Actualités

Verneuil honore le Major américain Henry Shurlds

par | 26 août 2020 | Com­mu­niqués, Verneuil-sur-Seine

Le 19 août, une date sym­bol­ique pour Verneuil-sur-Seine. (DR)

Le 19 août, a eu lieu la 76e céré­monie en mémoire du Major améri­cain Shurlds, abat­tu aux com­man­des de son avion au-dessus des bois de Verneuil en 1944. Cette com­mé­mora­tion a égale­ment été celle de la Libéra­tion de Verneuil-sur-Seine, une première.

Elle a pris place dans les bois de Verneuil en présence de Fabi­en Aufrechter, maire de Verneuil, Michel Deb­jay, adjoint au maire délégué aux anciens com­bat­tants, Jean-Claude Char­bault, prési­dent de l’UNC et Albert Poti­er, prési­dent de la FNACA, Madame la Lieu­tenant-Colonel Phyl­lis Kent, attachée de l’air adjointe de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique et des mem­bres en véhicules d’époque du Groupe­ment du matériel de col­lec­tion Over­lord accom­pa­g­nés des porte-drapeaux.

C’est à 10 h 30 devant la Mairie que le cortège a pris le départ accom­pa­g­né des véhicules du Groupe­ment du matériel de col­lec­tion Over­lord (GMCO). Il s’est dirigé vers la stèle en bois de tulip­i­er érigée en l’honneur du Major, située chemin Georges-Rémy. Au-delà de l’homme, Hen­ry Shurlds représente un sym­bole fort à Verneuil, celui des libérateurs.

Georges-Rémy, un témoin de l’histoire

Le 19 août 1944, lorsque l’avion du Major Hen­ry William Shurlds est pris en chas­se, puis abat­tu par un escadron alle­mand, Georges Rémy assiste au trag­ique événe­ment. Le lende­main, il est l’un des pre­miers à se ren­dre sur les lieux de la cat­a­stro­phe, mal­gré la présence de sol­dats alle­mands. Il y décou­vre des pièces d’avion éparpil­lées sur plusieurs cen­taines de mètres. 50 ans plus tard, Georges Rémy entame une cor­re­spon­dance très soutenue avec Mau­ry Shurlds, le frère du pilote. En juin 2012, ce Ver­no­lien est à l’initiative de l’installation de la stèle à la mémoire du Major dans les bois de Verneuil, à quelques mètres des lieux de l’accident. À sa dis­pari­tion, le chemin menant à la stèle reçoit le nom de Georges Rémy.

La Libéra­tion de Verneuil 

La munic­i­pal­ité et les mem­bres de l’Union nationale des com­bat­tants ont décidé qu’à l’occasion de cet anniver­saire, serait célébrée la Libéra­tion de Verneuil-sur-Seine. Cette journée, a célébré tous ceux qui se sont bat­tus pour la Lib­erté, même si dans les faits ce n’est pas la date offi­cielle. « Au tra­vers de cette date sym­bol­ique, nous avons voulu ren­dre hom­mage à tous les com­bat­tants qui ont libéré l’Île-de-France, Verneuil et la France. », souligne Michel Deb­jay, maire-adjoint aux Anciens Combattants.

Une journée tournée vers les symboles

Les porte-dra­peaux ont ren­du hom­mage, par leur présence sym­bol­ique, aux com­bat­tants, et à tous  ceux qui ont don­né leur vie pour servir leur pays.

Une dépose de gerbes, suiv­ie d’un dis­cours offi­ciel a précédé la dif­fu­sion des hymnes de la Grande-Bre­tagne, du Cana­da, des États-Unis d’Amérique et de la France. Ensuite, une minute de silence a con­sti­tué une minute pour une journée, afin de né jamais oublier.

Madame la Lieu­tenant-Colonel Phyl­lis Kent, attachée de l’air adjointe de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, a don­né un mes­sage au nom de son pays. Michel Deb­jay, maire-adjoint aux Anciens Com­bat­tants, a répon­du ain­si : « Madame l’Am­bas­sadeur des États-Unis d’Amérique nous envoie une mar­que d’estime à tra­vers cette délé­ga­tion. Cela nous prou­ve le lien fort entre nos deux pays au cours de cet épisode, ain­si que la volon­té d’honorer ce lien. »

Avant de clô­tur­er la céré­monie, Alain Deck­ler­ck, porte-dra­peau de la ville de Mau­re­court, s’est vu remet­tre le diplôme d’honneur de porte-drapeau.

La céré­monie a été ter­minée par la Marche des sol­dats de Robert Bruce, sym­bole que le Général de Gaulle résuma lors d’un dis­cours à Edim­bourg en 1942 : « Dans cha­cun des com­bats où, pen­dant cinq siè­cles, le des­tin de la France fut en jeu, il y eut tou­jours des hommes d’Écosse pour com­bat­tre côte à côte avec les hommes de France. Ce que les Français pensent de vous, c’est que jamais un peu­ple né s’est mon­tré, plus que le vôtre, généreux dans son ami­tié ». Com­posée au début du XXe siè­cle par Léonce Chomel, cette marche accom­pa­gne sou­vent la revue des troupes par l’autorité prési­dant la céré­monie. Son his­toire peu con­nue, retrace les grands moments de l’alliance fran­co-écos­saise, la plus vieille et la plus riche de l’histoire occidentale.

Alain Deck­ler­ck, porte-dra­peau honoré 

Les porte-dra­peau sont des citoyens, anciens com­bat­tants ou non, qui assurent bénév­ole­ment lors des man­i­fes­ta­tions patri­o­tiques le ser­vice du port du dra­peau tri­col­ore de leur rég­i­ment ou de leur asso­ci­a­tion. Cette mis­sion est haute­ment sym­bol­ique puisque le porte-dra­peau rend hom­mage au nom de la Nation française, aux com­bat­tants et aux dis­parus. Le porte-dra­peau se doit donc d’ex­ercer sa fonc­tion avec dig­nité et constance.

En accom­plis­sant cette mis­sion, les porte-dra­peau sont les dignes représen­tants de leur asso­ci­a­tion et, à ce titre, il leur est dévolu le très grand hon­neur de porter son emblème. Au nom de Geneviève Dar­rieussecq, secré­taire d’État auprès de la min­istre des Armées, Jean-Claude Char­bault a remis, le 19 août, à Alain Deck­ler­ck le diplôme d’honneur de porte-dra­peau : « Mon­sieur, dès qu’il le peut, vient ren­dre les hon­neurs au nom de la Nation française, aux com­bat­tants et aux dis­parus, comme à Ver­dun au vil­lage de Mar­tyrs de Cumières, un des 9 vil­lages détru­it pen­dant la Guerre 14–18, en Bel­gique à Ypres à la porte de Menin ou encore au mémo­r­i­al du Linge à Orbey dans le Haut-Rhin ».

Déroulé de la cérémonie

  • 10 h 30 : Ren­dez-vous a été fixé devant la mairie de Verneuil-sur-Seine pour le départ du cortège et départ du con­voi de GMCO
  • 11 h : Mise en place des véhicules du GMCO sur l’al­lée Georges-Rémy
  • Départ du cortège à par­tir du chemin Georges-Rémy et arrivée à la céré­monie devant la stèle instal­lée dans le bois de Verneuil.
  • Dépose des gerbes par Madame la Lieu­tenant-Colonel Phyl­lis Kent, attachée de l’air adjointe de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Fabi­en Aufrechter, maire, Jean-Claude Char­bault, prési­dent de l’UNC et Albert Poti­er, prési­dent de la FNACA.
  • Minute de silence
  • Allo­cu­tions

Jean-Claude Char­bault, prési­dent de l’UNC

Bernard Duval, prési­dent du GMCO

Madame le Lieu­tenant-Colonel Phyl­lis Kent, attachée de l’air adjointe de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique,

Fabi­en Aufrechter, maire,

  1. Hymnes de la Grande-Bre­tagne, du Cana­da, des États-Unis d’Amérique et de la France.
  2. Remise du diplôme de porte-dra­peau à Alain Decklerck.
  3. Marche des sol­dats de Robert Bruce

Pot de l’amitié.

 

LE PANIER DU MARCHÉ JOEL PICARD LES MERCREDI ET SAMEDI AU 74 RUE PAUL DOUMER À TRIEL-SUR-SEINE

RÉSERVATION LA VEILLE AVANT 15 HEURES AU
07 67 53 45 63 (cliquez)

Municipales 2020