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par | 6 sep­tembre 2020 | Culture

Vue de la Seine depuis le don­jon de La Roche-Guyon (DR)

À la fin du mois d’août 2016, nous avions visi­té le musée et le châ­teau de La Roche-Guyon à l’invitation de son direc­teur. Il n’y a qu’à voir la sur­prise des visi­teurs les plus mati­naux ren­con­trés dans les dédales du châ­teau de La Roche-Guyon pour réa­li­ser l’intérêt du détour. Nous l’avons visi­té par une chaude jour­née d’été à l’invitation d’Yves Che­val­lier, ordon­na­teur des lieux et des évè­ne­ments pour encore quelques semaines

Il fau­drait une sorte de fil d’Ariane pour ne pas se perdre dans les innom­brables salles et recoins de ce musée res­té “dans son jus”, comme épar­gné par les nou­velles modes qui ne man­que­ront pas de chan­ger son visage dans l’avenir. Cepen­dant, on peut encore y appré­cier une expo­si­tion tem­po­raire à domi­nante “art contem­po­rain” consa­crée aux sièges d’hier et d’aujourd’hui, tels que ceux ima­gi­nés par Philippe Starck et Niki de Saint Phalle.

Visite gui­dée, du XIe siècle à la Deuxième Guerre mon­diale

Mor­ti­mer trouve une inven­tion extra­or­di­naire dans le châ­teau

Les thèmes et les motifs de visite se bous­culent et le conte­nu comme le conte­nant de l’endroit sont pareils à un caphar­naüm : les ama­teurs de “Blake et Mor­ti­mer” y viennent comme en pèle­ri­nage pour revivre l’album Le Piège dia­bo­lique ; les férus d’histoire y trou­ve­ront, pêle-mêle, les ves­tiges d’un châ­teau tro­glo­dy­tique édi­fié vers 1066 pour défendre l’Île-de-France, un esca­lier sou­ter­rain d’une cen­taine de marches creu­sé dans le flanc du pla­teau qui mène au don­jon ; ensuite, ils feront un saut dans le temps sur­ement trop rapide pour les médié­vistes, au XVIIIe siècle où le châ­teau va prendre sa forme actuelle avec une entrée monu­men­tale baroque. On apprend au détour, avec regret, la dis­pa­ri­tion du conte­nu d’une magni­fique biblio­thèque de 12 000 livres anciens, dis­per­sée en 1987 pour des rai­sons suc­ces­so­rales ! Arrê­tons-nous sur la figure, non pas de l’auteur des maximes, Fran­çois de La Roche­fou­cauld, dont les des­cen­dants occupent encore une par­tie des lieux, mais sur la duchesse d’En­ville, deve­nue citoyenne de La Roche-Guyon. En l’ab­sence d’enfant mâle, elle com­men­ça, au début de son exis­tence, par faire excep­tion à la loi salique mais elle fut, éga­le­ment, rebelle à son ori­gine ; elle était une ardente par­ti­sane des idées nou­velles, à tel point qu’elle sur­vé­cut à la folie meur­trière de la Ter­reur grâce à une péti­tion des citoyens de La Roche-Guyon. Enfin les connais­seurs de la Deuxième Guerre mon­diale se sou­viennent que le châ­teau fut tem­po­rai­re­ment occu­pé par le maré­chal Rom­mel, en charge du mur de l’Atlantique juste avant que son impli­ca­tion dans le com­plot contre Hit­ler mette fin à sa car­rière. Du rifi­fi chez les nazis !

L’a­ve­nir est au tou­risme flu­vial

Les amé­na­ge­ments de la Seine mobi­li­se­ront, de plus en plus, nos déci­deurs ces pro­chaines années. La Roche-Guyon n’y échappe pas : la construc­tion d’une escale flu­viale a été déci­dée en 2017.

Pon­ton d’accès aux bateaux ©HAROPA — Ports de Paris

Cet ouvrage per­met l’accostage des bateaux de croi­sière de 200 per­sonnes et de plus de 100 m de long, sou­la­geant la halte de Ver­non et aug­men­tant la capa­ci­té tou­ris­tique du Vexin : le châ­teau, mais aus­si Giver­ny, le domaine de Vil­lar­ceaux, la val­lée de l’Epte… Ces équi­pe­ments sont réa­li­sés dans la pers­pec­tive de l’ouverture, un peu plus loin­taine mais cer­taine, du Canal Seine Nord Europe qui relie­ra l’Escaut à la Seine.

Le châ­teau de La Roche-Guyon accueille actuel­le­ment 70 000 visi­teurs par an. Un afflux de tou­ristes, esti­mé entre cinq et vingt milles par an, est à espé­rer ou bien à craindre ! Le pari est réus­si puisqu’il y a un finan­ce­ment (par Ports de Paris) et il n’y a pas d’opposition car les pré­ven­tions éco­lo­giques habi­tuelles ont été levées et les études préa­lables effec­tuées. Si on se rap­proche de l’est de GPS&O, on se dit subi­te­ment que la halte flu­viale au niveau de l’Île de Pla­tais à Médan, mise entre paren­thèses compte tenu des mul­tiples recours de rive­rains sou­cieux de leur tran­quilli­té et d’autres moti­va­tions, inter­dit pour l’instant toute relance éco­no­mique de ce lieu naguère très dyna­mique (pis­cine res­tau­ra­tion, etc.). Cha­cun devrait com­prendre que la crois­sance du tou­risme flu­vial peut aus­si pro­fi­ter à notre ter­ri­toire.

L’es­cale flu­viale a été mise en ser­vice le 1er août 2018

Vue depuis le pont du bateau sur le châ­teau ©HAROPA — Ports de Paris

L’é­ta­blis­se­ment public Ports de Paris (ou Port auto­nome de Paris) dont la mis­sion est de déve­lop­per le tra­fic flu­vial en Île-de-France a por­té ce pro­jet. Le trans­port flu­vial de pas­sa­gers en Île-de-France connaît un suc­cès nou­veau avec près de 8 mil­lions de pas­sa­gers trans­por­tés en 2018. Il n’est pas rare de voir pas­ser de beaux bateaux de croi­sière flu­viale à Triel-sur-Seine. La croi­sière avec héber­ge­ment ne cesse de faire des adeptes chez les étran­gers qui découvrent le patri­moine fran­ci­lien et nor­mand au fil de la Seine. Grâce à un réseau de nou­velles escales qui se conso­lide d’année en année (escales du Pecq dans les Yvelines et de La Roche-Guyon dans le Val‑d’Oise), les croi­sié­ristes déve­loppent leur offre au pro­fit de nou­veaux voya­geurs. Peut être, nos com­munes, par­ti­cu­liè­re­ment celles d’An­dré­sy, de Médan, de Villennes et de Triel, pour­raient por­ter un pro­jet d’es­cale flu­viale.

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