Bilan de mi-mandat : Philippe Tautou se tresse des lauriers
A la fin d’un dernier trimestre consacré à de nombreuses réunions de quartiers, le dernier numéro de « Verneuil Mag » (1) a permis au maire de Verneuil de dresser son bilan de mi-parcours (2008-2012).
(Extrait d'un article paru dans la version papier du J2R et extrait de la conférence du presse du 20 décembre 2011)
Le volumineux dossier - presque un tiers de la pagination - composé d’articles flatteurs pour les réalisations municipales, accompagné d’une généreuse illustration, nous a semblé mériter une analyse un peu plus poussée...
«Sans la liberté de blâmer... il n’est point d’éloge flatteur» (2)
Si on ne peut que louer la volonté du maire de Verneuil de rendre compte à ses administrés de la façon dont il met en œuvre le programme pour lequel il a été élu, et d’animer des réunions au cœur des quartiers de la ville, force est de constater que l’exercice, tel qu’il paraît dans le magazine, s’apparente plus à une opération de communication qu’à de l’information. Le maire vend son programme, ce qui est son droit, avec l’argent du contribuable, ce qui est moins défendable sur le plan moral, même si cette pratique est très courante parmi les exécutifs quelqu’échelon que l’on se situe.
On reproche souvent aux observateurs de ne parler que des trains qui arrivent en retard et jamais de ceux qui arrivent à l’heure. L’exécutif vernolien ayant donc eu l’opportunité, par le biais du journal municipal, de se répandre sur tous les aspects favorables de sa politique, il nous apparaît utile de les compléter en apportant les éléments tant de contexte que de fond, afin que le citoyen/contribuable puisse se forger son opinion de manière documentée et étayée.
Des lettres et des illustrations,
mais, peu de chiffres…
Tout d’abord, ce bilan manque cruellement de données chiffrées : mis à part la partie logement et le bilan financier, aucune information sur les impacts des programmes, les coûts estimés et les coûts réels n’est indiquée.
Par ailleurs les modifications du programme ne sont pas justifiées. Par exemple, pourquoi avoir choisi de consacrer le site de l’ancienne piscine à des logements alors qu’il était préalablement destiné à la construction de l’école de musique et de danse ?
Où va l’avenue du Château ?
La suite : Journal des Deux Rives 102, chez vos libraires...
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La ville n'utilisera pas le droit d'expropriation!a été une phrase marquante la fin de la conférence de presse du 20 décembre dernier à Verneuil-sur-Seine. Evidemment, Philippe Tautou, maire et conseiller général des Yvelines, a réagi à l'Une du numéro 101 qui titrait
Andrésy, Chanteloup, Verneuil et Vernouillet : on exproprie partout !
Le PLU avait été approuvé à l'unanimité après une période d'ateliers et de rencontres sur le projet urbain : toutes les sensibilités politiques avaient accepté la vision de ce PLU et l'urbanisation de la pointe de Verneuil. Michel Cullin n'était pas manifesté à ce moment là.Le PLU ne posait pas de problème à quiconque. Et puis Michel Cullin est
apparu plusieurs années plus tard pour dire qu'il ne fallait pas urbaniser la pointe de Verneuil !
ne peut pas partager ce sentiment de cette nature car la majorité actuelle a travaillédans la concertation pour ce PLU d'ouverture à l'urbanisation.
Monsieur Cullin est cohérent dans son refus mais (le maire) tient à rappeler qu'il n'existe pas de véritable opposition contre cette déviation... L'Adiv ne représente ni le quartier Les Clairières/les Renardières ni la majorité de citoyens de Verneuil. La preuve en est que pendant les dernières élections municipales cette association n'avait pas monté une liste. C'est l'actuelle majorité qui est légitime ! Si l'Adiv avait tellement envie de faire ou de proposer une idée/une plateforme, il aurait fallu de faire campagne ou monter une liste contre la déviation à ce moment là. Les représentants de l'Adiv avaient loupé ce rendez-vous important.
Notes de bas de page
(1) Novembre/décembre 2011
(2) La célèbre phrase de Beaumarchais a été reprise par Villemessant comme devise du journal, lorsqu’il fonda «Le Figaro» le 2 avril 1854.
(3) Greenwashing, selon l‘«anglicisme» consacré !






















