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Projet Beauvettes à Andrésy : l’inquiétude s’accroît

par | 22 octobre 2020 | André­sy, Mau­re­court

Le 16 octobre, au Com­plexe Dia­ga­na, a eu lieu la deuxième réunion de concer­ta­tion au sujet de ce pro­jet immo­bi­lier Rue des Beau­vettes. (J2R) 

La deuxième ren­contre entre les pro­mo­teurs, la muni­ci­pa­li­té et des habi­tants, dont de nom­breux Mau­re­cour­tois, n’a pas été cou­ron­née de suc­cès. La méfiance et l’in­quié­tude ont mar­qué cette séance de concertation. 

Lors de la soi­rée du 16 octobre, une cin­quan­taine de rive­rains de la Rue des Beau­vettes s’é­taient don­né ren­dez-vous au Com­plexe Dia­ga­na afin d’é­vo­quer, pour la deuxième fois, le pro­jet qui fait débat à André­sy et à Maurecourt.

Les réac­tions sur ce pro­jet de 40 loge­ments sur une par­celle de 4319 m2, nichée entre la RD 55 et la Rue des Beau­vettes, repré­sentent net­te­ment un cas du syn­drome NIMBY (Not in my backyard) : oui aux loge­ments, mais pas ici !

De plus, le quo­ta de loge­ments sociaux, qui fait l’ob­jet d’une course contre la montre à André­sy, est seule­ment 17 %, alors que, léga­le­ment, il devrait être 25 %. Quoi de mieux que de l’en­voyer (presque) chez les voi­sins de Mau­re­court ? Le public de cette réunion était mau­re­cour­tois dans sa large majo­ri­té. Avec l’ap­pui des élus de Mau­re­court, dont le maire Joël Tis­sier, le public a sou­li­gné les défauts de ce pro­jet :
– insuf­fi­sance des équi­pe­ments publics ;
– aug­men­ta­tion du flux de voi­tures et, par consé­quent, des nui­sances sonores dans un quar­tier pai­sible ;
– pro­blème d’ac­cès, la Rue des Beau­vettes étant trop exi­guë ; il fau­drait pré­voir une entrée par la RD 55 et réa­li­ser une sorte de rond-point ;
– inco­hé­rence par rap­port au tis­su pavillon­naire actuel car la den­si­té « détrui­rait le cadre de vie » des riverains.

Après deux heures de palabres et de contre-argu­ments, la concer­ta­tion n’a­van­çait pas. Un des élus de Mau­re­court, M. Talon, a sug­gé­ré « une consul­ta­tion citoyenne sur l’op­por­tu­ni­té ou pas de ce pro­jet. » Une sorte de fin de non-rece­voir a été don­née par la muni­ci­pa­li­té d’Andrésy.

Une femme pré­sente a sou­li­gné l’in­quié­tude qui enfle, décla­rant « Vous n’a­vez pas encore les résul­tats des études de sol ». Une autre à ajou­té « Vous pour­riez com­men­cer à cal­cu­ler la perte de la valeur immo­bi­lière de nos biens ». Le pro­mo­teur Ali­la, qui se veut d’en­ver­gure natio­nale, n’a pas don­né de réponse.

En revanche, l’ar­chi­tecte Nico­la Spi­net­to, qui vante le modèle du loge­ment social fran­çais, a réagi : « Si l’on ne construit pas là, où peut-on le faire ? ». Voi­là une ques­tion qui mérite une réflexion en deux temps.

D’a­bord, les règles per­mettent de mener ce pro­jet sur la par­celle pré­vue. Pour­quoi les rive­rains s’in­surgent-ils contre ce droit « invio­lable et sacré » de la pro­prié­té fon­cière. Certes, ils se disent non-infor­més mais quelques malins le savaient et ont même eu le temps de vendre  leur loge­ment, pour par­tir il y a quelques mois. L’é­quipe muni­ci­pale, par l’in­ter­mé­diaire de Michel Près, maire adjoint, n’a pas flan­ché et « a assu­mé la dimen­sion sociale de ce pro­jet. »

Ensuite, l’in­co­hé­rence évo­quée lors de la concer­ta­tion n’est pas due au pro­mo­teur. C’est le résul­tat d’une inco­hé­rence poli­tique entre les muni­ci­pa­li­tés d’An­dré­sy et de Mau­re­court, qui se sont igno­rées pen­dant de nom­breuses années. En outre, Mau­re­court avait bou­dé l’in­ter­com­mu­na­li­té CA2RS. Désor­mais, Joël Tis­sier, maire de Mau­re­court, sait ce qu’il faut faire pour atté­nuer la por­tée de ce pro­jet : aller voir son voi­sin Lio­nel Wastl, nou­veau maire d’An­dré­sy, pour en par­ler. Ce serait d’au­tant plus facile que tous deux ont mili­té ensemble dans le même parti.

 

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