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Débat autour de GPS&O à La Péniche de Triel : “La pression fiscale est-elle une fatalité intercommunale ?” (Webtélé2r)

Jeu­di 17 novem­bre 2022 à 20 h, s’est tenue à La Péniche de Triel-Sur-Seine, à l’initiative du Col­lec­tif Citoyen GPSEO et encadrée par le Jour­nal des Deux Rives, une con­férence-débat autour GPS&O…

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Archives J2R : Les opposants à l’A104 soutenus par les deux députés UMP : Pierre Cardo et David Douillet

par | 3 décem­bre 2009 | Achères, Andrésy, Car­rières-sous-Pois­sy, Chanteloup-les-Vignes, Con­flans-Sainte-Hon­orine, Envi­ron­nement

L’AGO de COPRA 184 en décem­bre 2009. (DR)

2009 fut une année creuse sur le dossier A104. Le pub­lic fut plus clairsemé que de cou­tume. Le puis­sant col­lec­tif anti A104 réitère son oppo­si­tion au pro­jet, compte ses défec­tions (Con­flans et Andrésy) et ses gains (Car­rières, Pois­sy) par­mi lesquels les deux députés UMP con­cernés par le tracé vert retenu. Entre les dis­cours des élus et les déra­pages ver­baux (chaleureuse­ment applaud­is par la foule) du fon­da­teur du COPRA, Vic­tor Blot, on ne peut pas dire que la direc­tion du COPRA maîtri­sait réelle­ment les débats à son AG…

Beau­coup de Car­riérois, quelques Con­flanais et Andrésiens dans le pub­lic. L’ AG 2009 du COPRA a con­fir­mé la césure entre le Val d’Oise et les Yve­lines : aucun maire présent du 95, tous con­va­in­cus doré­na­vant des bien­faits de la A104. Seuls quelques vil­lages yveli­nois résis­tent encore… Ils étaient bien présents ce soir-là.

 

Eddie Aït : « ce projet n’est ni fait, ni à faire ! »

Le COPRA a tou­jours refusé de poli­tis­er ses actions con­tre l’autoroute A104 et le tracé vert. Et pour­tant, ce soir-là, il y avait une bien belle bro­chette d’élus présents qui auront large­ment monop­o­lisé les dis­cours. Au pre­mier rang, les trois maires opposés à la A104 : Gérald Rutault (Mau­re­court), Eddie Aït (Car­rières) et Frédérik Bernard (Pois­sy), ain­si que le député UMP, Pierre Cardo.

Le fon­da­teur du COPRA, Vic­tor Blot, dis­tribue les bons et les mau­vais points :

« J’ai passé l’âge de plaire et de me taire ! » : le tri­bun du COPRA a encore frap­pé… quitte à dérap­er et à affirmer quelques contrevérités.

Vic­tor Blot s’est amusé à juger (et dégom­mer) les maires de toutes les com­munes con­cernées par le tracé vert.

Le maire de Pier­re­laye : « il est isolé ».

Le maire d’Herblay : « il s’en fout car il habite de l’autre côté de la ville »

Le maire d’Eragny : « elle a fait une vota­tion puis plus rien… »

Le maire d’Andrésy : « il a fait des propo­si­tions, il s’est bat­tu, il a été tou­jours présent ». Sur­prise du pub­lic qui venait de lire le tract du COPRA con­damnant les actions du maire d’Andrésy…

Blot sort l’artillerie lourde avec le maire de Con­flans : « Esnol n’a jamais mouil­lé sa chemise ; il est ver­sa­tile ; c’est un homme car­ac­tériel ». L’un des admin­is­tra­teurs du COPRA inter­vient : « non Vic­tor, tu ne peux pas dire ça… »

Rap­pelons que Vic­tor Blot est un ancien adjoint de Philippe Esnol… Rap­pelons aus­si que Vic­tor Blot n’a plus aucune fonc­tion dans l’exécutif du COPRA. Si son inter­ven­tion mus­clée a été applaudie, elle a déplu à bon nom­bre d’administrateurs du collectif…

Hon­neur à l’hôte de cette assem­blée générale : Eddie Aït, maire de Car­rières-sous-Pois­sy. Le jeune élu a rap­pelé son oppo­si­tion au tracé vert retenu, qui tra­verse la ville de Car­rières et crée un pont au-dessus de zones naturelles : « la A104 n’est ni fait, ni à faire ! » a t‑il lancé au pub­lic, con­quis. Eddie Aït a aus­si regret­té, à mots cou­verts, que le maire de Con­flans soit « tombé dans le piège ten­du par le préfet qui a con­tac­té, un par un, les maires réti­cents pour ten­ter de les faire chang­er d’avis. » Le maire et con­seiller région­al PRG a rap­pelé que la région « ne met­tra pas un sou dans ce pro­jet autoroutier ».

 

Le Président du COPRA : « un projet vieux d’un demi siècle est un mauvais projet »

Le prési­dent du COPRA, Jean-Pierre Dejoux, a rap­pelé qu’un « pro­jet vieux d’un demi siè­cle, est un mau­vais pro­jet ». Il a beau­coup moqué le « comité de suivi » instal­lé par le préfet, à la suite de la déci­sion min­istérielle du tracé vert. J.P. Dejoux a d’abord remis en cause sa com­po­si­tion : « des élus ou acteurs qui n’avaient pas par­ticipé au débat pub­lic, d’autres qui ne sont pas con­cernés par le tracé vert, enfin des Prési­dents de la cham­bre de com­merce des Yve­lines et du Val d’Oise… ». Le prési­dent du COPRA a rap­pelé le sou­tien du nou­veau député UMP David Douil­let qui a écrit au col­lec­tif en insis­tant sur sa « totale oppo­si­tion à ce tracé vert qui est un choix absurde ».

 

Pierre Cardo et David Douillet : deux députés UMP contre le tracé vert !

Inter­pel­lé par le pub­lic à s’expliquer, Pierre Car­do, remar­quable tac­ti­cien, a mis peu de temps à met­tre la salle de son côté. D’abord peu à l’aise, puis gaffant sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique (« je ne suis pas con­va­in­cu… »), Pierre Car­do a sur­pris les con­nais­seurs du dossier A104 en affir­mant deux choses avec grande clarté : pri­mo, la Com­mu­nauté d’Agglomération des Deux Rives de la Seine (CA2RS, dont il est le prési­dent) s’oppose au tracé vert. Secun­do : la com­mu­nauté « s’oppose à toute autoroute en zone urban­isée » — ce qui est, ni plus ni moins, la posi­tion offi­cielle du COPRA ! Encore mieux : Pierre Car­do a annon­cé qu’il préférait le tracé bleu, en forêt de Saint-Germain.

Rifi­fi au sein de la majorité conflanaise :

Vive­ment attaquée par le pub­lic pour avoir tourné casaque, la munic­i­pal­ité de Con­flans était représen­tée par son adjoint vert, Franck Bar­raud. Extrême­ment courageux, ce dernier s’est expliqué et a claire­ment dit « qu’il ne partageait absol­u­ment pas la posi­tion du maire, Philippe Esnol ». Franck Bar­raud a tenu aus­si a rap­pelé que « beau­coup de Con­flanais n’étaient pas d’accord avec le maire et soute­naient le COPRA ».

 

La Communauté d’agglo n’a jamais condamné officiellement le tracé vert retenu

Force néan­moins est de con­stater qu’à l’heure actuelle, jamais la CA2RS n’a exprimé, offi­cielle­ment et par écrit, son oppo­si­tion au tracé vert. La CA2RS avait sim­ple­ment une préférence pour le tracé blanc. Le tracé bleu a depuis longtemps été aban­don­né par la CA2RS.

Par ailleurs, dans la même semaine, son vice-prési­dent et maire d’Andrésy, Hugues Rib­ault, répé­tait à ses réu­nions de quarti­er qu’il « fal­lait accepter le tracé vert », même s’il regret­tait le tracé blanc. Une légère cacoph­o­nie s’est donc emparée des élus de la CA2RS favor­ables à l’autoroute.

A la suite d’un cours magis­tral sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique quelque peu sopori­fique (et surtout mal cal­i­bré sur la prob­lé­ma­tique locale de la A104), le fon­da­teur du COPRA, Vic­tor Blot, qui bouil­lait depuis longtemps sur sa chaise, a réveil­lé le pub­lic en réglant ses comptes avec quelques élus du ter­ri­toire (voir texte joint).

En guise de con­clu­sion, le prési­dent du COPRA a rap­pelé que le col­lec­tif « ne lâchera jamais et rejette ce pro­jet autorouti­er en plein tis­su urbain et non financé ». Finale­ment, le pub­lic sor­tit de la salle tout ragail­lar­di et fort du sou­tien de deux députés UMP de poids : David Douil­let et Pierre Cardo.

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