Actualités

Le crédit immobilier entre dans une zone d’incertitude

par | 4 octobre 2021 | Éco­no­mie, Immo­bi­lier

La Banque de France suit les sta­tis­tiques de la pro­duc­tion de cré­dit immo­bi­lier. (DR)

Des taux glo­ba­le­ment en baisse en octobre, mal­gré quelques hausses iso­lées, à sur­veiller dans un contexte de baisse des taux d’usure… et une pro­duc­tion de cré­dits tou­jours record !

En octobre, les taux de cré­dit pour­suivent leur baisse dans plu­sieurs banques avec l’objectif pour elles de pro­fi­ter des der­nières semaines de l’année 2021 pour pla­cer leurs liqui­di­tés et com­men­cer à consti­tuer des stocks pour 2022. Une bonne nou­velle au vu de la baisse des taux d’usure effec­tive depuis le 1er octobre. Mais qu’en sera-t-il en cas de remon­tée de taux, ou pour les emprun­teurs qui ne béné­fi­cient pas des taux les plus bas ou empruntent avec un pro­blème de san­té ? En ce mois d’octobre rose, Vous­fi­nan­cer conseille celles qui veulent emprun­ter après un can­cer du sein notam­ment grâce au droit à l’oubli…

Taux de cré­dit en octobre : encore quelques baisses, mais aus­si quelques hausses iso­lées dans trois banques régionales

En octobre, quelques banques ont à nou­veau bais­sé leur taux de cré­dit immo­bi­lier, jusqu’à 0,15 %, mais cer­taines uni­que­ment pour les meilleurs pro­fils, par­mi les tranches de reve­nus les plus éle­vées. Par ailleurs, trois banques régio­nales ont remon­té leurs taux de 0,05 à 0,15 %. Des hausses, certes iso­lées, mais inédites dans les barèmes depuis le mois de juillet.

Les taux moyens sont actuel­le­ment stables à 0,95 % sur 15 ans, 1,10 % sur 20 ans et 1,35 % sur 25 ans. Pour les meilleurs pro­fils, il est tou­jours pos­sible d’emprunter à moins de 1 % quelle que soit la durée (0,50 % sur 15 ans, 0,70 % sur 20 ans et 0,90 % sur 25 ans au mieux). « Ce mois d’octobre est la der­nière ligne droite pour les banques pour atteindre leurs objec­tifs de pro­duc­tion et même les dépas­ser pour cer­taines qui ont encore beau­coup de liqui­di­tés à pla­cer ! C’est pour­quoi la hausse de l’inflation n’est pour l’instant pas réper­cu­tée sur les taux de cré­dit. Cet automne est donc très pro­pice pour ceux qui ont un pro­jet immo­bi­lier. Dès le mois de novembre, les comp­teurs seront remis à zéro et les dos­siers de cré­dit dépo­sés seront comp­ta­bi­li­sés dans la pro­duc­tion de l’année pro­chaine, condui­sant les banques à appli­quer une poli­tique com­mer­ciale en lien avec leurs ambi­tions pour 2022 », ana­lyse Julie Bachet, direc­trice géné­rale de Vousfinancer.

L’analyse des barèmes de taux du mois est à mettre en pers­pec­tive avec l’annonce de la baisse des taux d’usure, taux maxi­mum aux­quels il est pos­sible d’emprunter, pour le der­nier tri­mestre 2021. Ils s’établissent désor­mais à 2,43 % sur moins de 10 ans, 2,39 % sur 10 ans à moins de 20 ans et 2,41 % sur 20 ans et plus, des niveaux his­to­ri­que­ment bas. « Ces der­niers mois, sous l’effet des recom­man­da­tions du Haut conseil de sta­bi­li­té finan­cière, les banques ont prin­ci­pa­le­ment ciblé les emprun­teurs entrant dans ces cri­tères qui, sous l’effet de la forte concur­rence inter­ban­caire, ont pu obte­nir des taux records. Ces baisses de taux ont été réper­cu­tées évi­dem­ment sur les taux d’usure qui ont éga­le­ment recu­lé mais risquent de péna­li­ser ceux qui ne béné­fi­cient pas des taux les plus bas ou davan­tage d’emprunteurs en cas de remon­tée des taux, à cause de l’effet ciseaux qui en décou­le­rait », explique San­drine Allo­nier, direc­trice des études de Vousfinancer.

Pro­duc­tion de cré­dits : encore un record pour un mois d’août !

Mois après mois, la pro­duc­tion de cré­dits conti­nue à pul­vé­ri­ser les records ! En août 2021, la pro­duc­tion de cré­dits nou­veaux à l’habitat, hors rené­go­cia­tions, liée uni­que­ment à des tran­sac­tions immo­bi­lières, a atteint selon la Banque de France un niveau inédit pour un mois tra­di­tion­nel­le­ment plus calme à 19,6 mil­liards d’euros après 20,3 mil­liards d’euros, en juillet.

Ain­si, au glo­bal sur les 8 pre­miers mois de l’année 2021, la pro­duc­tion de cré­dits atteint un niveau record à 150,6 mil­liards d’euros hors rené­go­cia­tions, contre 118 mil­liards d’euros à la même période en 2020, soit une hausse de 27,6 % !

« Depuis le mois de mars, la pro­duc­tion de cré­dits, hors rené­go­cia­tions atteint des records et l’année 2021, de ce point de vue-là, devrait res­ter dans les annales. Pour rap­pel, en 2020 la pro­duc­tion hors rené­go­cia­tions avant atteint au glo­bal 192 mil­liards d’euros, et 193 en 2019, des chiffres qui devraient être lar­ge­ment dépas­sés en 2021, avec une pro­duc­tion liée uni­que­ment à des tran­sac­tions qui pour­rait dépas­ser les 210 mil­liards d’euros », pro­nos­tique San­drine Allonier.

Octobre rose : le droit à l’oubli, une solu­tion pour emprun­ter sans être péna­li­sé par les taux d’usure en baisse

Alors que les taux d’usure viennent encore de bais­ser, il devient de plus en plus dif­fi­cile pour ceux qui ont un pro­blème de san­té de réus­sir à emprun­ter. Pour­quoi ? C’est le taux annuel effec­tif glo­bal (TAEG) du prêt qui ne doit pas dépas­ser le taux d’usure, en incluant donc le taux nomi­nal mais aus­si l’assurance emprun­teur, les frais de dos­sier, frais de cour­tage, et garan­ties obli­ga­toires… (article R. 314–11 du code de la consom­ma­tion). En effet, si à la base, le taux d’usure était cen­sé pro­té­ger les emprun­teurs en inter­di­sant l’octroi de prêt à des condi­tions de taux « hors mar­ché », lorsqu’il est trop bas comme c’est le cas depuis quelques mois, il peut exclure des emprun­teurs qui ont un taux d’assurance trop éle­vé, en rai­son de leur âge ou de sur­primes impor­tantes, alors même qu’ils sont finan­çables du point de vue de leur endet­te­ment et reste-à-vivre.

Heu­reu­se­ment des solu­tions existent… Depuis le 2 sep­tembre 2015, la conven­tion AERAS (S’As­su­rer et Emprun­ter avec un Risque Aggra­vé de San­té) pré­voit un droit à l’oubli, acces­sible aux per­sonnes qui ont été atteintes, plu­sieurs années aupa­ra­vant, d’une patho­lo­gie can­cé­reuse. Objec­tif : leur per­mettre de ne pas être péna­li­sées par des sur­primes ou des exclu­sions de garan­ties lors de la sous­crip­tion d’un contrat d’assurance emprun­teur et donc d’accéder plus faci­le­ment à l’emprunt.

Le droit à l’oubli donne ain­si le droit aux can­di­dats à l’emprunt concer­nés de ne pas décla­rer un can­cer sur­ve­nu avant la demande d’emprunt dans deux cas : si le can­cer a été diag­nos­ti­qué avant l’âge de 21 ans avec des trai­te­ments ter­mi­nés depuis 5 ans, ou pour les plus de 21 ans, si le pro­to­cole thé­ra­peu­tique (c’est-à-dire la phase des trai­te­ments par chi­rur­gie, radio­thé­ra­pie ou médi­ca­men­teux) est ache­vé depuis plus de 10 ans, quel que soit le can­cer dont il a été atteint.

« Le droit à l’oubli per­met désor­mais et depuis 2015 à des malades du can­cer en rémis­sion de ne plus avoir à le men­tion­ner à leur assu­reur et ain­si de pou­voir béné­fi­cier du même taux d’assurance qu’une per­sonne qui n’a jamais eu de can­cer ! C’est vrai­ment très impor­tant pour toutes les familles tou­chées par cette mala­die et qui sou­haitent pou­voir conti­nuer à faire des pro­jets une fois la gué­ri­son atteinte. Avec le niveau actuel des taux d’usure, la moindre patho­lo­gie peut entraî­ner un refus de cré­dit à cause du poids de l’assurance dans le TAEG ; le droit à l’oubli est donc un vrai levier dont il faut par­ler notam­ment en ce mois d’octobre rose ! C’est notre mis­sion en tant que cour­tier en cré­dit éga­le­ment cour­tier en assu­rance de par­ta­ger ce type d’informations sou­vent mécon­nues avec nos clients », conclut Julie Bachet.

A pro­pos de Vousfinancer

Vous­fi­nan­cer, réseau de 200 agences de cour­tage en cré­dits immo­bi­liers, accom­pagne de façon per­son­na­li­sée, les par­ti­cu­liers dans la recherche de la meilleure solu­tion de finan­ce­ment pour leur pro­jet immobilier.

Le ser­vice de Vous­fi­nan­cer se base sur la ren­contre avec un seul et unique inter­lo­cu­teur expert en finan­ce­ment, la trans­pa­rence (mon­tage du dos­sier finan­cier réa­li­sé avec le client), et la garan­tie de trou­ver rapi­de­ment la solu­tion glo­bale la plus adé­quate (assu­rance de prêt, taux, garan­ties, men­sua­li­tés, durées, coût du cré­dit, frais de dos­siers, par­te­naires ban­caires). Vous­fi­nan­cer pro­pose éga­le­ment des solu­tions pour les cré­dits pro­fes­sion­nels et le rachat de crédits.

Aider notre jour­nal indé­pen­dant en sous­cri­vant à l’a­dresse sui­vante. Par avance mer­ci : https://fr.tipeee.com/les-2-rives-yvelines

LE PANIER DU MARCHÉ JOEL PICARD LES MERCREDI ET SAMEDI AU 74 RUE PAUL DOUMER À TRIEL-SUR-SEINE

RÉSERVATION LA VEILLE AVANT 15 HEURES AU
07 67 53 45 63 (cli­quez)

Municipales 2020

Share This