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Pétitions à la pelle

Le réveil des indignés dans les Deux Rives

Par : 
Sérieux

Aux 1000 pétitionnaires Rive gauche concernant le projet du Port de Triel s'ajoutent les 500 habitants de Vernouillet qui partent en guerre contre un projet d'expropriation par la Région. En outre, 250 signatures contre une expropriations mal menée à Chanteloup ont été évoquées à la réunion du 22 septembre à Triel. Quatre cents sont contre le projet de déménagement d'une école à Vernouillet. Quant au PLU de Triel, 350 personnes ont déjà signé une pétition pour demander une consultation loyale... Y-a-t il un réveil citoyen ?
 

De tous côtés nous parviennent les échos d’une mobilisation désordonnée autour d’idées protestataires. (Voir les photos ci-dessus) Ce n’est ni nouveau ni superficiel. Au contraire, c’est profond, général et persistant. Las de percevoir les responsables politiques ou économiques n’acceptant de rendre des comptes aux citoyens qu’ils représentent qu’aux moments des campagnes électorales, beaucoup de gens qui se sentent concernés, qui ont des idées et qui veulent être écoutés agissent avant qu’il ne soit trop tard. Indignations plus ou moins spontanées ou manifestations plus ou moins contrôlées surgissent ici ou là, parfois violentes. En France, pendant ce bouillonnement de mouvements populaires, une consultation citoyenne récente, arrivée au bon moment, a été l’occasion pour nombre de citoyens d’exprimer, de faire entendre une certaine volonté de changement. D’autres consultations du même genre sont à prévoir… le succès amène l’imitation.

Sur le plan local, nous assistons à l’éclosion de pétitions motivées ou de contre projets sérieusement étudiés. Sauf  exceptions, le citoyen moyen reconnaît la légitimité, y compris décisionnelle, des élus qui le représentent dans les instances constituées, mais il lui demande des comptes, surtout avant que d’irrémédiables décisions modifient définitivement son environnement.

Est-on en face d’un changement sur la façon de faire de la politique ? Faut-il suivre l'exemple des indignés de la Défense ? (Voir les photos)

On peut le penser, car si localement la CA2RS devient presque un chaudron bouillonnant, il apparaît, après la lecture de trois articles parus dans le journal Le Monde du 30-31 octobre 2011, que le phénomène est international.

Au Brésil, des Indiens et des écologistes sont en colère contre un gigantesque barrage hydroélectrique qui provoque le déplacement de milliers de personnes (éleveurs et exportateurs de poissons) en plein cœur de l’Amazonie et un « chaos social ». Au sud du Chili, des habitants protestent contre la création d’une énorme mine de charbon à ciel ouvert de 500 ha. Ils défendent la terre sur laquelle ils vivent. En Amérique du Nord (!), un oléoduc géant de 3 000 km traversant une dizaine d’États du Canada au Texas, pour acheminer du pétrole issu des sables bitumineux (« du pétrole sale ») de l’Alberta vers le golfe du Mexique, inquiète les citoyens américains, les écologistes, le gouverneur du Nebraska, soutenus par huit prix Nobel de la paix.

Petit point gros comme une tête d’épingle sur la carte du monde, notre agglo doit tenir compte de ce réveil citoyen. Nous aussi nous défendons la terre sur laquelle nous vivons et vivront nos enfants.