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Histoire contemporaine

Jacques Groshenry, le marathonien de l’environnement

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

Jacques Groshenry était une figure trielloise. Il était l'avant-garde d'un mouvement environnementaliste qui s'installe progressivement à Triel. Voici une interview de M. Groshenry en 2002 dans les colonnes de Nouvelles de Triel, numéro 15, en date du 15 juin 2002, page 10. 

1. Quels sont les deux grands souvenirs de votre parcours de marcheur et amateur de l’environnement ?
 
Jacques Groshenry : Un des grands souvenirs c’était l’ascension du Mont Ventoux à pied. Nous avons fait 100 km à 6,5 km/heure les 12 et 13 septembre 1981. Notre départ était donné de Carpentras et l’arrivée était à Malaucène, près de la tombe de Simpson, cycliste mort dans un Tour de France. Au sommet, nous nous sommes arrêtés un minute et après la descente s’est effectuée par le Mont Serin et le Belvédère.
Au total dans ma vie sportive, j’ai fait 51 fois Paris-Mantes sans oublier les 40.000 km à pied comptabilisés au zénith de ma carrière de marcheur. 
 
2. Qu’est-ce qui vous fait marcher comme cela ?
J.G. : C’est ma passion. La marche me permet de vivre la nature, les gens, les cultures dans chacune des contrées visitées. La faune, la végétation, l’écologie... en bref, l’environnement.
 
3. Pourquoi l’environnement aujourd’hui vous passionne ?
C’est une bonne transition entre mon passé de marcheur et le fait d’être arpenteur de la nature. J’aime la nature ; je suis né là dedans : de mon métier de jardinier/paysagiste encouragé par mon père, je m’intéresse à la préservation de l’environnement; d’où l’intérêt à réduire, voire éliminer les déchets.  
 
4. Comment évaluez-vous l’état de notre environnement à Triel ?
 
J.G. : Il reste des choses à faire. Par exemple, sur la route à Chanteloup-les-Vignes, il y a des tonnes de gravats après le nouveau Pont. Même si la déchetterie existe et fonctionne correctement, les gens négligent cet aspect environ-nemental. Ils s’en moquent.
En bord de Seine, on trouve des objets divers : sacs de plastique, bouteilles vides, seringues usées... Il y a des gens qui boivent une bière (achetée chez ATAC) et laissent la canette vide par terre même si la poubelle est près de là. Les gens n’ont pas le courage de faire le petit effort environnemental ! Dans ce cas concret, le civisme est un terme inconnu. 
 
5. Et les journées de l’environnement n’ont-elles pas produit des effets sur le civisme environnemental ?
J.G. : Non, car il manque un comité d’organisation avec un calendrier. Plus de coordination signifie que les efforts de nettoyage de printemps aux Bords de Seine, à Pissefontaine ou à l’Hautil doivent être mieux programmés. S’il faut faire 10 nettoyages de l’environnement par an, il ne faut pas les faire en même temps. 
Il faut une réunion avec tous les acteurs associatifs, politiques et civiques de notre ville. Ainsi, une fois on va à l’Hautil, et puis à Pissefontaine. Par la suite, on nettoie les Berges de la Seine. 
Aujourd’hui, tout effort s’effectue en même temps avec peu de gens sensibilisés à l’environnement ! Prenons la  journée de l’environnement de l’année 2000, le 4 mai, il y avait un car plein pour visiter le SIVATRU en même temps qu’il fallait faire le nettoyage des Berges de la Seine. J’ai refusé d’y aller car j’étais venu pour nettoyer les Berges. On était deux à rester nettoyer les Berges. 
Il faut s’organiser en associant les structures concernées telles Le Poisson d’Avril, Bien Vivre à l’Hautil, les associations de Pissefontaine et des Fontenelles, les Roux... Centralisons les efforts pour la réussite des journées de l’environnement à Triel-sur-Seine. 
 
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