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Selon le département des Yvelines, la décharge sera totalement nettoyée d’ici à décembre

par | 29 juin 2020 | Car­rières-sous-Pois­sy, Com­mu­niqués

La plaine a fait l’ob­jet d’une opéra­tion de net­toy­age après l’ap­pari­tion de la plus grande mer de déchets en Île-de-France. (Pho­to CD78/N. Duprey)

La décharge sauvage de Car­rières-sous-Pois­sy sera entière­ment net­toyée d’i­ci à la fin de l’an­née 2020. Actuelle­ment, près de 65 % des déchets ont été enlevés par l’en­tre­prise Picheta, maître d’œu­vre de l’opéra­tion. Voici le com­mu­niqué du départe­ment des Yvelines.

En jan­vi­er dernier, sur la vaste décharge sauvage située à cheval entre les com­munes de Car­rières-sous-Pois­sy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, débu­tait une pre­mière phase de net­toy­age du site. Grâce à une organ­i­sa­tion col­lec­tive pilotée par le Départe­ment, près de 65 % des déchets de la plaine, sur une emprise de 3,7 hectares, ont été col­lec­tés, triés, puis traités durant 4 mois et ce mal­gré le con­texte de crise san­i­taire. Sans atten­dre lissue de la pre­mière phase, pro­gram­mée pour fin août, et porté par les résul­tats sat­is­faisants dune organ­i­sa­tion qui a fait ses preuves, le Con­seil départe­men­tal a choisi de men­er sans inter­rup­tion une action iden­tique sur lemprise du ter­ri­toire attenant. Objec­tif dépol­luer env­i­ron 75 % de la plaine et des déchets encore présents dici fin décem­bre 2020.

Une pre­mière phase de col­lecte, tri et traite­ment des déchets de la plaine qui s’achève

Dès le début du mois de jan­vi­er 2020, le Départe­ment a entre­pris la mise en place dactions con­crètes sur la plaine.

En amont, sur lemprise de la pre­mière phase (cf. ligne noire et verte ci-dessus), la société ONET a été chargée dassur­er la sécuri­sa­tion du site (7j/7 24h/24) au moyen dun gar­di­en­nage par vidéo­sur­veil­lance à laide dun mât téle­scopique, cou­plé à une sur­veil­lance mobile. Cette présence per­ma­nente a per­mis dinter­rompre à de nom­breuses repris­es des ten­ta­tives dintru­sion sur la plaine. En par­al­lèle et dans le but dassur­er une sécuri­sa­tion pérenne du site, la société MULTICLOS, a entre­pris la pose de 2 200 m de clô­tures sur lemprise con­cernée par la pre­mière phase.

Cette organ­i­sa­tion a ain­si per­mis à la société PICHETA de met­tre en place, dès fin févri­er 2020, un démon­stra­teur capa­ble de tri­er et reval­oris­er les déchets col­lec­tés par les dif­férents engins (hors déchets amiantés).

Cette solu­tion de tri, respectueuse de lenvi­ron­nement, répond égale­ment aux attentes du Départe­ment en matière de réin­ser­tion socialeEn effet, les entre­pris­es ONET et PICHETA par­ticipent, via cette opéra­tion, à la poli­tique départe­men­tale de lutte con­tre lexclu­sion pro­fes­sion­nelle. Appuyées par Activ­i­tY, lagence dinser­tion du Départe­ment, les deux entre­pris­es tit­u­laires du marché ont ain­si engagé 5 Yveli­nois béné­fi­ci­aires du RSA sur des mis­sions de net­toy­age (3 per­son­nes recrutées chez PICHETA) et de sécurité/vidéosurveillance (2 per­son­nes recrutées chez ONET).

À ce jour, cette organ­i­sa­tion col­lec­tive pilotée par le Départe­ment a donc per­mis, mal­gré le con­texte de crise san­i­taire, dobtenir le net­toy­age de près de 65 % des déchets de la plaine, entre mars et juin 2020En juil­let, lenlève­ment des derniers déchets ami­antés encore présents sur lemprise de la pre­mière phase est prévu.

Une deux­ième phase qui s’in­scrit dans la con­ti­nu­ité de l’action

Face à ces résul­tats encour­ageants, le Départe­ment a choisi de men­er sans inter­rup­tion une action iden­tique sur lemprise du ter­ri­toire attenant ; afin de dépol­luer env­i­ron 75 % de la plaine et des déchets encore présents. Ain­si, sans atten­dre lissue de la pre­mière phase, pro­gram­mée pour fin août, la société MULTICLOS clô­ture actuelle­ment lemprise du nou­veau chantier (1427 m de clôtures).

Sagis­sant du gar­di­en­nage, la société ONET va éten­dre son périmètre daction en con­tin­u­ant dassurer une vidéo­sur­veil­lance 7 j/7 et 24 h/24 par mât téle­scopique. À terme, un sys­tème de vidéo­sur­veil­lance, instal­lé par Seine et Yve­lines Numérique, sera implan­té sur le site. Les images seront alors vision­nées en per­ma­nence par le Centre départe­men­tal de super­vi­sion des images (CDSI). Le net­toy­age de la plaine con­tin­uera dêtre effec­tué par la société PICHETA.

 

Un chantier de réha­bil­i­ta­tion visant à créer un nou­v­el espace naturel protégé

La total­ité de ce chantier de réha­bil­i­ta­tion a pour but de créer un nou­v­el espace naturel pro­tégé. En effet, en par­al­lèle de la fin de chantier de la pre­mière phase, BIODIF a dores et déjà engagé les travaux néces­saires à la con­duite dune étude de bio­di­ver­sité qui sera éten­due, dès que pos­si­ble, à lemprise de la deux­ième phase. Ces études, dune durée respec­tive dun an, per­me­t­tront de con­naître au mieux les inter­ac­tions et com­porte­ments des dif­férentes espèces ani­males et végé­tales présentes sur le site, mais aus­si de penser de futurs pro­jets respectueux de lenvi­ron­nement et val­orisant au mieux la bio­di­ver­sité présente.

« Il en va de notre engage­ment à défendre des Yve­lines plus écologique­ment respon­s­ables et de l’héritage que nous souhaitons laiss­er aux généra­tions futures. Aus­si, nous veillerons à ce que le pro­jet choisi per­me­tte un réamé­nage­ment glob­al de la plaine. La créa­tion d’un écosys­tème dédié au bois, à la forêt et à ses usages est une pos­si­bil­ité », souligne Pierre Bédi­er, prési­dent du Con­seil départe­men­tal des Yvelines.

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