Apters : "Les riverains sont traités comme des sous-citoyens"
Après une période d'hibernation, l'association APTERS (association pour la protection et la tranquillité des Rives de Seine) vient de lancer une petite offensive contre le projet de la rouverture de la décharge de Triel. L'association voit un lien entre le futur Port de Triel et la future décharge de remblais à Triel.
La Boucle de Chanteloup : de l’éco-nomie promise à la destruction permanente de l’environnement
Dernier avatar des grands chantiers de la Boucle de Chanteloup, la ferme solaire se transforme en une réouverture de la décharge du Grand Ouest parisien sur la commune de Triel sur Seine.
Cette décharge qui a été fermée en 1991, a cumulé les pollutions issues de l’épandage des eaux usées et de déchets provenant de tout le grand ouest parisien, ainsi que des rejets de fluides et matériaux liés à l’exploitation des gravières et carrières locales. Le sol est ainsi gorgé de métaux lourds et de gaz nocifs dont du méthane.
Les acteurs publics entendent pourtant augmenter encore cette pollution par l’autorisation donnée de déverser 4 millions de tonnes de déchets sur 4 mètres de hauteur et 70 hectares. La masse des déchets produite en France (ordures ménagères et gravats en tout genre) représente 7 tonnes de déchets par an et par habitant : ce sont donc les déchets de près de 580.000 habitants qui sont susceptibles d’être accueillis. Ce choix va en outre occasionner un ballet incessant de centaines de camions par jour dans la plaine de Chanteloup. S’agit-il de légitimer à cette occasion le bitumage de la plaine ?
Quel est l’argument choc avancé pour cette réouverture ? Ce remblai va permettre d’assurer les fondations de la prétendue future usine solaire conçue pour 2.300 habitants et un coût estimé de plus de 17 millions d’euros ! Les ratios d’une telle opération sont déconcertants en termes humain, écologique et financier.
A l’heure du recyclage des déchets et de la neutralisation des substances dangereuses, les riverains sont traités comme des sous-citoyens soumis encore et toujours à l’enfouissement pur et simple des déchets.
Or c’est un effort de dépollution du site qui est nécessaire conformément aux objectifs du Grenelle de l’environnement, non son aggravation. Non seulement, la pollution existante présente un risque sanitaire pour les populations, mais la structure géologique qui contient la décharge reste fragile. Les crues génèrent bien évidemment des inondations en surface, mais surtout la remontée des nappes phréatiques. Aujourd’hui, il existe donc un risque majeur de pollution de la Seine qu’il apparaît irresponsable d’accentuer.






















