Actua­li­tés

Les com­man­di­taires et le construc­teur de la Mai­son de fer de Pois­sy (pre­mière par­tie)

L’inauguration, le same­di 19 sep­tembre 2020, de la Mai­son de fer de Pois­sy, recons­truite dans le Parc Meis­so­nier, a mar­qué la renais­sance de cet impor­tant élé­ment du patri­moine local. Elle a été l’aboutissement d’un remar­quable pro­jet de sau­ve­tage d’un ori­gi­nal bâti­ment en ruines, construit en 1896.

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La Covid-19 accé­lère l’économie cir­cu­laire

par | 6 juillet 2020 | Éco­no­mie

Le prin­ci­pal acteur sur ce mar­ché de l’acheminement, à savoir Mon­dial Relay, a inter­rom­pu ses acti­vi­tés pen­dant le confi­ne­ment (DR)

Le Jour­nal des deux rives est en pre­mière ligne pour obser­ver un véri­table phé­no­mène dans les foyers fran­çais : le boom du mar­ché de l’occasion. Non, vous n’êtes pas le seul, ou plu­tôt la seule, à le faire : pour renou­ve­ler votre garde-robe ou celle de vos enfants, vous vous pré­ci­pi­tez sur les nou­velles pla­te­formes appa­rues sur la toile pour vendre ce qui ne vous sert plus comme vos habits, enfin ce qui vous habille de la tête aux pieds : chaus­sures, che­mises, T‑shirts, etc.

Les grandes enseignes de l’habillement ont beau­coup de sou­ci à se faire depuis que les Français(es) vont faire leurs courses sur Vin­ted car, méca­ni­que­ment, ce que la consom­ma­trice achè­te­ra d’occasion, elle ne l’a­chè­te­ra plus en maga­sin ou en ligne !

Déve­lop­pe­ment de l’économie cir­cu­laire avec Vin­ted

Le plus ver­tueux dans l’affaire est le prin­cipe de réuti­li­sa­tion. C’est, par­ti­cu­liè­re­ment, le cas du sec­teur du recy­clage de l’habillement, dont le Relais Val de Seine de Chan­te­loup-les-Vignes, est déjà l’acteur impor­tant depuis long­temps. Plus récem­ment, les grandes sur­faces, tou­jours à l’af­fût des der­nières ten­dances, ont mis en place des rayons de seconde main (cf. Le Pari­sien du 6 juillet(1)). Après le tex­tile, il y a comme un inven­taire de notre consom­ma­tion : DVD, raquettes, smart­phones, outils, tout s’achète et tout se vend. Pen­dant cette paren­thèse, les Fran­çais ont eu lar­ge­ment le temps de trier, d’in­ven­to­rier et de mettre en vente !

La paren­thèse de la Covid-19 a ren­for­cé le phé­no­mène

Au plus fort de la crise du Covid-19, les ventes et les achats ont lit­té­ra­le­ment explo­sé sur Vin­ted et l’ironie a vou­lu que, dans le même temps, le prin­ci­pal acteur sur ce mar­ché de l’acheminement, à savoir Mon­dial Relay, inter­rom­pit ses acti­vi­tés ; ain­si, La Poste a béné­fi­cié, à tra­vers sa filiale Chro­no­post, de l’aubaine pen­dant presque trois mois sans aucune concur­rence. Elle s’en est tirée tant bien que mal en pro­po­sant le pro­duit Shop to Shop, tra­dui­sez de Relais à Relais. Or, ce n’est pas parce qu’on choi­sit une expres­sion anglaise qui fait plus smart coco que l’on tra­vaille mieux ; ce ser­vice qui pré­exis­tait davan­tage à l’état de concept mar­ke­ting, a sou­dai­ne­ment été très sol­li­ci­té. Pour cer­taines vin­te­deuses, ce fut un véri­table cal­vaire ! On ne connaît pas exac­te­ment l’importance des retards, des colis per­dus, des livrai­sons en point de retrait sans rap­port avec l’adresse de l’a­che­teuse. Bref, Chro­no­post a don­né plus que l’impression d’un ser­vice dépas­sé par le volume à trai­ter. En effet, ses livreurs exter­na­li­sés puis toute la chaîne d’acheminement étaient plus habi­tués à la livrai­son qu’à cette extra­or­di­naire col­lecte ! La reprise du ser­vice en sor­tie de Covid par Mon­dial Relay, appuyé par un nou­vel entrant la socié­té Relais Colis, acteur his­to­rique créé par La Redoute après mai 68, fut un véri­table sou­la­ge­ment pour Chro­no­post qui pré­fé­ra fina­le­ment jeter l’éponge.

Ain­si, une crise est comme tou­jours le déclen­cheur ou l’ac­cé­lé­ra­teur d’évolutions lar­vées. Un mar­ché d’échanges hori­zon­taux, one to one comme disent les péteux de mar­ke­teurs et autres imbu­vables com­mu­ni­cants pour ne pas sim­ple­ment dire « entre par­ti­cu­liers », prend son envol défi­ni­tif pour quelques années. Dans le sec­teur du tex­tile, lar­ge­ment délo­ca­li­sé sur le bas et le moyen de gamme, cette crise pour­rait être l’occasion de marier mon­tée en gamme et relo­ca­li­sa­tion. Qui vivra ver­ra !

Note

1. Le Pari­sien : com­ment la crise du coro­na­vi­rus a boos­té le mar­ché de l’occasion :
https://​www​.lepa​ri​sien​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​c​o​n​s​o​m​m​a​t​i​o​n​/​c​o​m​m​e​n​t​-​l​a​-​c​r​i​s​e​-​d​u​-​c​o​r​o​n​a​v​i​r​u​s​-​a​-​b​o​o​s​t​e​-​l​e​-​m​a​r​c​h​e​-​d​e​-​l​-​o​c​c​a​s​i​o​n​-06 – 07-2020 – 8347869.php

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