Actua­li­tés

Après le Covid-19, sens des­sus des­sous

par | 20 avril 2020 | Tri­bunes

Notre uni­vers quo­ti­dien sens des­sus des­sous (J2R)

Tout le monde s’in­ter­roge : quel sera notre quo­ti­dien après la fin de ce confi­ne­ment Covid-19 ? Voi­ci une réflexion pour nous aider à médi­ter sur l’a­près

Il n’y a plus de sai­son ! D’ordinaire, cette réflexion popu­laire est pous­sée sans trop y croire, à la can­to­nade, l’histoire de meu­bler la conver­sa­tion. Aujourd’hui, peut-être hési­tons-nous à l’employer légè­re­ment tant elle nous paraît être deve­nue vraie. Ain­si, avons-nous vu cet hiver une seule fois la neige ? Comme si le pres­sen­ti­ment d’une pro­chaine cala­mi­té cli­ma­tique ne suf­fi­sait pas, voi­là que nous sommes à peu près tous confi­nés par la faute du virus venu de Wuhan et pri­vés de prin­temps ! Reclus nous sommes et une vidéo, prise à la volée dans une rue aux heures enso­leillés où, nor­ma­le­ment, nous déam­bu­lons, nous montre des daims s’aventurant comme des tou­ristes dans un centre-ville déser­té.

Cette crise inédite bous­cule nos vies. L’en­fer­me­ment pro­voque la mélan­co­lie. Dés­œu­vrés, cer­tains sont davan­tage por­tés vers des addic­tions com­munes comme le sucre, l’alcool, le tabac, les drogues ou vers des com­por­te­ments vio­lents. Nos gou­ver­nants, cen­sés nous gou­ver­ner, semblent aus­si perdre la bous­sole, annon­cer des mesures, puis reve­nir des­sus ! Pou­vons-nous les blâ­mer d’avoir per­du la manche, de navi­guer à vue ? Ce moment n’est pas simple !

Boris Cyrul­nik nous dit que « Le trau­ma­tisme de l’épidémie pro­voque une adap­ta­tion », que notre facul­té à la « rési­lience » nous per­met­tra de chan­ger dans l’adversité et que cette situa­tion pro­voque l’émergence de « nou­velles manières de pen­ser l’existence ».

Des ini­tia­tives indi­vi­duelles se font jour. S’adapter pour sur­vivre, c’est ce que font, par exemple, des com­mer­çants, des arti­sans, des agri­cul­teurs locaux mal­gré l’injonction au confi­ne­ment. Cette période est pas­sion­nante car elle oblige non seule­ment à être créa­tif et — quel éton­nant para­doxe ! — nous invite à nous rap­pro­cher, à être soli­daires. Tan­dis que le com­merce en ligne pour­rait, à la faveur de la crise du Covid-19, gagner encore du ter­rain sur le com­merce tra­di­tion­nel, les acti­vi­tés et les échanges de proxi­mi­té s’ac­cé­lèrent. Les réseaux sociaux nous font assis­ter en direct à la pour­suite d’une muta­tion, d’une lame de fond : le déve­lop­pe­ment des cir­cuits courts, bien­tôt la renais­sance des com­merces et des arti­sans de proxi­mi­té, la consom­ma­tion des pro­duits de l’a­gri­cul­ture locale. En somme, réin­ven­tons-nous (dans la concorde) !

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