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A Villennes-sur-Seine, Pierre-Fran­­çois Degand n’a­ban­donne pas et fait appel devant le Conseil d’État

par | 30 novembre 2020 | Poli­tique, Villennes/​Médan

Le can­di­dat éter­nel à la mai­rie de Villennes ne veut pas attendre six ans de plus et pense que le Conseil d’É­tat enten­dra ses argu­ments. (Archives J2R) 

La sur­prise a été grande pour l’é­quipe majo­ri­taire : Pierre-Fran­çois Degand, ne vou­lant pas aban­don­ner le com­bat de 2020, a sai­si le Conseil d’E­tat afin de ren­ver­ser le juge­ment du 20 octobre du Tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Versailles qui l’a­vait débou­té dans sa ten­ta­tive d’an­nu­ler l’é­lec­tion muni­ci­pale à Villennes-sur-Seine. 

On le savait meur­tri par la défaite de juin 2020, par seule­ment deux voix. La vic­toire était à sa por­tée mais le des­tin l’a conduit à ce résul­tat, qui est une défaite, même si elle est courte. Requin­qué par son entou­rage, après une réflexion d’un petit mois, il se remet sur le sen­tier du com­bat poli­tique en sai­sis­sant le Conseil d’É­tat : « J’ai plus de chance d’être écou­té par le Conseil d’É­tat car il juge sur le fond et la forme ».

Pour M. Degand, il n’é­tait pas ques­tion de tour­ner la page ; après avoir bien réflé­chi et obser­vé la ges­tion de la majo­ri­té actuelle depuis l’é­té der­nier, il a déci­dé de ne pas lais­ser tom­ber sa ville où il vit depuis sa nais­sance. La conquête de la mai­rie est le Graal poli­tique pour ce « beau gosse » de la poli­tique local qui a l’am­bi­tion de tout réus­sir dans les divers aspects de sa vie : fami­lial, pro­fes­sion­nel et politique.

Inter­ro­gé par la rédac­tion, il veut aller au bout, citant Léo­nard de Vin­ci : « Tout obs­tacle ren­force la déter­mi­na­tion. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas. » Sa vic­toire lui a‑t-elle été volée ? Il n’a pas sou­hai­té uti­li­ser ce terme fort, mais il veut une élec­tion nou­velle où « le can­di­dat sor­tant [NDLR : il a fait allu­sion à l’an­cien maire, Michel Pons] n’u­ti­lise pas les moyens de la ville pour pro­mou­voir tel ou tel can­di­dat. » En effet, la loi inter­dit l’u­ti­li­sa­tion des médias muni­ci­paux pour faire de la pro­pa­gande pour un(e) des candidat(e)s.

En outre, si l’on suit ses argu­ments, le can­di­dat Jean-Pierre Laigneau avait pro­fi­té d’un tir de bar­rage col­lec­tif contre lui, une sorte de « tous sauf Degand » ; dans ces condi­tions, une vic­toire à deux voix près peut être consi­dé­rée comme un résul­tat inéqui­table pour le vain­cu. Ain­si, ne vou­lant pas res­ter, éter­nel­le­ment, can­di­dat, Pierre-Fran­çois Degand espère une issue favo­rable à l’ho­ri­zon de juin 2021, en pleine cam­pagne pour les élec­tions dépar­te­men­tales et régio­nales. Un joyeux désordre s’an­nonce dans la belle ville de Villennes-sur-Seine !

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Muni­ci­pales 2020

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