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Post-confi­­ne­­ment : un plan vélo ambi­tieux co-construit avec le monde asso­cia­tif

par | 11 mai 2020 | Envi­ron­ne­ment

Plan vélo post-confi­ne­ment : le Club des villes et ter­ri­toires cyclables se féli­cite des annonces du minis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique et soli­daire.

Des mesures fortes pour faci­li­ter la pra­tique du vélo et des modes actifs pour la période de sor­tie de confi­ne­ment : le Club des villes et ter­ri­toires cyclables se féli­cite des annonces du minis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique et soli­daire et sou­ligne quelques points de vigi­lance pour accom­pa­gner au mieux une solu­tion vélo post-confi­ne­ment.

Ce club avait contri­bué, avec l’en­semble des acteurs vélos asso­cia­tifs et éta­tiques, à les construire pour la période de décon­fi­ne­ment pré­vue à par­tir du 11 mai pro­chain.

« Si les mesures annon­cées s’ins­crivent dans une période par­ti­cu­lière de crise sani­taire, la dyna­mique vélo, elle, est enclen­chée plus lar­ge­ment et plus dura­ble­ment. L’E­tat confirme son sou­tien à l’é­lan don­né au vélo comme mode de dépla­ce­ment à part entière et comme solu­tion pour déve­lop­per une mobi­li­té plus rési­liente et durable », affirme Pierre Serne, pré­sident du Club des villes et ter­ri­toires cyclables.

Ces mesures s’ar­ti­culent autour de deux axes prin­ci­paux :

La mise en place d’un plan de 20 mil­lions d’eu­ros pour accom­pa­gner les Fran­çais à uti­li­ser leur vélo pour leurs dépla­ce­ments pen­dant la période de décon­fi­ne­ment.
Le vélo a, en effet, un rôle déci­sif à jouer dans cette période par­ti­cu­lière, dans la mesure où il garan­tit une dis­tan­cia­tion natu­relle, par­ti­cipe au désen­gor­ge­ment de nos villes et pré­sente, dans les cas pos­sibles, une réelle alter­na­tive per­met­tant de sou­la­ger les axes forts et les trans­ports en com­mun.

Le plan annon­cé par le Gou­ver­ne­ment sera déployé en par­te­na­riat avec la Fédé­ra­tion fran­çaise des Usa­gers de la Bicy­clette et l’en­ve­loppe de 20 mil­lions d’eu­ros sera mobi­li­sée dans le cadre du pro­gramme de cer­ti­fi­cat d’é­co­no­mie d’éner­gie « Alvéole ». Il com­pren­dra :

- Un « coup de pouce répa­ra­tion vélo » avec une prise en charge excep­tion­nelle jus­qu’à 50 euros d’un mon­tant hors taxe pour la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de répa­ra­teurs réfé­ren­cés dans une pla­te­forme en ligne dis­po­nible pro­chai­ne­ment ;

- une prise en charge jus­qu’à 60 % des coûts d’ins­tal­la­tion de places de sta­tion­ne­ment tem­po­raire pour le vélo ;

- des for­ma­tions gra­tuites « coup de pouce remise en selle » pour apprendre à cir­cu­ler à vélo en toute sécu­ri­té (1 à 2 heures d’ap­pren­tis­sage, indi­vi­duel­le­ment ou en petit groupe, avec un moni­teur expé­ri­men­té).

Le minis­tère annonce éga­le­ment une accé­lé­ra­tion du calen­drier pour la mise en place du for­fait mobi­li­tés durables dans le sec­teur pri­vé, mesure pré­vue dans la Loi d’O­rien­ta­tion des Mobi­li­tés.

« Le Club des villes et ter­ri­toires cyclables se féli­cite de ces mesures inci­ta­trices et finan­cées qui couvrent les dif­fé­rentes dimen­sions d’une solu­tion vélo post-confi­ne­ment et tendent à s’in­té­grer dans la défi­ni­tion d’un sys­tème vélo glo­bal. Si je me réjouis de l’ac­cé­lé­ra­tion du calen­drier concer­nant le for­fait mobi­li­té durable dans le sec­teur pri­vé, je pointe ici le fait que le décret concer­nant les fonc­tions publiques reste très atten­du. Je serai vigi­lant à ce que cette mise en place soit effec­tive le plus rapi­de­ment pos­sible. De même nous conti­nue­rons à deman­der, sans doute dans le cadre du plan de relance, que les aides finan­cières soient élar­gies à l’a­chat de vélos ou d’en­gins de dépla­ce­ment per­son­nel », com­mente Pierre Serne.

Un déve­lop­pe­ment des pistes cyclables tem­po­raires pour des tra­jets sécu­ri­sés
Eli­sa­beth Borne a deman­dé à Pierre Serne, pré­sident du Club des villes et ter­ri­toires cyclables, d’as­su­rer un tra­vail de coor­di­na­tion et de faci­li­ta­tion des ini­tia­tives prises ou pro­je­tées par les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales pour déve­lop­per l’u­sage du vélo dans la période de décon­fi­ne­ment, à tra­vers la mise en place de pistes cyclables tem­po­raires. Elles peuvent en effet consti­tuer des solu­tions souples et faciles à mettre en place pour per­mettre aux cyclistes de se dépla­cer en toute sécu­ri­té, en s’a­dap­tant à l’exis­tant tout en étant réver­sibles. Le Club des villes et ter­ri­toires cyclables tra­vaille éga­le­ment, avec l’en­semble des acteurs asso­cia­tifs et éta­tiques, à faire remon­ter les obs­tacles juri­di­co-admi­nis­tra­tifs qui peuvent frei­ner la mise en place de ce type d’a­mé­na­ge­ment.

L’E­tat a annon­cé ce jour :

- Un sou­tien tech­nique par les ser­vices de l’E­tat, et notam­ment via les tra­vaux du Cere­ma, qui a dif­fu­sé de nom­breux outils pra­tiques à des­ti­na­tion des ges­tion­naires de voi­rie ;

- Une sim­pli­fi­ca­tion régle­men­taire, avec la dis­pense d’au­to­ri­sa­tions préa­lables pour la mise en place d’ins­tal­la­tions tem­po­raires, telles que des pistes cyclables ou amé­na­ge­ments pié­tons tem­po­raires (et notam­ment celle des Archi­tectes des Bâti­ments de France) ;

- Un sou­tien finan­cier, à tra­vers le fonds de dota­tion de sou­tien à l’in­ves­tis­se­ment local (DSIL), mobi­li­sé par les pré­fets pour cofi­nan­cer des pistes cyclables tem­po­raires avec les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, au cas-par-cas, qui ne dis­po­se­raient pas de res­sources suf­fi­santes.

- Le Gou­ver­ne­ment invite les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales à tout mettre en œuvre pour faci­li­ter la cir­cu­la­tion des cyclistes en sécu­ri­té, et notam­ment par le main­tien des voies vertes acces­sibles lorsque les condi­tions le per­mettent. Le Gou­ver­ne­ment appelle éga­le­ment les auto­ri­tés orga­ni­sa­trices de la mobi­li­té à veiller à la cohé­rence et à la conti­nui­té des iti­né­raires amé­na­gés tem­po­rai­re­ment pour le vélo et autres engins de dépla­ce­ments per­son­nels pour garan­tir des condi­tions attrac­tives et sécu­ri­taires pour les usa­gers.

« Le Club se féli­cite de ces mesures qui accom­pagnent et faci­litent la réa­li­sa­tion d’a­mé­na­ge­ments tran­si­toires, en inté­grant tant les pro­blé­ma­tiques cyclables que pié­tonnes. Le Club invite les col­lec­ti­vi­tés à pen­ser ces amé­na­ge­ments dans un sou­ci d’a­dap­ta­tion à l’exis­tant et de réponse à la demande, sans perdre de vue les pers­pec­tives de péren­ni­sa­tion du tran­si­toire », com­mente Pierre Serne.

« Le Club des villes et ter­ri­toires cyclables réaf­firme son sou­ci constant de garan­tir au mieux la sécu­ri­té des cyclistes, et notam­ment dans le contexte actuel qui ver­ra sans doute de nom­breux “néo-cyclistes”. Dans cette pers­pec­tive, il se fait le porte-parole des col­lec­ti­vi­tés pour affir­mer un besoin cru­cial d’a­bais­se­ment des vitesses sur voi­rie. Il veille­ra à ce que l’en­semble des usa­gers soient asso­ciés à la démarche actuelle, condi­tion indis­pen­sable à sa réus­site et à sa sécu­ri­sa­tion ».

Le Club des villes et ter­ri­toires cyclables conti­nue­ra sa mis­sion de veille et de sou­tien aux ini­tia­tives locales. Il se tient à la dis­po­si­tion des ter­ri­toires pour les accom­pa­gner dans la mise en place de ces mesures pro­met­teuses pour le déve­lop­pe­ment d’un vrai « sys­tème vélo » pour la période de décon­fi­ne­ment… et au-delà !

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