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Concertation

Triel tente de se sortir de l'impasse urbaine par la concertation

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

Depuis la balade exploratoire de janvier sur le site  du 246 rue Paul Doumer, les habitants de Triel sont entrés, de manière sérieuse, dans le processus de concertation, la mairie montrant un bel exemple de ce que l'on pourrait mettre en place pour chaque projet d'urbanisme à Triel. La réunion de restitution du 14 mars en a été une preuve flagrante. 

Comment se sortir de l'impasse ? Voilà la question qui se pose à l'équipe municipale de Triel depuis que le projet du 246 rue Paul Doumer (celui de l'ancien  parc municipal) a été abandonné en raison des failles dans le montage de l'opération, notamment le fait que le promoteur voulait payer moins pour le terrain (de 4 à 1,8 M€). Ce terrain d'environ 14 000 métrés carrés représente un des gisements fonciers majeurs de la ville. 

Alors, que faire ? Depuis la balade exploratoire (ou visite des lieux), une consultation (via Internet) a été préparée et lancée par un cabinet de conseil en communication. Certes, il était nécessaire d'agir ainsi pour trouver un terrain neutre afin de pouvoir amorcer le dialogue entre les habitants et la municipalité. Alors que la pression foncière et immobilière lui avait fait lancr au moins 8 projets d'une manière plus au moins concomitante, la municipalité a fait savoir qu'atteindre le quota de logements sociaux à Triel est un des éléments clés de sa politique urbaine car rien n'a été fait depuis 2001. Pour mémoire, ce pourcentage  atteint à peine 10 %. 

Justement, des avis contradictoires se sont exprimés pendant cette soirée de concertation. Certains voudraient bien des équipements publics articulés autour d'un EPAHD : maisons pour tous, salle de spectacle, maison des associations, espace de co-working. Par contre, un des neuf groupes de travail a carrément demandé la remise en état du parc municipal, "sans béton". De plus, certains ont osé demander le retour de ce bien dans le domaine public de la ville, afin que ce terrain d'environ 14 000 m2 ne soit plus cédé à un aménageur ou un promoteur, pour un projet de construction. La majorité des participants (environ 100 personnes) tenait à ce que l'on procède à un phasage, avec un projet multiple ayant comme axes la culture, la petite enfance et la nature. Difficile de mettre tout cela en musique en repectant ce souhait : "Il faut du logement social et pas de béton et, si possible, garder ce site pour sa qualité et ses espaces verts !"

Toutefois, Michel Poirot, adjoint à l'urbanisme, était confiant :  à la fin mars, le bilan de cette concertation sera publié et la municipalité identifiera deux ou trois hypothèses de travail pour le futur de ce site emblématique de la ville. Ensuite, un cahier de charges sera établi pour, ensuite, lancer un appel d'offres. De son côté, il a souhaité "se concerter avec les associations sportives et culturelles" qui n'étaient pas présentes à cette réunion du 14 mars. 

Dans la perspective de l'été 2019, la municipalité envisage de "consulter des aménageurs pour procéder à des études plus poussées, préalables à la mise en route d'un projet en adéquation" avec les contraintes du marché. Les habitants peuvent toujours exprimer leur avis, mais c'est la loi du marché qui tranchera ! Voilà les limites de cette concertation tardive à Triel.

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