Actua­li­tés

Second tour à Triel :
renou­vel­le­ment en pers­pec­tive

par | 23 juin 2020 | Poli­tique, Triel-sur-Seine

Une occa­sion de renou­vel­le­ment des équipes se pré­sente quel que soit le résul­tat (DR)

Puisque le rédac­teur a choi­si un pseu­do, fic­tion­na­li­sons aus­si quelque peu le der­nier acte de nos muni­ci­pales triel­loises en don­nant de plus ou moins gen­tils sur­noms aux pro­ta­go­nistes res­tant en lice au deuxième tour qui res­te­ra, à bien des égards, inédit. Voi­ci une socio­lo­gie poli­tique à notre façon !

Si vous votez pour la liste de Ran­tan­plan …

Eh bien, déso­lé, vous faites par­ti des per­dants, des loo­sers, du der­nier car­ré des Triel­lo-triel­lois qu’on regret­te­ra de temps en temps, tant votre pré­sence nous était deve­nue fami­lière et ras­su­rante, comme si rien n’avait chan­gé dans notre France éter­nelle. Enfin, ces der­nières années ça sen­tait vrai­ment la fin. La droite tra­di­tion­nelle n’a plus vrai­ment d’idée, se rac­croche à des polé­mistes télé­vi­suels, cite Ronald Rea­gan — quelle réfé­rence ! — et Alain Fin­kiel­kraut, homme lucide et pes­si­miste obli­gé, signe des temps, de trou­ver refuge aux côtés d’une famille poli­tique déso­rien­tée, à la recherche de la bous­sole per­due.
FB Triel a du talent & FB Philippe Paillet

Si vous votez pour la liste de Pim­pre­nelle …

Appa­rem­ment, la can­di­date coche toutes les cases, elle est par­faite. Le pro­gramme est fice­lé, joli­ment bar­dé comme le ros­bif (rose au centre) qu’on nous sert le dimanche entou­ré de petits pois carottes (bio bien sûr) dans les bobos … bonnes familles. Elle s’occupe de tout, du social, de l’associatif, de belles petites construc­tions pas­sives, de la cir­cu­la­tion douce, des jeunes, des vieux, du sco­laire, etc. etc. et j’en passe. Enfin vous pou­vez lire tout ça dans leur abon­dante lit­té­ra­ture bien écrite et bien mise en page. Bref, on se demande pour­quoi, devant tant de bien et de belles idées, 32 % des votants ont pré­fé­ré Monte-Cris­to au pre­mier tour ? Sont-ils maso­chistes ? Alors qu’est ce qui cloche ?
En effet, c’est peut être bien parce que Pim­pre­nelle repré­sente, ce que beau­coup res­sentent confu­sé­ment, un je-ne-sais-quoi de pari­sia­nisme édu­qué, une approche savante et socio­lo­gique de l’homo-trielus sur lequel ils se sont pen­chés, confor­tée par une enquête incon­tes­table pour eux. Cela fait long­temps qu’ils y tra­vaillent et ils ont eurê­ka LA SOLUTION. Avec eux, une alliance est incon­ce­vable puisqu’ils ont rai­son … et c’est donc tout ou rien ! Ce sera donc pro­ba­ble­ment rien pour eux ce dimanche 28 juin ! Tout juste au moins six ans de pur­ga­toire dans l’opposition…

Si tou­te­fois, coup de théâtre, ils gagnaient, atten­dez-vous, par­mi les réjouis­sances et nou­veau­tés, à des mani­fes­ta­tions jamais vues à Triel : J’imagine que la Fête du flan serait rem­pla­cée par la Fête des fleurs, des petits oiseaux et des chats deve­nus végé­ta­riens. Nous avons affaire à des sachants, des gens polis, char­mants et ins­truits, mais qui devien­draient bien vite soû­lant pour exac­te­ment les mêmes rai­sons.
FB Triel Autre­ment

Enfin si vous allez voter pour la liste de Monte-Cris­to …

Vous aurez pro­ba­ble­ment choi­si le futur maire de Triel-sur-Seine et son équipe. Sont-ils pour autant la solu­tion ? Leur pro­gramme déborde de pro­po­si­tions, pas for­cé­ment toutes réa­li­sables ou judi­cieuses ! Il fau­dra faire le tri, faire la part entre le sou­hai­table, le réa­li­sable, et, savoir écou­ter les Triel­lois, puis déci­der. Au fond pour ses sou­tiens et élec­teurs, peu importe la fai­sa­bi­li­té du pro­gramme, ils sont séduits ;  beau­coup sont fans et ne veulent pas des autres !

Comme beau­coup de can­di­da­tures aux muni­ci­pales, il s’agit d’entraîner, de faire montre de dyna­misme. Magna­nime, il a patiem­ment atten­du jusqu’à la der­nière minute que la tête de liste de Triel à Venir, dure­ment dés­illu­sion­née par la fer­me­ture de Pim­pre­nelle, libère des colistier(e)s qui vou­laient le rejoindre, et fait ain­si une belle prise de guerre qui élar­git son capi­tal.

Au delà des manœuvres en tout genre, y a‑t-il chez lui une véri­table ligne direc­trice, une cohé­rence ? Une vraie inter­ro­ga­tion, peut-être même une inquié­tude, demeure sur la per­son­na­li­té et les inten­tions réelles de Monte-Cris­to qui, à notre avis, avance mas­qué der­rière un fatras de pro­po­si­tions clien­té­listes.
FB Triel c’est vous

En résu­mé si Pim­pre­nelle est très civi­li­sée, voire trop, Monte-Chris­to peut, dans cer­taines cir­cons­tances, l’être beau­coup moins … Tous les styles sont dans la nature ! A vous donc de voir, de choi­sir, de reje­ter, d’é­li­mi­ner.
En tout cas, Il vaut mieux aller voter que de s’en laver les mains !

Quelques pistes vers une bonne ges­tion …

En pra­tique, le maire fraî­che­ment élu qui a beau­coup pro­mis, découvre, ou plus sou­vent feint de décou­vrir, dans l’exercice de sa charge, qu’il est cer­né par toutes sortes de contraintes et chausse-trappes (GPS&O). En plus, l’argent est rare, il faut aller le cher­cher (sub­ven­tions), faire preuve d’imagination, trou­ver des par­te­naires, publics, pri­vés. Jus­te­ment par­fois trop d’argent peut être un han­di­cap, parce que l’a­bon­dance dis­pense de réflé­chir, encou­rage les solu­tions faciles et peu per­ti­nentes. Au fond la sobrié­té, l’es­prit d’é­co­no­mie serait la plus grande ver­tu d’une bonne poli­tique muni­ci­pale, pri­vi­lé­giant l’as­tuce, l’innovation. De plus, le nou­vel élu arrive en ter­rain incon­nu et doit net­toyer la pous­sière lais­sée sous le tapis par les pré­dé­ces­seurs, pas­ser des com­pro­mis, faire des pro­jets en com­mun avec ses homo­logues.

L’é­lu est tou­jours ten­té de mar­quer son man­dat par une belle réa­li­sa­tion, gage de son action, cela peut conduire à des inves­tis­se­ments stu­pides et coû­teux à la longue. De plus, la dif­fi­cul­té spé­ci­fique à nos com­munes est leur inté­gra­tion dans un ensemble de plus de soixante dix com­munes, une usine à gaz mal pen­sée, trop vite construite, sur­di­men­sion­née et tenue par une vieille clique yve­li­noise qui s’accroche aux branches. L’édifice poli­tique com­mence à se lézar­der ; cela va chan­ger et, si Monte-Cris­to, balayant les craintes expri­mées plus haut, s’avère un bon capi­taine, alors nous aurons, dans quelques années, des résul­tat tan­gibles. Qui vivra ver­ra !

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