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Un marché immobilier en surchauffe : comment la crise du Covid a redéfini les attentes immobilières

par | 1 juillet 2021 | Éco­no­mie, Immo­bi­lier

Laurent Vimont a pré­sen­té, le 29 juin, les chiffres de son réseau immo­bi­lier, Cen­tu­ry 21. (J2R)

Selon les sta­tis­tiques de Cen­tu­ry 21, pré­sen­tées le 29 juin, le mar­ché immo­bi­lier connaît une forte acti­vi­té pour ce début d’année 2021. Une dyna­mique qui devrait se main­te­nir pour la suite de l’année. Le réseau FNAIM confirme l’a­na­lyse de son réseau confrère.

La crise du Covid a redéfini les attentes immobilières

La crise du Covid, les confi­ne­ments suc­ces­sifs et l’a­dap­ta­tion aux nou­velles mesures sani­taires avec le déve­lop­pe­ment du télé­tra­vail impactent le mar­ché immo­bi­lier, qui connaît sur ce pre­mier semestre 2021 un fort dyna­misme. Cette acti­vi­té impor­tante peut être mise en paral­lèle avec des taux d’in­té­rêt bas ren­dant l’emprunt, pour l’achat d’un bien immo­bi­lier, acces­sible à un plus grand nombre.

Un marché français en surchauffe

A l’échelle natio­nale, le mar­ché de l’im­mo­bi­lier connaît une forte acti­vi­té avec une hausse de 6 % du volume des ventes par rap­port à 2019,  une année pour­tant déjà qua­li­fiée “d’exceptionnelle”. Il est carac­té­ri­sé par une hausse des prix, notam­ment en Bre­tagne et en Nou­velle Aqui­taine qui connaissent res­pec­ti­ve­ment une hausse des prix des mai­sons de 10 % et 14,8 % par rap­port à l’année der­nière. En moyenne les prix atteignent 2306 €/m2 pour une mai­son et 3783€/m2 pour un appar­te­ment. Par ailleurs, les délais de vente se réduisent for­te­ment, pas­sant en moyenne de 100 jours à 80 pour les mai­sons et de 90 à 79 pour les appartements.

Paris, une dynamique à l’œuvre qui nuance

Cepen­dant, les dyna­miques à l’œuvre dans la capi­tale dif­fèrent du reste de la France. Ain­si, les délais de vente sont légè­re­ment plus éle­vés et les prix ont dimi­nué de 3,6 % par rap­port au pre­mier sep­tembre 2020. De plus, par rap­port à 2019, le volume des ventes a dimi­nué de 20 %. Il est inté­res­sant de sou­li­gner une forte attrac­tion pour les achats loca­tifs, qui n’ont jamais été aus­si haut. Les nom­breuses inquié­tudes éco­no­miques semblent inci­ter à l’investissement immobilier.

Une redéfinition des attentes avec le Covid

Le déve­lop­pe­ment du télé­tra­vail a redé­fi­ni les attentes des ache­teurs qui mettent main­te­nant l’accent sur l’espace. Les dif­fé­rents confi­ne­ments ont conduit à quit­ter les hyper-centres comme Paris, où la part des cadres supé­rieurs a dimi­nué de 12,8 %, pour plus de confort et de super­fi­cie. Il en est de même en pro­vince où les villes de taille moyenne deviennent for­te­ment attrac­tives. Ain­si, les futurs ache­teurs recherchent davan­tage d’espace, des pièces en plus, un exté­rieur ou une vue agréable. Si les achats de rési­dences secon­daires ont aug­men­té, ceux des rési­dences que l’on peut qua­li­fier d’hybrides ou de “semi-rési­den­tielles” éga­le­ment. Il s’agit de rési­dences peu éloi­gnées des grandes villes mais avec un cadre de vie plus agréable pour les périodes de télétravail.

Cette recherche d’un cadre de vie agréable à proxi­mi­té de Paris contri­bue à aug­men­ter les prix en Île-de-France de 9,2 % pour les mai­sons et 9,8 % pour les appar­te­ments, bien que de forts écarts per­sistent entre les dif­fé­rents dépar­te­ments. Carac­té­ri­sée prin­ci­pa­le­ment par l’achat de rési­dence prin­ci­pale ou de pla­ce­ment, les cadres moyens sont les prin­ci­paux acqué­reurs dans la région, repré­sen­tant 42,4 % de ces der­niers. Un chiffre en hausse par rap­port aux années pré­cé­dentes, alors que la part des employés et ouvriers dimi­nue signi­fi­ca­ti­ve­ment de 19,9 % dans la région.

Cette redé­fi­ni­tion des attentes immo­bi­lières et les taux d’in­té­rêt bas devraient per­mettre à ce dyna­misme du mar­ché de se main­te­nir pour la suite de 2021.

Article rédi­gé par Romane Destombes

Le point de vue de la FNAIM

Le 30 juin, Jean-Marc Tor­rol­lion, pré­sident de la FNAIM, puis­sante fédé­ra­tion d’a­gents immo­bi­liers en France, a cor­ro­bo­ré les chiffres de son confrère, M. Vimont : toutes les capi­tales régio­nales ont enre­gis­tré de crois­sance allant de 1 % à 5,5 % sauf à Paris entre 2019 et 2020. Pour la France entière, le prix s’é­lève à 2892 €/m2 au 2e tri­mestre 2021, soit une hausse de 5,1 %. Le prix moyen des appar­te­ments se situe à 3 916 €/m2, soit une hausse de 5 % entre le 2e tri­mestre 2020 et 2e tri­mestre 2021. Enfin, pour la caté­go­rie mai­sons, le prix moyen reste éle­vé à 2 364 €/m2, soit une hausse de 5,2 % durant la même période d’ob­ser­va­tion de chiffres.

En exa­mi­nant l’in­dice des prix des 10 grandes villes (base 100 : 2010 caté­go­rie appar­te­ments), Bor­deaux (4753 €/m2), Paris (10371 €/m2 avec un flé­chis­se­ment) et Lyon (4456 €/m2) devancent lar­ge­ment les autres capi­tales régio­nales telles Nantes, Nice, Lille, Stras­bourg. Mar­seille (2534 €/m2) ferme la marche (voir le gra­phique ci-dessous).

En conclu­sion, le volume de tran­sac­tions se sta­bi­lise à un niveau très éle­vé, soit 1 024 000 ventes, le niveau his­to­rique de 2019. Pour la période post-Covid, la FNAIM pré­dit un record de ventes « prin­ci­pa­le­ment lié à un effet de base, rat­tra­page du 1er et 2e confinement. »

 

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