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Culture et loisirs japonais

Japan Expo 19ème impact : entre Japonisme et Space Opera

Par : 
Damien Delerin et Julien Gautier

Du jeudi 5 au dimanche 8 juillet 2018 s’est déroulée la 19ème édition du Japan Expo, connue comme étant le premier festival de loisirs japonais d’Europe. Cette édition a mis en avant le grand événement « JAPONISMES 2018 : les âmes en résonance », et la carrière de Buichi Terasawa, qui a , notamment, créé un personnage qui doit beaucoup à un acteur français.

Webtélé 2R

Pendant quatre jours, le Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte a été le cadre du premier festival d’Europe dédié à la culture et aux loisirs japonais, qui cultive le dialogue entre la France et le Japon depuis près de 20 ans : le Japan Expo. Pour cette 19ème édition ou impact, le salon s’inscrit dans un mouvement : le Japonisme.


Que sont les Japonismes 2018 ?

L’année 2018 marque le 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, comme le précise le communiqué du Japan Expo. Pour commémorer le 150ème anniversaire du début de l’ère « Meiji », moment où le Japon s’est engagé sur la voie de la modernité et s’est ouvert à l’Occident, qui fut une vraie révolution pour ce pays, le Japan Expo s’était inscrit dans un grand événement culturel initié en 2016. Effectivement, en mai 2016, le Président François Hollande et le Premier ministre Shinzo Abe sont convenus d’un commun accord d’organiser un grand événement appelé « Japonismes 2018 », projet ensuite repris par Emmanuel Macron.

Cet événement, appelé « JAPONISMES 2018 : les âmes en résonance », commençant en juillet 2018, se poursuivra jusqu’en février 2019. Il a pour objectif de présenter, à travers des expositions et des spectacles à Paris mais aussi dans la France entière, toute la richesse de la culture japonaise. Le Japan Expo est une sorte de point de départ. L’espace consacré à la culture japonaise dans sa diversité a donc été agrandi et a offert de belles images du pays du soleil levant aux visiteurs toujours aussi nombreux malgré les grosses chaleurs.

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Cobra a 40 ans

Parmi les nombreux stands d’éditeurs, de professionnels, d’amateurs, de scènes et d’expositions en tous genres, l’une des nombreuses animations a brillé plus que les autres. La 19ème édition du Japan Expo a décidé, à travers l’exposition : « Buichi TERASAWA - Aux frontières de l’imagination », de mettre en avant le travail de Buichi Terasawa, que les amateurs d’animations et de manga français connaissent bien puisqu’il est le créateur de « Cobra ».



Né à Asahikawa, sur l’île d’Hokkaido, Buichi Terasawa se lance dans le manga et participe à divers concours de magazines. En répondant à une annonce parue dans Black Jack, il envoie ses dessins et il est aussitôt remarqué par Osamu Tezuka. Par la suite, il devient l’élève de celui-ci en 1976 à Tokyo. En 1977, son one-shot Ô mère nature, sois verte !  reçoit une mention honorable à l’occasion de la 13e édition du prix Tezuka. Il commence alors à travailler pour Weekly Shônen Jump, et démarre, en 1978, la publication de son œuvre majeure :  Space Adventure Cobra. La série, 18 volumes en 6 ans, connaît rapidement un franc succès et permet à l’auteur de montrer toute sa créativité. Cobra est adaptée en animé et fera connaître son auteur à travers ce personnage au public français. Il faut dire que le personnage de Cobra a les traits de l’acteur français Jean-Paul Belmondo. A cette époque Bebel enchaîne les films d’actions et policiers jouant un personnage drôle et tête brulée à la fois. Cobra en est sa copie manga et Buichi Terasawa assume totalement ce fait. Ce personnage est un magnifique professionnel, ex-morfalou (ex-pirate de l’espace), marginal et solitaire fumant le cigare, toujours entouré de belles filles, portant à la ceinture l’équivalent futuriste d’un 357 magnum, avec un nez de boxeur. Cobra a tout de même deux éléments bien à lui ; il est blond frisé et son bras gauche cache un canon à rayon delta avec lequel il ne loupe aucune cible.

Buichi Terasawa va ensuite enchaîner plusieurs séries dans la même veine futuriste : Black Knight BAT, Midnight Eye Gokû et Karasutengu Kabuto.

L’exposition revient sur l’œuvre complète de Terasawa tout en mettant en avant les 40 ans de la série : «  Space Adventure Cobra », qui a connu en 1995 et en 2006 des suites.

Terasawa devait être l’invité vedette de cette 19ème édition mais il a été contraint d’annuler sa venue en raison de son état de santé, mais son exposition a eu un grand succès (le catalogue de l’exposition est disponible ici)

Professionnels et amateurs

Le Japan Expo se caractérise aussi par les cosplayers, dont certaines et certains ont présenté leurs passions devant la caméra de la Webtélé 2R, mais ce n’est pas que cela. Il y a aussi les exposants et des artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Deux stands d’amateurs ont accepté de se présenter et de parler de leurs activités : Anigetter et Résonance.

Anigetter est une association qui a pour but de promouvoir la maquette sous différentes formes : papier, plastiques, bois... C’est le président de l’association qui a accepté de présenter Anigetter devant la caméra (interview à retrouver dans la vidéo).



Résonance est un collectif de dessinateurs, dont l’objectif est de donner les moyens à ses membres de s’épanouir et de leur offrir une vitrine. Le Japan Expo, qui est un peu leur convention historique, y revient chaque année. C’est l’une de leurs membres, Alice Orsat, dont les talents sont multiples, qui a accepté de présenter devant la caméra le collectif (présentation à retrouver dans la vidéo). Ce n’est pas la première fois que son nom apparaît dans les articles du journal. Elle est comédienne également, surtout en doublage. Elle est bien connue dans ce milieu pour être la voix française d’Arya Stark dans la série Game of Thrones.

Pour terminer, le Japan Expo a aussi un espace « jeu vidéo ». Qui mieux que le dieu des amateurs de la chaîne Game One (lui préfère se dire demi-dieu ou quart de dieu voire caprice de dieu) pouvait accepter une petite interview ? Effectivement, Marcus, dont le nom de famille n’est plus à préciser tellement son prénom suffit, a répondu à deux questions posées par le journal devant la caméra. Ses réponses sont à retrouver dans l’émission de la Pause Geek spéciale Japan Expo 2018.

Encore une fois, la Japan Expo arrive à se renouveler pour offrir des surprises à ses visiteurs, qui ne bravent pas le froid mais la chaleur, quasiment chaque année. Vivement la prochaine édition qui marquera les 20 ans du premier festival d’Europe dédié à la culture et aux loisirs japonais !

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