Actua­li­tés

Le cimen­tier Cal­cia renonce à son pro­jet dans le Vexin !

par | 18 novembre 2020 | Envi­ron­ne­ment, Inter­co

Mani­fes­ta­tion des oppo­sants au pro­jet du cimen­tier Cal­cia. (pho­to archive LNDM) 

Le mer­cre­di 18 novembre 2020, le Groupe Cal­cia-Hei­del­berg a annon­cé son inten­tion d’abandonner son pro­jet d’extension des car­rières de la Cimen­te­rie Cal­cia, basée à Gar­gen­ville, dans le Parc du Vexin. Cette infor­ma­tion résonne comme un nou­veau coup de théâtre mais en faveur des défen­seurs de la nature.

Le pro­jet du groupe Cal­cia-Hei­del­berg, dont l’a­ban­don a été annon­cé par un com­mu­ni­qué et une annonce à ses employés, a secoué le Vexin pen­dant plu­sieurs années. Le J2R l’a suivi. 

Rap­pel des épi­sodes précédents

Le cimen­tier Cal­cia a eu, le 20 juin 2019, l’autorisation de l’extension de ses car­rières dans le Vexin par le pré­fet des Yvelines, Jean-Jacques Brot mais la situa­tion a évo­lué en jan­vier 2020 : le mois pré­cé­dent, le cimen­tier avait décla­ré vou­loir délo­ca­li­ser à Nan­terre 250 sala­riés sur les 370 que compte le siège de Guer­ville.

Pour Pierre Bédier, pré­sident du Dépar­te­ment des Yvelines et les per­son­na­li­tés poli­tiques locales, qui l’entouraient lors de la confé­rence de presse, qui s’est tenue le same­di 11 jan­vier dans la salle de l’Agora à Mantes-la-Jolie (voir l’article du 13 jan­vier 2020), Cal­cia avait tra­hi les élus qui sou­te­naient son pro­jet d’extension des car­rières. Selon Pierre Bédier, le cimen­tier s’était enga­gé à réno­ver le site pol­luant de Gar­gen­ville et à y main­te­nir des emplois en échange des auto­ri­sa­tions d’exploitation. En consé­quence, le jeu­di 16 jan­vier 2020, le conseil de la Com­mu­nau­té urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), lors de l’ap­pro­ba­tion de son Plan Local d’Urbanisme Inter­com­mu­nal (PLUi), a voté une motion excluant l’extension des car­rières du cimen­tier Cal­cia dans le Parc du Vexin (voir l’article du 18 jan­vier 2020).

Depuis juin 2020, Cal­cia avait donc l’autorisation d’exploitation mais les nom­breux recours juri­diques de l’AVLC3 Zone 109 blo­quaient l’exploitation de la zone.
Le cimen­tier explique, jus­te­ment, dans le com­mu­ni­qué qu’il a renon­cé en rai­son des « nom­breux recours » dépo­sés par les élus locaux et les asso­cia­tions de défense de l’environnement. Celles-ci, oppo­sées au pro­jet, avaient mul­ti­plié les mani­fes­ta­tions, les péti­tions et les occu­pa­tions du site (voir l’article du 6 sep­tembre 2020 sur « la Marche des enfants du Vexin ») .

Consé­quences sur l’usine de Gargenville

L’activité de l’usine devrait se réduire sans l’apport du tra­vail qu’aurait appor­té l’exploitation des nou­velles car­rières. Selon les infor­ma­tions com­mu­ni­quées par Le Pari­sien, les ins­tances repré­sen­ta­tives du per­son­nel de l’usine de Gar­gen­ville ont été infor­mées, le matin du 18 novembre, et la ques­tion sera débat­tue en décembre, pen­dant plu­sieurs semaines. Il est esti­mé que 58 des 93 postes seraient « sup­pri­més » mais des reclas­se­ments seraient prévus.

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