sens noble du terme. Pour lui, le com­bat des idées pas­sait par l’échange et par l’é­coute de tous, même ses adver­saires du moment. Cela dit, il ne sa fâchait jamais avec tel ou tel. Il las­sait le temps faire son œuvre pour ensuite pren­dre le temps pour repen­dre de ses nouvelles.

Ses cama­rades étaient bien présents à la céré­monie du 25 sep­tem­bre. L’an­cien maire d’An­drésy, Jean-François Thil, Marc-Noël Van­damme, Michèle Château, mem­bres his­toriques de la gauche andrési­enne et Elis­a­beth Dous­set, col­is­tière de la liste de gauche en 2014 . Cette dernière était émue et l’a fait savoir : “François tu as défendu la justesse avec cette exagéra­tion par­fois, col­orant ton per­pétuel humour dans tes dif­férents engage­ments locaux : pour la FCPE, au bil­lard, et en cam­pagne poli­tique… On s’st con­nus comme ça, les copains mil­i­tants d’An­drésy, à force de débats, de paroles et d’en­gage­ments… La demi-teinte n’é­tant pas ton truc, ni la cri­tique acerbe, il fal­lait écrire à la forme pos­i­tive : pro­pos­er, inven­ter, partager, con­stru­ire autrement, humaine­ment.”
Enfin, Isabelle ayant passé 26 ans à ses côtés a con­fir­mé l’hu­man­ité de François : “il ne con­ce­vait l’existence que dans l’interaction avec autrui. Il n’avait pas peur d’être gen­til, pour lui ce n’était pas un gros mot. Il fai­sait pass­er les autres avant lui, il pre­nait la défense des faibles, des exclus.” 

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