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Des yvelinois en colère se mettent en marche contre Macron

par | 24 mars 2023 | Achères, Pois­sy

Les che­mi­nots d’A­chères étaient aux avant postes de la lutte contre une réforme injuste. (J2R)

Le 23 mars serait « un tour­nant » dans les mémoires des syn­di­ca­listes et des mani­fes­tants contre la réforme de la retraite vou­lue par le Pré­sident Emma­nuel Macron. Des yve­li­nois de toute ori­gines sociales se sont don­nés ren­dez-vous à Pois­sy pour prendre la route de Paris aller mani­fes­ter contre la poli­tique « néo­li­bé­rale » d’un gou­ver­ne­ment pyra­mi­dal.

L’a­vant veille, on avait réser­vé une place dans le car de la CGT-Pois­sy pour pou­voir suivre les « mar­cheurs » contre la réforme de la retraite vou­lue par le pré­sident Emma­nuel Macron et son gou­ver­ne­ment. Le 23 mars, on était là pour véri­fier la pos­si­bi­li­té d’être « embar­qué dans le cor­tège de la CGT ».  Les orga­ni­sa­teurs avaient loué deux cars qui se sont rem­plis rapi­de­ment ; il y avait plus de demande que d’offre. Un signe pré­cur­seur que la manif à Paris allait être « his­to­rique ». On a ren­con­tré les anciens et les jeunes qui échangent sur les argu­ments non convain­cants de M. Macron lors de son pas­sage audio­vi­suel du 22 mars : nuls et non rece­vables !

De leur côté, avant même de prendre le car, les che­mi­nots d’A­chères étaient dans une colère saine : « On ne lâche rien, Macron ; on est là ! » Edouard, un jeune mani­fes­tant tra­vaillant dans ENEDIS, une entre­prise majeure de l’élec­tri­ci­té, se pré­pa­rait en man­geant un sand­wich et un buvant une canette de Red­bull, une bois­son éner­gi­sante. Pour lui, il n’est pas ques­tion de « mou­rir dans les chan­tiers ».  Dans le bus, on passe en revue les consignes : suivre les cor­tèges, reve­nir au par­king du car à 18 heures et sau­ve­gar­der les coor­don­nées por­tables des orga­ni­sa­teurs. En  outre, on deman­da de par­ti­ci­per à la caisse de grève et aux dépenses des cars. Le dic­ton d’un syn­di­ca­liste che­vronne reste d’ac­tua­li­té : une grève sans sous n’est pas assu­rée d’être vic­to­rieuse.

A Paris, les deux cars sont vite arri­vés au bou­le­vard Richard Lenoir, près de la Bas­tille, lieu de départ de la mani­fes­ta­tion. A 14 heures, cela grouillait du monde. Tout suite, on était dans un océan de mani­fes­tants de tout hori­zon et d’o­ri­gine sociale et poli­tique. La vibra­tion popu­laire nous a conduit à suivre en dia­go­nale les dif­fé­rents cor­tèges CGT-94, FO Seine et Marne, Sud-soli­daires, CFDT etc. Que le peuple de France est divers et varié : des jeunes, des cadres, des profs, des che­mi­nots, des élec­tri­ciens, des femmes de ménage, des ouvriers… Le socle de ce jour était mani­fes­ter contre une réforme injuste et a for­tio­ri contre le Pré­sident Macron qui a su souf­fler de l’éner­gie par un dis­cours mépri­sant la veille de la mani­fes­ta­tion du 23 mars.

 

Selon les syn­di­cats 800 000 per­sonnes se sont ren­du à la mani­fes­ta­tion à Paris tan­dis que la pré­fec­ture de Paris mino­rait cette pre­mière esti­ma­tion  à 110 000 per­sonnes.

 

Avec deux mani­fes­tants, tra­vaillant à Confo­ra­ma d’Or­ge­val, Sté­phane a sou­li­gné que cette réforme est « scé­lé­rate » qui « gri­gno­te­rait deux années de leur vies ».   Les yve­li­nois ont joint les mani­fes­tants de la Bas­tille pour com­men­cer la grande marche contre la réforme Macron. Les pre­miers slo­gans ont com­men­cé à être scan­dés par Sud soli­daires San­té : « Cette réforme, on ne veut pas ; la démo­cra­tie sociale s’ex­prime ici dans la rue ! Nos retraites à 60 ans pour tout le monde ». Les mani­fes­tants deman­daient une autre socié­té.  Plus tard, les jeunes se sont expri­més contre la réforme Macron car « Macron nous fait la guerre et sa police aus­si !  » Cer­tains jeunes ont deman­dé l’ar­rêt total de l’é­co­no­mie : « On blo­que­ra le pays ! » Ces moments ont don­né une force inouïe  à tous les mani­fes­tants yve­li­nois. Les cor­tèges avan­çaient dou­ce­ment et l’on est arri­vé à la porte de Saint-Mar­tin où les pre­miers incen­dies de pou­belles ont été ini­tiés par des élé­ments externes à la mani­fes­ta­tion.

Pour ne pas enter­rer la Répu­blique, selon une mani­fes­tante de plus de 64 ans, qui obser­vait les dif­fé­rents cor­tèges à la Place de la Répu­blique, M. Macron « devrait par­tir » car il a ser­vi les inté­rêts du MEDEF et des finan­ciers du CAC 40. C’est le contraire de l’in­té­rêt géné­ral. Pour le reste de la manif, les mani­fes­tants en géné­ral échan­geaient sur la suite : une nou­velle manif, un blo­cage du pays, etc… Enfin, un der­nier slo­gan, scan­dé par les syn­di­ca­listes de la CGT ser­vices a été bien accueilli par les yve­li­nois : « Macron fumier, on va te com­pos­ter ! »

En défi­ni­tive, une belle jour­née syn­di­ca­liste où des mani­fes­tants Yve­li­nois ont ren­con­tré et ren­for­cé les forces vives de la Nation. En revanche, deux légi­ti­mi­tés se confrontent : celle du pre­mier des Fran­çais à l’E­ly­sée et celle du peuple de France et de Navarre (sans oublier des Yve­lines).

 

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