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Ren­contre avec Alexandre Polaert, un jeune cycliste triellois

par | 11 mars 2021 | Sport, Triel-sur-Seine

Alexandre Polaert, un jeune cycliste ori­gi­naire de Triel et membre du Vélo Club Lucéen depuis fin 2019. Cré­dit pho­to @Vinssout Vélo 

Le mer­cre­di 10 mars, Alexandre Polaert, cou­reur au Vélo Club Lucéen (Eure-et-Loir), est reve­nu sur son par­cours ain­si que sur son quo­ti­dien de cycliste. Depuis plus de 6 ans, il par­court les routes de France lors de ses dif­fé­rentes compétitions.

Son his­toire d’amour avec le vélo com­mence à l’âge de 18 ans. Le goût du cyclisme lui vient au contact de son oncle, Hubert, 57 ans, éga­le­ment cycliste. Alexandre décide alors de s’inscrire au club de cyclisme des Mureaux, décou­vert lors du Forum des asso­cia­tions de Verneuil en 2014. Pen­dant près de deux ans, le jeune natif de Triel arpente les routes d’Île-de-France tous les week-ends pour ses pre­mières com­pé­ti­tions. C’é­tait une pre­mière étape dans sa jeune carrière.

Une ascen­sion progressive

Fin 2016, la jeune car­rière de ce cycliste prend un nou­vel élan. Alexandre fran­chit une nou­velle étape en rejoi­gnant l’équipe du Pari­sis Ath­le­tic Club, le pre­mier club cycliste d’Île-de-France, situé dans le Val-d’Oise. La rai­son de ce chan­ge­ment ? « Une volon­té de fran­chir une étape dans ma car­rière », répond alors Alexandre. « J’avais besoin d’un club plus déve­lop­pé et plus grand que celui des Mureaux pour pro­gres­ser. Je me suis alors rap­pro­ché du PAC (Pari­sis Ath­le­tic Club) et ils sont venus m’observer lors de plu­sieurs courses pour éva­luer mon niveau ».

La pres­sion monte. Alexandre n’a pas envie de déce­voir. Il est fina­le­ment recru­té au club de Pari­sis en octobre 2016. Les com­pé­ti­tions s’enchaînent ; le rythme monte en inten­si­té aus­si. En plus des com­pé­ti­tions le week-end, il faut ajou­ter les « noc­turnes », des courses ayant lieu le soir entre 18 h et 20 h. Alexandre Polaert reste au PAC jusqu’en 2019, où, lors de ses der­niers mois au sein de ce club, il roule en deuxième catégorie.

Une période com­pli­quée, fin 2017

En pleine pro­gres­sion avec son club, une bles­sure remet, tou­te­fois, son ave­nir de cycliste en ques­tion. « En octobre 2017, je suis vic­time d’une bles­sure aus­si gênante que contrai­gnante qui m’a arrê­tée pen­dant plus de deux mois. J’ai pen­sé pen­dant un cer­tain temps à arrê­ter le vélo ». Cepen­dant, Alexandre au men­tal d’acier ne lâche rien et se bat pour reve­nir à son plus haut niveau. Il retrouve la com­pé­ti­tion début 2018. « Au début ça a été dur de reprendre. Les sen­sa­tions ont eu du mal à reve­nir » nous avoue-t-il.

La bles­sure dont a été vic­time Alexandre s’appelle, en lan­gage médi­cal, l’hygroma ischia­tique. Elle se carac­té­rise par un kyste fibreux se déve­lop­pant entre le péri­née et l’entre-jambe. « J’ai même com­men­cé à écrire sur ce que j’ai vécu. Peut-être qu’un jour je publie­rai mon tra­vail si j’en ai envie », confie Alexandre. Cette bles­sure très sou­vent taboue dans le milieu du vélo, il sou­hai­te­rait la dédia­bo­li­ser pour faire prendre conscience de son impor­tance ain­si que de sa fré­quence. En effet, d’après Alexandre, un cycliste sur deux est vic­time de ce pro­blème phy­sique, au cours de sa carrière.

Le Vélo Club Lucéen, un club de Natio­nale 3.

Alexandre vise tou­jours plus haut. Il veut gra­vir un éche­lon sup­plé­men­taire. Il ambi­tionne d’intégrer un club de Natio­nale. Il décide donc de chan­ger de région et d’intégrer le club de Lucé : le Vélo Club Lucéen évo­luant en Natio­nale 3, situé à une heure et demie à peine de sa ville de rési­dence « J’avais envie de chan­ge­ment. Il y avait trois clubs pos­sé­dant le label natio­nal en Île-de-France, mais leurs effec­tifs ne m’intéressaient pas. J’ai donc choi­si de m’éloigner de Paris », explique Alexandre alors âgé de 22 ans. Il débarque, en sep­tembre 2019, dans le club de Lucé, petite ville d’Eure-et-Loir. Ce club compte, par­mi ses licen­ciés, 7 cou­reurs évo­luant dans la même caté­go­rie qu’A­lexandre, la caté­go­rie « Élite », celle juste avant les professionnels.

Un rythme de plus en plus éle­vé pour un cou­reur aux portes du monde professionnel

Évi­dem­ment, plus on monte dans les caté­go­ries, plus le niveau aug­mente. Alexandre en prend, très vite, conscience. Alors, allier études et sport peut deve­nir compliqué.

Après une année en licence d’économie/finance à l’Université de Cer­gy, il part, en 2017 au CFA Uni­ver­si­té et Sports de Paris pour un BUT GEA en alter­nance (Bache­lor uni­ver­si­taire de Tech­no­lo­gie, en ges­tion, entre­pre­na­riat et mana­ge­ment d’activités). C’est un Bache­lor amé­na­gé pour des étu­diants pra­ti­quant un sport à haut niveau. Alexandre se rend compte rapi­de­ment que la charge de tra­vail est impor­tante et que conti­nuer le vélo à côté est impos­sible. Il valide seule­ment une année avant d’arrêter cette formation.

De 2018 à 2020, il se consacre en grande par­tie au vélo en conti­nuant, tout de même, à effec­tuer de petits bou­lots, ici et là, pour gagner un peu d’argent. En 2019 – 2020, il intègre un BTS MUC (Mana­ge­ment des Uni­tés Com­mer­ciales) via le CNED. Chez lui, en l’espace de 6 mois, il valide ce BTS.

Alexandre Polaert (1 er cou­reur en par­tant de la gauche) et ses coéqui­piers lors de leur vic­toire en coupe de France en mars der­nier. Cré­dit pho­to @Vinssout Vélo

Désor­mais, au sein de son club actuel, il se donne à fond afin d’atteindre ses objec­tifs. Il court tous les week-ends à tra­vers l’hexagone à la décou­verte de ter­ri­toires et de routes aus­si riches que variés. « J’ai quand même un pri­vi­lège de pou­voir par­cou­rir la France entière et décou­vrir cer­tains pay­sages sublimes lors de mes com­pé­ti­tions. J’en prends plei­ne­ment conscience », s’enthousiaste-t-il. Mais cela demande une pré­pa­ra­tion intense. « Je m’entraîne en grande par­tie en auto­no­mie entre 14 et 20 heures par semaine. Je vais pas mal cou­rir dans le Vexin vu que ce n’est pas si loin de Triel ».

Les efforts finissent tou­jours par payer. En mars der­nier, son club a rem­por­té la manche col­lec­tive de la coupe de France en Natio­nale 3. Sur le plan per­son­nel, Alexandre Polaert a éga­le­ment rem­por­té la course de Sar­celles en 2018.

Alexandre en plein effort lors du Prix d’Ar­te­nay en août 2020. Cré­dit pho­to : @Vinssout Vélo

Entraî­ne­ments inten­sifs en semaine, com­pé­ti­tions le week-end puis récu­pé­ra­tion avec un kiné per­son­nel chaque semaine, l’emploi du temps d’A­lexandre est déjà bien char­gé ! Le niveau atten­du d’un cou­reur en caté­go­rie pre­mière est en effet éle­vé. Cette rai­son jus­ti­fie un choix d’A­lexandre, en début de sai­son der­nière : « Cette année, j’ai déci­dé de me consa­crer entiè­re­ment au cyclisme. Je ne fais que ça. J’ai lais­sé mes études et les petits jobs que je pou­vais être ame­né à faire de côté pour cette sai­son ». Néan­moins, Alexandre est un jeune homme qui garde les pieds sur terre. « Je n’ai pas dit que j’abandonnais défi­ni­ti­ve­ment mes études. Si cette année je n’arrive pas aux objec­tifs que je me suis fixés, si je ne suis pas assez bon, je pense reprendre des études l’an pro­chain et peut-être même un tra­vail ». Le métier d’entraîneur cycliste pour­rait notam­ment lui plaire.

Une année 2020 difficile

Dans une période com­pli­quée pour tout le monde y com­pris pour les spor­tifs, Alexandre ne baisse pas la tête et compte bien aller de l’avant. « L’année der­nière a été très dure. Nous avons fait seule­ment 10 % du calen­drier ini­tial. Beau­coup de cyclistes ont bais­sé les bras et aban­don­né », évoque le cou­reur du Vélo Club Lucéen. « Les com­pé­ti­tions ont, en effet, été sus­pen­dues, de même que les entraî­ne­ments. Le vélo était inter­dit pen­dant le pre­mier confi­ne­ment », déplore Alexandre. « On a pu, tout de même, réa­li­ser quelques courses à par­tir d’août, mais très peu. La plu­part furent des cri­té­riums, des courses allant de 90 à 150 kilo­mètres sur un cir­cuit d’1,5 kilo­mètre. A la fin c’est répé­ti­tif et usant ». 

En atten­dant, le jeune cycliste aus­si ama­teur de musique et féru de sport, sou­haite atteindre la caté­go­rie pro­fes­sion­nelle au plus vite. Tou­jours en quête de nou­velles sen­sa­tions, il espère enchaî­ner les bonnes per­for­mances en com­pé­ti­tion afin de conti­nuer sa pro­gres­sion au plus haut niveau.

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