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Projet de pont entre Achères et Carrières : les associations se mobilisent le 13 et le15 janvier 2023

par | 11 jan­vier 2023 | Achères, André­sy, Asso­cia­tions, Car­rières-sous-Pois­sy, Chan­te­loup-les-Vignes, Com­mu­ni­qués, Conflans-Sainte-Hono­rine, Triel-sur-Seine

L’Appel à mani­fes­ter de l’association “Non au pont d’Achères” (DR)

Vendre­di 13 et Dimanche 15 jan­vier 2023, plu­sieurs asso­cia­tions appellent à la mobi­li­sa­tion contre le pro­jet de 4 voies du dépar­te­ment des Yve­lines, dont l’association « Non au Pont d’Achères » qui a émis le tract qui sert d’illus­tra­tion à cet article. Une mani­fes­ta­tion à par­tir de 11h à Achères (lieu exact : la RD30, au rond point de la rue du 8 Mai 1945) et une réunion publique est orga­ni­sée éga­le­ment le ven­dre­di 13 jan­vier, tou­jours, à Achères, à la  Salle Bus­sières à 20h30. Ces infor­ma­tions, le jour­nal vous les a don­nées le 5 jan­vier der­nier. Ces actions sont en lien avec l’en­quête publique envi­ron­ne­men­tale, qui a été lan­cée depuis décembre 2022 et qui prend fin le 20 jan­vier 2023. Voi­ci le com­mu­ni­qué des asso­cia­tions qui appellent à ces actions qui fait un point sur ces der­nières mais aus­si sur la situa­tion.

Pro­jet de pont entre Achères et Car­rières : Les asso­cia­tions de pro­tec­tion de l’environnement appellent à une mobi­li­sa­tion le 15 jan­vier à 11h00

Le Conseil dépar­te­men­tal des Yve­lines ambi­tionne de créer une 2x2 voies qua­si-auto­rou­tières, dont un pont, entre Achères et Car­rières (78), mais les asso­cia­tions de
pro­tec­tion de l’environnement ne l’entendent pas de cette oreille et dénoncent un pro­jet d’une autre époque, qui aura des consé­quences désas­treuses sur la qua­li­té de l’air (déjà très dégra­dée) et sur l’écoulement de la Seine en cas de crue.
Alors que l’enquête publique se déroule jusqu’au 20 jan­vier, plu­sieurs asso­cia­tions éco­lo­gistes appellent à battre le pavé lors d’une mani­fes­ta­tion qui se dérou­le­ra dans la bonne humeur le : DIMANCHE 15 JANVIER 2023 À ACHÈRES

Le cor­tège par­ti­ra à 11h00 du rond-point situé à l’intersection de la RD30
et de la rue du 8 mai 1945, pour rejoindre l’Hôtel de ville d’Achères, place Gross­krot­zen­burg.

Une réunion publique est aus­si orga­ni­sée afin d’apporter au public les élé­ments de com­pré­hen­sion de ce pro­jet et de ses consé­quences humaines et envi­ron­ne­men­tales

VENDREDI 13 JANVIER 2023 À ACHÈRES – 20h30
La réunion publique se tient Salle Bus­sière, 68 rue Georges Bour­goin.

Un pro­jet qui aurait dû être aban­don­né depuis 10 ans !

Si une enquête publique se déroule actuel­le­ment, ce n’est pas la pre­mière rela­tive à ce pro­jet rou­tier. En effet en 2012 une enquête publique avait été orga­ni­sée dans le cadre de la demande de décla­ra­tion d’utilité public et déjà à l’époque le Com­mis­saire-enquê­teur avait émis un avis défa­vo­rable. Cela n’avait pour­tant pas empê­ché le pré­fet des Yve­lines de pas­ser outre en signant l’arrêté de DUP, comme le rap­pelle Denis Millet, Pré­sident de « Non au pont d’Achères » :
« Les enquêtes publiques per­mettent aux citoyens de s’informer et de s’exprimer sur des pro­jets sus­cep­tibles d’avoir de lourds impacts sur leur envi­ron­ne­ment et leur qua­li­té de vie, mais mal­heu­reu­se­ment l’État, par l’intermédiaire des pré­fets, en a fait de simples actes admi­nis­tra­tifs dénués de toute por­tée. Les avis défa­vo­rables des com­mis­saires enquê­teurs sont rares, sauf peut-être dans cette boucle de Seine, et ils devraient davan­tage être pris en compte par les ser­vices de l’État. Si cela avait été le cas, nous n’en serions pas là aujourd’hui et ce pro­jet serait un mau­vais sou­ve­nir depuis dix ans. »

Une auto­route « A104 Bis »

Ce pro­jet rou­tier de 2x2 voies est en réa­li­té une variante du pro­jet de bou­clage Pro­lon­ge­ment de la Fran­ci­lienne (Pro­jet A104), comme l’explique Chris­tiane Para­vy, Pré­si­dente du C.O.P.R.A 184 :
« C’est en octobre 1989 que Michel Rocard, alors Pre­mier Ministre, décide le « Bou­clage de la Fran­ci­lienne » …Mais qui n’est pas un bou­clage ! …et res­sort des car­tons un vieux pro­jet de 1965 : La réa­li­sa­tion d’une jonc­tion par voie rapide à 2 fois une voie entre l’A15 et l’A13. Si aujourd’hui le Rap­port DURON recom­mande de ne pas pré­voir une réa­li­sa­tion du pro­jet avant 2038, quel que soit le scé­na­rio consi­dé­ré et d’en réexa­mi­ner l’opportunité d’ici 2030, il appa­raît évident que le pro­jet du Conseil dépar­te­men­tal est une A104 Bis, avec toutes les nui­sances qu’une telle auto­route est sus­cep­tible de géné­rer en zone urba­ni­sée. »

De plus, rap­pe­lons la réponse toute récente (datant du 24/11/22) du Ministre délé­gué auprès du Ministre de la Tran­si­tion éco­lo­gique et de la Cohé­sion des ter­ri­toires, char­gé des Trans­ports, suite à la ques­tion écrite d’un séna­teur, au sujet du Pro­lon­ge­ment de la Fran­ci­lienne  : « Devant les enjeux envi­ron­ne­men­taux , liés à la pré­sence de milieux sen­sibles et humains très forts […] le Gou­ver­ne­ment sou­haite pri­vi­lé­gier l’optimisation du réseau rou­tier exis­tant et le report des usa­gers vers les trans­ports col­lec­tifs …».

Un amé­na­ge­ment à contre-cou­rant des enjeux éco­lo­giques

Ce pro­jet, dont les pre­mières études remontent à 2008, est l’illustration par­faite de la vieille poli­tique d’aménagement dont souffre les Yve­lines et qui s’inscrit en déca­lage total des objec­tifs envi­ron­ne­men­taux aux­quels nous devons satis­faire, comme l’explique
Kevin Denis, Pré­sident de l’association Sequa­na :
« Après la crise du Covid, et en pleine crise éner­gé­tique et cli­ma­tique, cha­cun d’entre- nous a pris conscience de la néces­si­té de chan­ger nos modes de mobi­li­tés. Mal­heu­reu­se­ment cette prise de conscience ne semble pas avoir opé­ré chez les élus du Conseil dépar­te­men­tal, qui en pour­sui­vant cette poli­tique du « tout rou­tier » montrent leur inca­pa­ci­té à appré­hen­der les enjeux de notre socié­té et les réels besoins de notre ter­ri­toire.
L’arrêt de la Cour de jus­tice de l’Union euro­péenne du 24 octobre 2019, condam­nant la France pour non-res­pect de la direc­tive 2008/50/CE rela­tive à la qua­li­té de l’air ambiant démontre le déca­lage entre urgence envi­ron­ne­men­tale et action publique.
 »

Villes riches contre villes pauvres ?

Le pro­jet rou­tier du Conseil dépar­te­men­tal, mal­gré toutes les nui­sances qu’il génè­re­ra, est pour­tant sou­te­nu par cer­tains maires yve­li­nois, comme Jacques Myard (Mai­sons-Laf­fitte), Arnaud Péri­card (Saint-Ger­main-En-Laye) ou encore San­drine Dos San­tos (Pois­sy) et l’explication est toute trou­vée pour Antho­ny Effroy (ou celui qui ose­ra), Pré­sident de Rives de Seine Nature Envi­ron­ne­ment :
«  Les élus de ces com­munes voient en ce tron­çon rou­tier l’occasion de réduire le tra­fic
sur leur ter­ri­toire, mais ils font fausse route. Contrai­re­ment à ce qu’affirment le Dépar­te­ment, ce pont n’améliorera pas la cir­cu­la­tion, mais sera en réa­li­té un aspi­ra­teur à voi­tures qui vien­dra satu­rer tout le réseau rou­tier du sec­teur, car cela va créer un TRAFIC INDUIT, comme l’ont démon­tré de mul­tiples orga­nismes scien­ti­fiques, tels l’ADEME, le CEREMA et l’Autorité envi­ron­ne­men­tale. Cela est prou­vé, depuis de nom­breuses années. C’est le « Para­doxe de Braess ».
Tout ça pour quoi ? Amé­lio­rer la qua­li­té de vie déjà très confor­table des habi­tants des com­munes de Mai­sons-Laf­fitte et Saint-Ger­main-En-Laye au détri­ment des habi­tants de com­munes moins pri­vi­lé­giées et subis­sant déjà de fortes nui­sances ?Les habi­tants d’Achères, d’Andrésy, de Chan­te­loup, de Car­rières-sous-Pois­sy et de Triel ont le droit comme chaque fran­çais de vivre dans un envi­ron­ne­ment sain.
Nous pou­vons com­prendre que des maires agissent pour réduire le tra­fic dans leurs com­munes, mais pas si cela doit se faire au détri­ment de l’environnement et de tout un bas­sin de popu­la­tion. Ce pont n’est pas la solu­tion et nous en appe­lons à la res­pon­sa­bi­li­té et à la conscience éco­lo­gique de cha­cun. 
»

Les Asso­cia­tions appellent tous les citoyens des com­munes d’Achères, Pois­sy, André­sy, Car­rières-sous-Pois­sy, Chan­te­loup-les-Vignes, Triel-sur-Seine et de Conflans Sainte Hono­rine à se mobi­li­ser pour être nom­breux lors de la marche du 15 jan­vier.
De nom­breux pro­jets ont pu être empê­chés grâce à la mobi­li­sa­tion citoyenne.

Pour le pont d’Achères c’est main­te­nant qu’il faut agir !

Asso­cia­tions signa­taires de l’appel :
ADIV Envi­ron­ne­ment
Bien Vivre à Ver­nouillet
C.O.P.R.A 184
Non au Pont d’Achères
Rives de Seine Nature Envi­ron­ne­ment
Sequa­na Col­lec­tif Citoyen
Triel Envi­ron­ne­ment

 

 

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