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Automobile

Lettre au père Noël de la Vallée de l'automobile

Par : 
Alain Lafon

"Père Noël, j'aimerais que nous puissions avoir dans la vallée de l'automobile !" Voilà comment commence la lettre d'un entrepreneur récidiviste... qui croit toujours au secteur de l'automobile ici dans la vallée de la Seine.

Une usine de montage des nouveaux mobiles électriques qui y sont conçus

· pas une grande usine pour fabriquer mille véhicules par jour comme chez PSA à Poissy ou Renault à Flins ;

· juste une petite usine pour construire quelques véhicules par jour ;

Nous pourrons construire

· les nouveaux véhicules électriques de Lumeneo, Muses et Synergethic ;

· les mobiles des nouveaux moyens de transport imaginés pour les thalwegs de l’axe Seine ;

Nous pourrons assembler

· des châssis en mécano-soudé ;

· des habitacles en matériaux composites ;

Nous pourrons développer

· des panneaux composites de carrosserie biodégradables ;

· des solutions de déconstruction performantes ;

Nous nous inscrirons

·  dans le volet développement économique de l’OIN Seine aval ;

·  dans la filière mobilité du projet « axe Seine » ;

Nous ferons plaisir

· aux créateurs de la Mooville, de la Smera et du Tilter de voir leurs produits fabriqués sur place ;

· aux architectes du grand Paris que l’on puisse concrétiser les mobiles des infrastructures de transport du futur ;

·  aux personnes de la vallée de l'automobile qui seront embauchées et formées pour fabriquer ces véhicules électriques innovants ;

·  aux politiques qui pourront dire qu'ils font fabriquer en France dans la vallée de l’automobile ;

·  aux contribuables qui n'auront pas financé des produits fabriqués ailleurs

·  aux gestionnaires de savoir qu’ils ont financé une filière de construction de mobiles électriques pour trois fois rien, à peine le prix de trois ronds points ;

·  aux partisans du fabriquer en France qui pourront constater que les français y croient…

 

Potentiel pour la construction de petits véhicules électriques dans la vallée de l'automobile
La vallée de l’automobile (entre Poissy et Mantes-la-Jolie dans les Yvelines) regroupe plusieurs nouveaux constructeurs de véhicules électriques qui ont chacun un ou plusieurs modèles proches de la commercialisation. On peut citer les sociétés Lumeneo (Vernouillet), Muses (Conflans-Ste-Honorine), Synergethic (Les Mureaux).

Pour de multiples raisons (financières, techniques, locaux, effectif, compétences) , ces constructeurs devront faire appel à des sous-traitants industriels pour fabriquer  les principaux sous-ensembles des véhicules qu’ils ont conçus. Les fabrications devraient pouvoir démarrer dans le courant du premier semestre 2012 avec, à la clé, la création de plusieurs dizaines d’emplois.

Le volume des vente envisageables pour ces véhicules est de quelques centaines d’unité par constructeur à échéance de trois à 5 ans. Il s’agit certes de petites séries, mais elles nécessitent néanmoins la mise en œuvre d’un véritable process industriel. La mutualisation de fabrications « lourdes »(châssis, habitacle) ou  techniquement délicates (chaîne de traction électrique) devrait pouvoir permettre de respecter qualité, coûts et délais. La proximité devrait permettre d’avoir la réactivité  nécessaire sur des marchés émergents.

Un rapide inventaire des possibilités locales démontre qu’il n’existe pas dans le secteur d’entreprise industrielle susceptible de produire à proximité et dans les volumes estimés les deux principaux sous-ensembles nécessaires : « châssis mécano-soudés »  et « habitacle en matériaux composites ». La fabrication des habitacles pourrait  même à elle seule justifier de la création d’un tel atelier.  

En première analyse, pour être en mesure de démarrer, si faisabilité et viabilité sont démontrées, ce projet devrait pouvoir mobiliser dans la phase d’étude et de mise en place de l’ordre de 3 millions d’euros. C’est pour mémoire un peu plus de 10% du budget du programme SAVE (Seine aval véhicules électriques) dont l’objet est l’expérimentation d’une centaine de véhicules électriques Renault sur le territoire de la Seine aval sans création d’emplois.

Plusieurs sites existants disponibles conviendraient à l’implantation de cette activité qui devrait dans un premier temps mobiliser de l’ordre de 3.000m2 de locaux industriels, avec des possibilités d’extension importantes. »