Actua­li­tés

Ren­contre avec Sandrina Van Geel, mosaïste

par | 3 juillet 2020 | Culture, Vaux-sur-Seine

Lors de son pas­sage à Vaux-sur-Seine, Sandrina Van Geel nous a accor­dé un entre­tien. (J2R)

L’ar­tiste était de pas­sage en Région Île-de-France pour scel­ler les deux der­nières mosaïques du pro­jet du parc de la Mar­ti­nière  à Vaux-sur-Seine. 

Le sou­rire rayon­nant, avec une approche facile pour évo­quer son tra­vail de mosaïste, Sandrina Van Geel vous sur­prend car elle semble cacher son jeu mys­té­rieux… d’ar­tiste. D’où vient-elle, com­ment a‑t-elle atter­ri à Vaux-sur-Seine et pour­quoi est-elle par­tie dans la Gironde ?

Toute sa bio­gra­phie sera une tâche future pour d’autres jour­na­listes ou de cri­tiques d’art. Ici, à Vaux-sur-Seine, le 29 juin 2020, nous avons décou­vert l’en­semble de sept mosaïques qui font par­tie d’une œuvre col­lec­tive, réa­li­sée avec des habi­tants durant les trois der­niers étés, dans ses ate­liers pour tous, dans le cadre magni­fique du parc de la Mar­ti­nière à Vaux-sur-Seine. Pour Renée Vala­val, cri­tique d’art, “Sandrina van Geel puise son ins­pi­ra­tion dans ses voyages et dans la nature. Dans ses créa­tions, les formes natu­relles coha­bitent avec des êtres ima­gi­naires et nous entraînent dans un voyage poé­tique et colo­ré. Sa géné­ro­si­té se reflète dans l’é­cla­te­ment de cou­leurs qui éloigne toute tris­tesse des murs et des objets qu’elle recouvre de mosaïque.” D’une manière pro­saïque, la nature et ses cou­leurs la font vivre et forgent son ima­gi­naire. Voi­là la refor­mu­la­tion de l’ar­tiste.

 Le banc qui avait été construit à Triel-sur-Seine. (Cré­dit Cabre­ra)

En exa­mi­nant ses sept mosaïques à Vaux-sur-Seine et si l’on se réfère à son chef d’œuvre (voir pho­to ci-des­sus), Sandrina Van Geel a le savoir-faire d’un arti­san et la sen­si­bi­li­té d’une artiste. Céra­miques, pâtes de verre indus­trielles et arti­sa­nales, émaux, ors de Venise sont frag­men­tés en tes­selles avant d’être assem­blés pour com­po­ser des décors sur mesure, ani­més par les contrastes brillants et mats, les éclats de l’or et les cou­leurs vives.

Pen­dant quinze ans, l’ar­tiste est inter­ve­nue dans dif­fé­rents éta­blis­se­ments et dans des com­munes voi­sines de Vaux-sur-Seine afin de réa­li­ser de “fresques col­lec­tives et com­mu­nau­taires”. En amont, elle avait pré­pa­ré les des­sins et les sup­ports pour ensuite “pou­voir tra­vailler avec le public concer­né.” Ces ate­liers ont tou­jours été acces­sibles à tout public dès la mater­nelle. A Triel-sur-Seine, le banc avait fait l’ob­jet d’un tra­vail de trois semaines sur le ter­rain.

Désor­mais, la mosaïste vit dans la Gironde et inter­vient ponc­tuel­le­ment en région pari­sienne. Ain­si, elle a pas­sé quelques jours à Vaux pour finir “le bla­son de la ville” avec un assem­blage de pâte de verre et d’é­maux de Briare (dans le Loi­ret).

La crise de la Covid-19 a affec­té ses acti­vi­tés mais elle a relan­cé ses stages à thème autour de la mosaïque ; ils sont régu­liè­re­ment orga­ni­sés dans son nou­vel ate­lier dans la Gironde, mais par­fois elle fait des inter­ven­tions sur demande. Pro­chaines dates sur demande. Créée il y a quelques années, avec Gilles et Renée Antoine, auteurs de « Mosaïque Maga­zine », l’Association Mosaic Art Tours vous fait décou­vrir l’art de la mosaïque dans le monde. Pro­chai­ne­ment, nous aurons l’oc­ca­sion de la voir à Chan­te­loup-les-Vignes dans le cadre d’une col­la­bo­ra­tion avec la Com­pa­gnie des contraires(1) Sandrina Van Geel expo­se­ra au OB’ART au mois de novembre 2020 au salon d’Ex­po de Bor­deaux.

Note

1. A par­tir du 20 juillet, l’ar­tiste sera à l’œuvre dans le cadre d’un pro­jet de construc­tion d’une fresque en mosaïque avec huit élèves et un édu­ca­teur, dans le cadre d’un ate­lier spé­ci­fique concoc­té avec la Com­pa­gnie des contraires.

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