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Histoire contemporaine

Antennes-relais de l'Hautil : un débat sur les ondes... et le sens même de notre démocratie locale

Par : 
Claude Barouh

Les archives parlent du passé ! En 2002, Si vous avez raté le début :

- Le 15 mai 2002, France Télécom/Orange et la mairie de Triel avaient signé une convention pour l’utilisation du domaine privé de la ville de Triel.

- Le 22 mai, l’autorisation DTEPC (déclaration de travaux exemptés de permis de construire) avait été délivrée.
- Le 27 juin, le conseil municipal s'était terminé avec une interpellation du maire, Jean-Pierre Houllemare par les habitants de l’Hautil.
- Le 28 juin 2002, une réunion entre la mairie et les Hautilois avait eu lieu avec M. Jean-Pierre Houllemare, maire de Triel, M. Jean-Yves Six, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, M. Alain Boyer, cadre France Télécom/Orange, M. Michael Close, président de Bien Vivre à l’Hautil, M. Lionel Fréjaville, président de l’Amicale de l’École Célestin Freinet ainsi que des parents d’élèves et des riverains. 
- Le maire avait demandé à France Télécom/Orange  de repousser les travaux. Il tiendra une réunion d’information avec les responsables d’associations et des riverains le 16 septembre à 19 heures (Espace Senet). Cette réunion aurait dû être suivie d’un débat public. Voici les contributions, en 2020, de Vincent Di Sanzo, habitant de Triel et d'Alain Boyer, cadre de France Télécom, qui avaient été publiées sur les colonnes de "Nouvelles de Triel", numéro 17, du 17 septembre 2002, pages 7 et suivantes.

 

Opération de lobbying auprès du Maire de Triel et tentative de discrédit de Bien Vivre à l’Hautil (BVH)

 
A la demande de Bien Vivre à l’Hautil, une nouvelle réunion de concertation au sujet de l’antenne relais qu’Orange SA veut implanter sur l’Hautil est prévue avec le
Maire de Triel le 16 septembre prochain. Nous avons reçu copie d’une lettre récemment envoyée au Maire. M. Boyer, habitant l’Hautil, salarié de France Telecom, sollicite l’autorisation de participer au débat. Il fait solennellement appel au droit de réponse, à la démocratie et à l’esprit républicain de Mr le Maire, comme si Jean-Pierre Houllemare avait déjà refusé à un de ses administrés le droit de s’exprimer !
Pro antenne, Mr. Boyer cherche à rallier à sa cause les habitants de l’Hautil et reproche à BVH de ne pas être mandaté par les Hautilois pour parler en leur nom. Il n’assure intervenir qu’à titre de (p)résident de l’Hautil ; les experts de France Telecom se chargeront de défendre l’intérêt de sa société.
Même si elle ne bénéficiera pas de l’appui d’experts rodés à ce genre de confrontation, ni même d’expert du tout, BVH acceptera le débat contradictoire mais souligne que M. Boyer, étant non seulement salarié de France Télécom mais aussi responsable des installations Orange pour les Yvelines, ce qu’il a oublié de mentionner dans sa lettre, ne peut être à la fois juge et partie et que son avis ne peut être que forcément partial. On voit mal, en effet, le responsable de l’activité d’une grande entreprise, critiquer ses propres projets en public. Nous soupçonnons donc celui-ci de se prêter volontairement à un plan machiavélique parfaitement organisé. Après l’échec d’une stratégie de type profil bas : je n’informe pas les riverains ni les élus et me contente d’obtenir les autorisations en accord avec le cadre réglementaire et les responsables administratifs et politiques (Acte 1), je contre-attaque en faisant du lobbying (Acte 2). Nous dénonçons cette stratégie de lobbying vis à vis de la population et du Maire de Triel.
De gros efforts sont déployés afin de persuader la population et les hommes politiques de la nécessité d’implanter une nouvelle antenne-relais sur l’Hautil. La lettre expédiée au Maire, d’un ton grandiloquent, pathétique voire même affligeant, vise uniquement à établir des rapports personnels avec lui et à s’assurer de son soutien de principe. Et gare aux récalcitrants car la suite de la pièce est édifiante: on ne laisse pas d’alternative aux maires qui auraient donné trop vite leur aval et qui souhaiteraient revenir sur leur décision. Ainsi à Villennes, M. Boyer et ses acolytes ne s’embarrassant vraiment d’aucun scrupule n’ont pas hésité à menacer le maire en justice s’il ne leur était pas trouvé un site alternatif où implanter leurs antennes relais dans les 8 jours (NDLR : information relayée par Courrier des Yvelines). De tels agissements sont inacceptables aujourd’hui et ne peuvent être le fait que de personnes dont l’arrogance n’a pas de limite. Ce qui se passe à Villennes n’est que la répétition de ce qui va se passer à Triel aussi nous demandons à M. JP Houllemare de ne pas céder à ces procédés grossiers d’intimidation et de juger en son âme et conscience de ce qui lui paraît bon ou mauvais pour la population de l’Hautil.
Nous dénonçons le discrédit porté à l’association BVH à qui l’on reproche sa non représentativité et par là-même sa légitimité à défendre le cadre de vie et l’environnement des Hautilois. Rappelons que BVH est une association loi 1901 animée uniquement par des bénévoles. A ce titre et depuis 1983 elle a participée à l’animation de la vie locale, à la préservation du cadre de vie de la population et à la défense de l’environnement. Cette association indépendante et démocratique agissant dans un souci permanent de solidarité et de responsabilité est un interlocuteur reconnu entre les Hautilois et les élus locaux qui prennent les décisions.
Mr Boyer, en défendant les intérêts particuliers de son employeur, ne fait que défendre ses intérêts personnels et ceux de quelques consommateurs exigeants et revendicatifs. Les membres de BVH en se consacrant à l’action associative dépassent cet égoïsme devenu, hélas, presque quotidien, en mettant une partie de leur vie au service des autres.
Alors, serions-nous minoritaires à penser que ces antennes relais représentent un risque pour la santé des Hautilois et de leurs enfants que seule notre action désintéressée et solidaire suffirait à légitimer ce combat.
Minoritaires ? On peut en douter. Les 68 familles adhérentes à BVH et les 300 signataires de la pétition contre le projet d’antenne nous confortent quant à la légitimité de notre demande. M. Boyer ne représente, a priori, pas grand monde !
 Majoritaires ? Indubitablement si l’on pense à nos enfants et aux générations à venir pour lesquelles nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin de leur éviter l’irréparable.
«Nous n’avons pas hérité de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».
Le lundi 16 septembre, nous demandons aux habitants de se mobiliser et de se rassembler devant la mairie afin de dénoncer de telles méthodes indignes d’une grande démocratie. Les opérateurs téléphoniques font le forcing car ils savent que le ministre de la Santé J-F Mattéi ne leur est pas favorable sur ce sujet. On peut d’ores et déjà parier que la prochaine action de France Télécom sera de commencer les travaux et d’installer l’antenne dès que possible car ils savent fort bien qu’un arrêté municipal ne peut être rétroactif et exiger le démantèlement d’antennes déjà installées.  
Vincent Di Sanzo
 

Hypocrisie quand tu nous tiens !!!

 
L’association BIEN VIVRE A L’HAUTIL, dont les membres sont les croisés des temps modernes puisque dans les statuts de l’association il est question de «sauvegarde de l’Hautil» s’est fortement mobilisée depuis 5 mois contre l’implantation d’une antenne relais rue des Frères Leiris sur le plateau de l’Hautil avec comme argument majeur «LA PROTECTION DE LA SANTE DES ENFANTS DE L’ECOLE CELESTIN FREINET».
Compte tenu que scientifiquement rien n’est prouvé ni dans un sens ni dans l’autre, je m’évertuerai à démontrer que l’affirmation de BVH ne tient pas debout. En effet, d’un côté les experts scientifiques qui planchent actuellement sur le sujet n’ont pu établir de manière formelle la non-nocivité du rayonnement des antennes et que d’autre part aucun médecin n’a pu établir de façon irréfutable l’implication du rayonnement dans telle où telle maladie. La prévention médicale est louable car tant que les hautes instances politiques et médicales n’auront pas tranché sur le sujet tout un chacun est en droit d’avoir des craintes.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais dire que toutes les conditions d’urbanisme ont été respectées dans ce dossier puisque la DTEPC (déclaration de travaux exempté de permis de construire) a été acceptée par la mairie et que même sur le plan environnemental l’antenne ne pose aucun problème puisque le dossier a été soumis aux ABF (Architecte des Bâtiments de France) qui ont donné le feu vert pour les travaux. Ceci dit, l’association BVH avance masquée dans cette affaire et pour le prouver je vais faire apparaître toutes les incohérences de leur démarche. Comment se fait-il qu’un relais SFR situé a l’angle de la rue des Frères Leiris soit installé depuis plusieurs années juste à coté d’un lotissement  pavillonnaire avec un nombre d’enfants assez important dont certains d’entre eux vont à l’Ecole Célestin Freinet sans que l’association s’en inquiète, à moins que les antennes ORANGE soient beaucoup plus nocives que celles de SFR car il semblerait que pour les membres de l’association les antennes ORANGE placée à 167 mètres de l’école soient dangereuses alors que les antennes SFR situées à moins de 10 mètres ne représentent aucun danger.
Tout cela n’est pas très sérieux et en tout état de cause si monsieur le maire accède à la requête de BVH, je demande l’arrêt et le démontage immédiat de l’antenne SFR. De plus en tant que résident de Triel et payant comme tout le monde les taxes locales je demande à monsieur le maire une égalité de traitement par rapport aux autres triellois c’est à dire l’accès à la téléphonie mobile chez l’opérateur de mon choix. Je demande donc la couverture ORANGE sur le plateau de l’Hautil. Depuis prés de 10 ans que j’habite l’Hautil j’ai pu observer le comportement de l’association BVH et j’en ai conclu qu’après les «RAPETOU» nous avons hérité des «ANTITOUT» car il faut rappeler qu’il y a 4 ans une cabine téléphonique avait été installée à l’angle de la rue des Frères Leiris et de la route de Maurecourt qui faisait cruellement défaut notamment pour une famille nombreuse aux revenus modestes et très utile pour la zone pavillonnaire située à proximité. L’association BVH a demandé à la mairie de la retirer car elle était soi-disant dangereuse alors que je peux vous dire qu’elle ne l’était absolument pas car des plots de sécurités avaient été prévus tout autour mais peut être que France Télécom et ses filiales sont NON GRATA à l’Hautil. Enfin à ce jour un restaurant karaoké tente de s’implanter sur la rue des Frères Leiris et là aussi les gérants ont maille à partir avec l’association qui refuse cette installation pour cause de bruit. Ces trois exemples prouvent l’état d’esprit de BVH.
En conclusion, le débat, qui devra être mené par la mairie avec toute la transparence requise doit dépasser le cadre des antennes mais devra poser carrément la question suivante : que souhaitons nous pour Triel dans les 10 ans à venir ? Soit un phare écologique en pleine déliquescence économique, car sans l’intégration des nouvelles technologies les entreprises fuiront la commune car elles ne pourront plus travailler dans des bonnes conditions. Soit une ville prospère dans laquelle l’écologie aura toute sa place car personne ne veut vivre dans une ville où le béton règne en maître et où la pollution fait ses choux gras mais dans une ville dans laquelle on aura intégré la technologie de pointe sur la base d’un principe de précaution parfaitement maîtrisé.
Alain Boyer
 
 
 
 
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