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2002 : La plaine de Triel et son devenir

Par : 
NIcole Fernandez Bravo

C’est le début d’une série d’articles qui traitent l’enjeu politique majeur de Triel. Par la suite on présentera le projet de l’actuelle majorité.  

La plaine de Triel représente un espace essentiel pour le cadre de vie et les paysages de la vallée de la Seine. Elle a connu dans le passé les épandages de la ville de Paris, les terrains, sur lesquels prospéraient des exploitations maraîchères, servant de filtre. Dans un passé récent, elle a été mise à mal par la décharge d’ordures ménagères et la pollution des sols n’est pas encore résolue. 
D’autres équipements sont venus ou vont venir s’y installer : la construction de l’usine d’incinération d’Azalys, qui a été l’objet d’une forte contestation,  et a réduit ainsi, tout autour, la sauvegarde de l’agriculture maraîchère. L’usine de compost de Triel est encore source de nuisances olfactives pour les riverains. La station d’épuration de Carrières-sous-Poissy étant devenue obsolète, et afin de réduire la capacité de celle d’Achères, le SIAAP (syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne) a programmé la construction d’une usine d’épuration dont le choix d’implantation se situait aux Grésillons, propriété de la ville de Paris. 
Actuellement un bras de fer oppose le maire de Triel à la ville de Paris : M. Houllemare cherche à faire déplacer le SIAAP en le faisant s’installer dans un terrain de 25 ha. beaucoup plus petit, situé près d’Azalys, pour récupérer l’exploitation du sable des sous-sols aux Grésillons, lui permettant ainsi de financer l’aménagement de la plaine et d’installer une zone d’activité au débouché de la sortie du Pont de Triel, son cheval de bataille dans la dernière campagne électorale des municipales, il y a un an. Mais il semble maintenant qu’il y ait une nouvelle donne pour envisager le devenir de la plaine de Triel et des terrains de la Boucle de Chanteloup, c’est l’inter-communalité. En juin dernier, le conseil municipal s’était prononcé à l’unanimité (majorité et opposition confondues) pour demander la réunion dans un cadre intercommunal des trois communes du Canton, Triel, Verneuil, Vernouillet dans une communauté de communes. Or, maintenant, sous l’impulsion de Pierre Cardo, il semblerait que nos maires s‘orientent vers une communauté d’agglomération qui comprendrait : Triel, Verneuil, Vernouillet, Chanteloup, Andrésy, Maurecourt et peut-être Carrières-sous-Poissy, soit un bassin de population de quelque 70.000 h. Dans ce cadre, l’aménagement de la plaine devient un enjeu majeur, toutes les craintes sont permises : reverra-t-on surgir le projet du circuit d’automobiles Beltoise, cher au cœur de P. Cardo, qui entraînerait bruit, pollution et accroissement de la circulation. On entend circuler, faute d’informations de nos élus, sans parler des populations, les bruits les plus divers, par ex. la construction d’un super marché ???
Il serait temps d’arrêter les excès de l’industrialisation et le grignotage constant de la plaine : c’est un patrimoine irremplaçable pour une population qui est venue en nombre s’installer là et qui supporte de longs trajets pour aller travailler et retrouver le soir son cadre vie vert.
 Nous demandons que les maires s‘engagent à préserver le devenir de la Plaine de Triel en prévoyant des aménagements : zone de loisirs, de promenades le long des berges, et en sauvegardant une zone d’espaces naturels est-ouest formant une bande continue allant de la Seine à la voie ferrée. Il s’agit, comme l’avaient proposé, il y a deux ans les Verts (par la voix de leur élu régional, L. Ferrier) de déterminer, avec l’accord des différentes communes riveraines, un périmètre d’acquisition pour un espace d’environ 200 à 300 ha. Cette zone serait acquise par la Région Ile de France (Agence des Espaces Verts) pour permettre une cohabitation harmonieuse entre l’espace urbain, les activités de promenade et de loisir.
La zone d’activité envisagée par Triel devrait être une Zone dite « Haute qualité environnementale », afin de maîtriser  les impacts environnementaux liés au fonctionnement d’une zone d’activié.  Nous voulons voir développer notre commune au plan économique, mais tout en  respectant notre environnement et notre  cadre de vie.
Ne laissons pas les autres décider de notre avenir. Si communauté d’agglomération il y a, il faut que ce soit autour de projets respectueux d’un aménagement harmonieux, réfléchi et discuté avec tout le conseil municipal et les élus.
 
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